Concrete menacé d’expulsion : signez la pétition

Ten­sions sur la Seine. Con­crete est aujourd’hui men­acé d’expulsion. Le club est instal­lé sur la berge “Le Pon­ton la Rapée”, au Port de la Rapée dans le 12ème arrondisse­ment à Paris. Depuis 2012, l’agence Surpr!ze, au tra­vers de la ‘’SAS Le Pon­ton’’, loue cette barge à la société “Bateau de Paris‐Ile‐de‐France” (BPIF), pour exploiter les événe­ments Con­crete.

Une cohab­i­ta­tion qui tourne aujourd’hui au vinai­gre. En effet, une nou­velle autori­sa­tion d’occupation du domaine pub­lic, “Ports de Paris Haropa” (val­able jusqu’au 31 décem­bre 2035) a été accordée afin de favoris­er le développe­ment de Con­crete sur le long terme — jusqu’ici tout va bien. Or, une fois cette autori­sa­tion délivrée, Con­crete déclare que la société BPIFs’est mise à [lui] impos­er des con­di­tions finan­cières démesurées”. Une nou­velle con­ven­tion d’exploitation de la barge — plus con­traig­nante que la précé­dente — a néan­moins été con­clue, courant jusqu’au 31 jan­vi­er 2019 avec la société BPIF, en atten­dant de trou­ver une solu­tion sur le long terme. Mais, en décem­bre 2018, la dirigeante de BPIF refuse le renou­velle­ment de l’exploitation des événe­ments Con­crete après le 31 jan­vi­er 2019, sans expli­ca­tion, relate Con­crete dans un com­mu­niqué de presse envoyé ce mar­di 21 mai. La même société a fait délivr­er, le 11 févri­er 2019, une som­ma­tion de quit­ter les lieux sous 15 jours. Le club n’a pour l’instant pas cédé.

Face à cette sit­u­a­tion, Con­crete a reçu des mes­sages de sou­tien de la Maire de Paris, Anne Hidal­go : “Le suc­cès de votre étab­lisse­ment, c’est aus­si le suc­cès de la recon­ver­sion des berges de Seine : en atti­rant les nom­breux ama­teurs de musique élec­tron­ique sur le pont de votre péniche, vous par­ticipez au dynamisme du quai de la Rapée, devenu nou­veau lieu de ren­con­tre et de socia­bil­ité des parisi­ennes et des parisiens. Votre par­tic­i­pa­tion à la Charte des usages du Port Auster­litz / La Râpée mar­que votre engage­ment pour une vie noc­turne partagée entre étab­lisse­ments fes­tifs et riverains. Pour toutes ces raisons, sachez que la pour­suite de Con­crete sur le quai de la Râpée m’est chère autant qu’elle l’est pour de nom­breux parisiens.”

Con­crete a débuté une cam­pagne dans le but de recueil­lir le sou­tien des Parisiens. Le hash­tag #Con­creteParis­Sup­port a déjà com­mencé à cir­culer sur les réseaux soci­aux. Il est pos­si­ble de rejoin­dre le mou­ve­ment en sig­nant la péti­tion sur ce lien.

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