Crédit photo : Thomas Trutschel/Photothek

Des playlists Spotify directement liées à votre ADN ?

I got hus­tle though, ambi­tion, flow, inside my DNA”. Quelles musiques se cachent dans votre ADN ? Le géant sué­dois du stream­ing vient de s’al­li­er à Ances­tryD­NA, un lab­o­ra­toire géné­tique en ligne qui compte près de 10 mil­lions d’u­til­isa­teurs, pour pro­pos­er des titres et des playlists basées sur les orig­ines de ses util­isa­teurs.

Les coûts des tests ADN ont bais­sé ces dernières années, entraî­nant la démoc­ra­ti­sa­tion des “empreintes géné­tiques” : la tra­duc­tion en pour­cent­ages et en don­nées ciblées de votre séquence ADN (unique, rappelons-le). Par­mi les don­nées exploitées, on retrou­ve la prove­nance géo­graphique. Car même si votre famille habite en France depuis plusieurs généra­tions, il y a des chances qu’on retrou­ve chez vous une petite part d’o­rig­ines celtes, brésili­ennes ou même coréennes. Sur ce principe, Ances­tryD­NA pro­pose des tests de salive. Et ceux qui ont déjà fait analyser leur ADN peu­vent ren­seign­er leurs résul­tats dans leur compte Spo­ti­fy. La plate­forme de stream­ing pro­posera alors d’é­couter des artistes danois à un util­isa­teur dont l’héritage est danois et ce, quel qu’en soit le pour­cent­age. Cette nou­velle pra­tique “encour­agera le pub­lic à explor­er la bande-son de son pat­ri­moine” affirme Danielle Lee, respon­s­able mon­di­ale des parte­nar­i­ats chez Spo­ti­fy. Quelques jours après son lance­ment, ce pro­gramme ‑pour l’instant- indisponible en France a déjà con­quis plus de 10.000 per­son­nes… Et le chiffre pour­rait rapi­de­ment gon­fler. Alors, faut-il voir ce parte­nar­i­at comme un moyen de creuser plus pro­fondé­ment sa pro­pre cul­ture, une solu­tion pour sor­tir de sa zone de con­fort, ou au con­traire la fin des décou­vertes musi­cales hasardeuses?

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