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14 mars 2017

DJ W!LD : inspiration Cités d’or, nouvel album techno et nouveau label

par Mathilde LESAINT

Le 3 avril, DJ W!LD sortira son nouvel album Techno City sur son label W. Comme son nom l’indique le producteur et DJ s’est orienté pour ce nouveau disque vers ses amours techno, un côté qu’il a peu exploré à travers sa discographie. Depuis ses débuts fin 90, DJ W!LD a une cinquantaine de maxis et trois albums à son actif  et des morceaux toujours parfaits pour le dancefloor tels que le fameux « All About You » ou « I Love You More« , tout deux sortis sur Robsoul. Intrigués par ce nouveau disque, on est allé à la rencontre du brun au regard sombre pour connaître ses inspirations, son histoire et ses envies.

Tsugi : Est-ce que tu as eu une soirée, un disque, une rencontre qui t’a orienté vers la musique électronique ?

DJ W!LD : Il y a une soirée particulière. À Dijon, la ville d’où je viens, il y avait un club qui s’appelait l’Enfer qui est selon moi le meilleur club de France de l’époque. Laurent Garnier était résident, il invitait une fois par mois il me semble des artistes de Detroit, comme Derrick May. Pour une petite ville comme ça, c’était exceptionnel d’avoir ces artistes. Avant cela, j’écoutais déjà de l’électro et du hip-hop. En y repensant, même les dessins animés que je regardais enfant avaient déjà des bandes son assez spéciales. Par exemple Les Cités d’Or ou Ulysse 31, avec des synthés et quelque chose de très électronique.

Tu es né à Dijon, mais tu vis à Paris depuis longtemps maintenant, qu’est ce qui t’a poussé à venir y habiter ?

Je suis parti à Paris surtout parce que j’avais envie de bouger, mais je n’ai pas commencé à mixer tout de suite. Je m’y suis mis quand je suis parti à Barcelone où j’ai décidé d’aller sur un coup de tête. Au début j’étais censé y passer une semaine, au final j’y suis resté six mois. J’ai rencontré un mec qui est devenu mon ami, il y avait un bar où il invitait des DJs qui mixaient du hip-hop, de la house… Il m’a proposé d’y passer des disques. Il a fallu que j’apprenne super vite, que je m’entraîne encore et encore pour être au niveau. À l’époque je faisais aussi du mannequinat, ce qui m’a amené à pas mal voyager, et j’ai pu importer des disques qu’on ne trouvait pas forcément à Paris. J’ai aussi profité de ces voyages pour mixer à droite à gauche et rencontrer des gens. À New York j’ai fais la connaissance d’un producteur qui s’appelait Peter Rauhofer (décédé d’une tumeur au cerveau en 2013 .ndlr) avec qui j’ai produit un morceau qui s’est vendu à 60 000 exemplaires.

Depuis ta première sortie tu n’as quasiment jamais pris de pause…

Il y a eu un moment, pendant cinq-six ans, où je faisais beaucoup de morceaux sans les sortir. La raison de cette pause, c’est que je cherchais mon propre son, ma personnalité musicale. Jusqu’au moment où je l’ai trouvée et j’ai enchaîné les sorties. Au début, j’essayais peut-être de suivre la tendance actuelle… À un moment je me suis dit : « il y en a marre, je vais produire des morceaux pour moi, pour les jouer et avoir des petites bombes pour mes sets« . Depuis, je travaille encore beaucoup dans cet optique, en sortant des titres pour le dancefloor.

À l’écoute de ta discographie, on retrouve très souvent des sonorités latines, tu en es accro ? 

J’ai vécu au Brésil pendant un an, cela a certainement influencé ma musique. Je suis aussi attiré par le groove des rythmes africains, des sons qui ont la faculté de te mettre en transe.

Tu as l’air aussi d’aimer mélanger les genres et ne jamais te restreindre à un style particulier ?

C’est compliqué parfois en effet. Pour moi, un artiste se doit de ne pas se limiter à un style de musique. C’est une des raisons pour lesquelles j’aime beaucoup Laurent Garnier, il a une aisance impressionnante à mixer les genres. C’est ce que j’essaye de faire en set aussi. C’est pour ça que j’aime bien mixer sur des sets assez longs, pour pouvoir faire une bonne évolution d’un style l’autre.

Pourquoi as tu décidé de créer des labels ?

Le premier label, je l’ai fondé avec Chris Carrier, un ami. On commençait à produire ensemble et on a créé Catwash Records pour sortir nos titres. Ensuite j’ai créé mon propre label W. Je viens aussi de créer DAILYCID avec un associé, un second label afin de proposer un style différent, un mélange de minimale, de micro et de deep (dont la première sortie est « Dram Atic » de Marius Laurentiu .ndlr). On compte aussi faire des soirées avec, la première ce sera au festival SXM à St Martin. Il y aura un super line-up : Dewalta, Ion Ludwig, Cinthie et moi-même.

Tu as l’air de jouer beaucoup plus à l’étranger qu’en France :

Comme on dit : « nul n’est prophète en son pays » !

Qu’est-ce que tu as voulu proposer avec Techno City ?

J’ai créé cet album en pensant à ce qu’il pourrait donner dans des grosses salles, donc pour des soirées plus techno. Même si je suis plus connu pour mes tracks house, j’aime beaucoup ce style. J’avais donc envie de montrer une autre facette. J’ai déjà deux albums de côté aussi, un qui est beaucoup plus house et funky et un autre down tempo et ambient, moins dansant pour une fois.

Sur ce nouvel album, on peut voir des pochettes différentes, une avec un fond blanc et une main squelette blanche et inversement, pourquoi ce choix ?

Le disque arrivera en deux vinyles, j’avais envie d’apporter quelque chose de visuel et graphique, j’ai donc dessiné ces deux pochettes qui collent avec l’ambiance des titres. Le blanc pour des morceaux énergiques et le noir pour les plus sombres.

Tracklist :

1 – The Hike (Intro)
2 – Love On The Beat
3 – Time To Say Goodbye
4 – Street Religion
5 – Americana
6 – Aimer et C’est Tout
7 – Techno City
8 – All Night
9 – Talking With Hoffman
10 – King Hit
11 – Mon Cote Obscur (Outro)

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