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18 avril 2017

En direct de Coachella 2017 : les meilleurs moments du dimanche

par Tsugi

L’un des deux frères n’a pas eu de visa : ce premier week-end de festivités se fera sans PNL ! L’absence du duo du moment a été largement comblée par la présence de Français comme Brodinski, DJ Snake et Breakbot samedi. Mais le lendemain, c’est Justice qui a mis tout le monde d’accord. Entre la grande messe du tandem Gaspard Augé-Xavier de Rosnay et un Kendrick Lamar en grande tête d’affiche, retour sur un dimanche pascal à Coachella.

Nos meilleurs moments

Justice

21h45, la « Outdoor Theatre » est dans la pénombre, quelques notes profondes émanant de la basse nous prennent aux tripes… Justice annonce la couleur en ouvrant les hostilités avec « Safe And Sound”, aidé par un light show et leurs écrans d’amplis Marshall que nous retrouvons d’une tournée sur l’autre, de plus en plus nombreux et perfectionnés à chaque fois. Deux morceaux plus tard, « Genesis » est lancé comme une bombe ! Gaspard et Xavier jouent face à face sur un podium inondé de stroboscopes spectaculaires, de cubes de LED rouges qui s’allument et s’éteignent en rythme, et de panneaux lumineux gigantesques qui s’élèvent de toute part. Oversize. L’american dream.

Le duo enchaîne les morceaux posté l’un derrière l’autre puis carrément dos au public dans une ambiance bloc opératoire. Ils envoient « Alakazam » sous une lumière blanche et crue, un public d’au moins 25 000 personnes toutes générations d’Americains confondus frôle la transe… Ils ne nous laissent aucun répit et nous surprennent ensuite par un changement de décor et d’éclairage, nous plongeant dans une ambiance explosive, orgie de couleurs et de forme, autour, bien sûr, de la fameuse croix en néon de Justice.

Kendrick Lamar

Ce premier week-end de festival se termine en grande pompe avec Kendrick Lamar fédérant un parterre de disciples à perte de vue. Celui qui a collaboré avec Beyoncé, Maroon 5 ou encore U2 est venu prêcher la bonne parole, tout de blanc vêtu. Acclamé par la foule, il a fait le choix d’inviter sur scène ses apôtres et non moins potes – Future, Schoolboy Q et Travis Scott. Il s’aventure entre morceaux de son nouvel album Damn et des tubes comme « Bitch Don’t Kill My Vibe » ou « The Recipe » repris de concert par une foule deux fois plus nombreuses que pour Lady Gaga, qui jouait pourtant la veille à la même heure. Kendrick confirme définitivement sa place d’artiste hip-hop le plus fédérateur de notre époque sur cette même scène squattée deux ans auparavant par Drake.

Mais aussi…

  • L’ambiance roots du côté de l’espace VIP sur ce terrain de polo géant, face à la main stage et le reggae de Toots & The Maytals pour commencer la journée (« 54-46 Was My Number ») accompagné d’un « poke » succulent (« fresh pacific tuna ») servi avec le sourire.
  • Belleville Three ou la réunification des trois fondateurs de la techno de Detroit : Kevin Saunderson, Juan Atkins et Derrick May venus propager leur son acid rehaussé d’un pied bien lourd mais bien plus groovy que les sets de Marcel Dettmann, Maya Jane Coles ou Tale Of Us qui jouaient juste après sous cette tente Yuma parfaitement revisitée en club.
  • La scène et le backstage Dolab : du bon son et une ambiance sans strass. On avait presque cru que les gens vrais n’existaient pas ici ! A côté de la surdimension des équipements logistiques et techniques, du défilé de mode permanent des springbreakers venus arborer leurs espadrilles Chanel, c’est un véritable oasis de décontraction que présente la scène Dolab. Une fête qui s’apparente d’avantage à des allures de Burning Man, pour la créativité de la déco, le joyeux bordel de danseurs sur scène venus soutenir Autograph, ou encore les backstages simplement ornés de banquettes et de fauteuils vintage sous des loupiottes multicolores de guinguette.

Nos déceptions

  • Victime de son succès, la tente Sahara, loin d’être désertique comme son nom pourrait l’évoquer, a essuyé de nombreux mouvements de foule, notamment pendant les deux gros shows EDM très attendus (Martin Garrix samedi et Galantis dimanche) où nous avons été pris en sandwich… A défaut de ne pouvoir en commander : pénurie de sandwich à partir de 23h mais surtout interdiction de vendre de la bière âpres cette heure.
  • La main stage pas toujours au top du son. On aurait pu s’attendre à un rendu technique sans faille, surtout en voyant le budget alloué aux murs faramineux de LED d’une précision unique. Malheureusement, quelques petites lacunes techniques sont venus ternir le concert de Radiohead de vendredi soir avec trois coupures électriques, ce qui a bien plombé l’ambiance : le groupe a failli quitter la scène bien avant la fin de leur show.

Gabrielle de Villoutreys

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