En direct de l’Arabic Sound System à l’Institut du Monde arabe

Soirée un peu hors-normes ven­dre­di à l’In­sti­tut du Monde arabe. 23h, la queue fait presque le tour du bâti­ment. Les gens ne savent pour­tant pas s’ils pour­ront entr­er ; le bouche à oreille aura fait tilt. Il faut dire que ça avait une belle gueule : une nuit qui avait pour but d’ou­vrir le pub­lic parisien à une forme d’art qui peut sou­vent lui être étrangère, avec du graphisme, du design, mais aus­si plein de jolis concerts.

Quand on entre on est un peu per­du : la soirée se passe à la fois au deux­ième sous-sol, dans une tente sphérique dressée au qua­trième et enfin au neu­vième et dernier étage de l’In­sti­tut, et pour se déplac­er entre tout ça, deux ascenseurs – ou des escaliers pour les sportifs. On se dit que c’est une drôle de façon de nav­iguer entre les divers­es scènes, les ascenseurs, et puis on y prend goût, cela force des ren­con­tres joyeuses ou impromptues : on s’y est retrou­vé en com­pag­nie de Acid Arab par exem­ple, juste avant qu’ils ne com­men­cent leur set. On n’a pas ren­con­tré Jack Lang par contre.

On a un peu tout testé donc, dans l’or­dre, puis dans le désor­dre, déam­bu­lant dans les locaux comme dans une soirée 3.0 aux saveurs ori­en­tales. On s’est per­du dans la salle hypostyle au sous-sol à la soirée Mamie’s, un col­lec­tif de DJs qui a endi­a­blé un dance­floor entre­coupé de gros pylônes, par­fait pour un gigan­tesque disco-cache cache. Après avoir dégusté quelques pâtis­series arabes – excel­lente idée – on est allé voir le set under­ground de Nazal dans la fameuse sphère du qua­trième étage, mais l’a­pogée de la soirée, au sens pro­pre comme au fig­uré, fut le set du duo Acid Arab, au neu­vième étage, qui a fait suin­ter un dance­floor très haut per­ché. Comme si les volutes ori­en­tales et longues plaintes de dabké s’é­taient enroulées autour de Paris, pour une longue nuit de fête et d’amour.

Meilleur moment : le set de Acid Arab avec vue panoramique sur Paris.

Pire moment : quand l’as­censeur se bloque, au neu­vième étage.

 

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