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18 novembre 2013

En direct de Rone & Arnaud Rebotini à Oslo

par rédaction Tsugi

Avoir Rone et Rebotini sur un même plateau à Oslo, c’est comme s’imaginer béat devant une andouillette dans la capitale norvégienne : ça semble impossible. Silvio, un Franco-irlando-italien exilé ici depuis 4 ans, a pourtant fait le pari de créer un rendez-vous régulier. Mission : mettre en avant la prolifique scène électronique française à Oslo.

Sur le papier, aucune chance que ça marche, un expat’ à Oslo depuis quatre ans a pourtant fait le pari de créer un rendez-vous régulier. Mission : mettre en avant la prolifique scène électronique française à Oslo. Silvio n’en est pas à son premier coup d’essai. Le 15 novembre, il lançait la soirée « French connection #1 » au Seeds : un nouveau lieu fraichement réaménagé au coeur du Mesh. Dédié aux entreprises créatives et innovantes, ce grand backyard accueille les bureaux de tout le bouillonnement créatif norvégien et, le soir venu, offre à ses membres un accès permanent au café et au club. Dès notre arrivée, on voit Rune Lindbaek, toute moustache souriante, aux platines, jouant disco et afro beat, histoire de nous mettre en jambes. Sachez qu’il a composé le 1er album de jungle norvégien en 1993 et l’un des plus beaux disques d’ambient du monde (sous le nom de Pechenga, avec l’album Helt Borte) et vient tout juste de sortir Krasava, sorte d’hybride pop électronique. Il a également bossé avec Royksopp et sort ses albums chez Smalltown Supersound, LE label de référence norvégien (Lindstrøm, Mungolian Jet Set,Todd Terje, Arp…).

Pendant ce temps, on sirote une bière avec le « tellement cool » Rone aka Erwan qui nous confie que « ça remet bien les pieds sur terre d’aller jouer à l’étranger ». Après avoir rempli l’Olympia il y a 15 jours, sa dernière date remonte à Tel Aviv en Israël, où il a joué devant 100 personnes. « Bien sûr que c’est génial de cartonner en France, mais se retrouver dans ces situations là, ça me rappelle mes débuts, c’est plus intimiste, je vois les gens découvrir ma musique et ça c’est aussi un sentiment génial ! ».

Prévu à 21h30 (c’est très tôt pour un concert par ici), Rone jouera finalement devant 150-200 personnes. Si ça semble ridicule pour le mélomane français, c’est plutôt un pari réussi ici pour un artiste complètement inconnu du public local. Et puis normalement les Norvégiens sortent tard, rarement avant minuit, alors que les clubs ferment à 3h. Mais rapidement, Rone accroche son pubblic, et envoûte. On verra même toute l’équipe – réputée très sérieuse – de l’Institut Français les bras en l’air. Chapeau Rone !

 

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Oui, vous êtes bien en présence d’Arnaud Rebotini.

A 23h, le club doit malheureusement fermer son fabuleux backyard (nuisances sonores oblige) et pousser les gens au 1er étage du club. C’est là qu’Arnaud Rebotini déboule. Grand costume marron, moustache rasée, cheveux bien gominés, le monsieur en impose du haut de ses 2 mètres. C’est aussi sa première fois à Oslo. Il ne se trouve pas tellement d’affinités avec les artistes locaux comme Todd Terje, hormis peut-être avec les mecs du metal. « Je suis un dingue de black metal. Que Burzum soit un putain de facho, j’en ai rien à battre, ses premiers albums sont fous. ». OK. D’emblée, la foule se presse devant les platines et son set « black strobe » dark, minimal et puissant poussera tous les serial clubbers à l’intérieur. 3H. C’est déjà la fin, on est content, et on espère que Silvio va faire plein d’autres french nights. Skål !

Meilleur moment : Regarder les Norvégiens se faire bluffer par le live de Rone.

Pire moment : Le changement de salle après le live de Rone pour passer en club, on était si bien dans le backyard !

Texte et photos : Emma Belasco

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