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15 février 2017

En direct de The xx au Zenith de Paris

par Patrice BARDOT

Quand Jamie xx vole la vedette à ses deux camarades.

Et le Zenith s’enflamma. Enfin. Mais il aura fallu attendre une bonne heure et un final étourdissant emmené par une fameuse version live de « Loud Places » pour voir la salle de la Porte de Pantin se lever et se mettre à décoller sous les coups de boutoirs de Jamie xx qui donnait en direct « la » version que l’on attendait tant depuis ses faux vrais lives de l’an dernier. Frustré que l’on avait été d’assister à de simples DJ-sets. Mais c’est quand même un paradoxe que ce soit un titre de l’album solo de l’un de ses membres qui a constitué sans aucun doute « le » grand moment de ce concert de The xx. Eux, qui n’avaient pas joué dans la capitale depuis 2012 et un concert lumineux au Cirque d’hiver. Tout au long de leur performance, Oliver Sim et Romy Madley Croft (ne demandons pas à Jamie de parler, faut pas déconner) feront d’ailleurs de multiples références à leur attachement à Paris. Le bassiste mesurait même tout le chemin parcouru jusqu’à aujourd’hui en se rappelant de leur premier concert au Point Ephémère. Alors oui tout cela était émouvant, à l’image du trac avoué par Romy au moment d’entamer toute seule un touchant « Brave For You », mais on gardera surtout en mémoire la difficulté du trio d’occuper l’espace tant physique que sonore du Zénith. Pourtant, la scénographie très réussie, basée sur de haut miroirs tournoyant et entourant un groupe jouant sur un sol recouvert de dalles lumineuses à la Saturday Night Fever, constituait un écrin chaleureux, propice à toutes les audaces. Mais hormis le moment de gloire de Jamie, d’audace il n’y eu point tout au long de cette courte heure et quart où le trio semble tout faire pour surtout ne jamais sortir de l’espèce de faux rythme qu’il s’est imposé. De là à penser que l’on aurait mieux fait de rester à la maison devant sa télé pour voir le PSG étriller Barcelone, même pour un supporter de l’OM, cela aurait pu être envisageable.

Meilleur moment : « Loud Places » bien évidemment.
Pire moment : Pas sur scène, mais dans la salle avec l’inévitable serpentin humain pour conduire au graal houblonné. Nous, on a renoncé.

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