Crédit : Jacob Khrist

En direct de Un Rêve : Laurent Garnier et Moms au Rex Club

2017 mar­que deux anniver­saires impor­tant pour Lau­rent Gar­nier : 30 ans de car­rière et 25 ans de col­lab­o­ra­tion avec le Rex Club. Ce n’est donc pas sur­prenant de voir son nom appa­raître dans la pro­gram­ma­tion du club cette année, pour une soirée “Un Rêve” dont les préventes se sont toutes écoulées en quelques min­utes — tout comme pour cha­cune de ses appari­tions en club parisien. On a tout de même chop­pé notre tick­et d’or. Réc­it d’une soirée sous le signe du love. 

Pre­miers pas sur les Grands Boule­vards, pre­mière ques­tion : va-t-on arriv­er à danser dans ce club qui peut “seule­ment” accueil­lir 800 per­son­nes ? Son dernier pas­sage au Rex, égale­ment en all night long, avait lais­sé à cer­tains un goût amer, tant le club était bondé — bien trop pour se déhanch­er sans prob­lème. De quoi être obligé de ren­tr­er plus tôt, les pieds écrasés, les fringues pleines de bière et pas mal de frus­tra­tion en tête. Aimant bien laiss­er une sec­onde chance, c’est avec force et courage qu’on s’aventure dans ce “Rêve”.

El papa” — comme le surnomme la “jeune” généra­tion — n’est pas encore der­rière les platines que le ton est don­né : la soirée sera famil­iale, ami­cale et chaleureuse. Staff déguisé, per­ruques en prime, lights aux couleurs chaudes (ça change du “bleu mélan­col­ique” et du “vert mys­térieux” vus si sou­vent au Rex !), bonne humeur com­mu­nica­tive de Moms à tra­vers la cab­ine… Une atmo­sphère de bien­veil­lance et de bien-être flotte au-dessus du Rex Club. Il faut dire que Lau­rent Gar­nier joue à domi­cile, ça aide : c’est ici qu’avait eu lieu sa célèbre rési­dence “Wake Up” les jeud­is soir d’il y a 25 ans tout pile. Il a d’ailleurs con­vié à cet anniver­saire sa “famille”, éparpil­lée dans la foule, comme Chris­t­ian Paulet (son man­ag­er) ou Mad­ben, repéré par Gar­nier him­self dès 2011.

 

Crédit : Jacob Khrist

 

Faut sourire biche ! Tu te rends compte de la chance que tu as ? Tu es aux pre­mières loges de Gar­nier” : les places pour ce all night long sont aus­si pré­cieuses qu’un Gold­en Tick­et dans une tablette de choco­lat Won­ka, et une jeune femme avec la banane tente de le rap­pel­er aux fêtards autour d’elle. Pas de repos pour les zygo­ma­tiques, à chaque relâche­ment du sourire quelqu’un est là pour rap­pel­er que “c’est Lolo quand même !”. Il faut dire que Gar­nier a su régaler tout le monde, quelque soit sa chapelle musi­cale, en plus de cinq heures de set. Clas­siques per­son­nels comme “Crispy Bacon” ou “It’s Just Musik”, l’éter­nel “I Feel Love” de Don­na Sum­mer, “You Make Me Feel” de Sylvester, “Azure” de Slam remixé par Carl Craig, “Mas­ter Jack” de Robert Hood, “Secret” d’Ox­ia (his­toire de chang­er de “Domi­no” !)… Tout y passe, dis­co, deep-house, dub­step, sans oubli­er les incon­di­tion­nelles house et tech­no : jamais Gar­nier ne délaisse un genre pour l’autre pour mieux embar­quer les tech­no kids comme les nos­tal­giques des boules à facettes.

Evidem­ment, c’est avec regret que l’on quitte cette mai­son à 7h15, mais le tra­vail com­mence bien­tôt… C’est vrai qu’on déjà est lun­di matin !

Meilleur moment : Quand on veut par­tir dormir mais que Lau­rent Gar­nier te retient en pas­sant un bon son dis­co. Nous revoilà par­tir pour une heure de danse !

Pire moment : Avoir mis un dos nu et se pren­dre des mains toutes col­lantes de sueur tout au long de la nuit.

 

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