Gordon. Crédit : Rémy Golinelli

En direct d’OX au Trabendo avec Bambounou, Simian Mobile Disco et Gordon

Ecouter de la bonne tech­no dans une bonne salle, c’est bien. Avec un light show puis­sant, c’est encore mieux. Tous les ingré­di­ents étaient ain­si réu­nis ven­dre­di dernier pour pass­er un beau moment. Conçue par Romain Tardy et The Abso­lut Com­pa­ny Créa­tion, OX, l’installation lumineuse, intel­li­gente et sen­si­ble qui s’inspire du jeu de chaque Dj pour renou­vel­er son pro­pre jeu de lumière, fai­sait ses débuts au Tra­ben­do avec un plateau impres­sion­nant : Gor­don, Simi­an Mobile Dis­co et Bam­bounou. Retour sur un événe­ment haute­ment col­oré.

Arrivée au milieu du set de Gor­don, pen­sion­naire du label InFiné, au son fan­tasque de l’Américaine Lau­rie Ander­son. Les afi­ciona­dos regroupés dans la petite fos­se sont présents et dansent avec fer­veur devant le dj-producteur français. Jusqu’aux alen­tours de deux heures, l’auteur du maxi Dystopia livre une tech­no aus­si bien hyp­no­tique que sou­ple et dansante. Sa sélec­tion est sou­vent orig­i­nale. Il ter­mine par quelques touch­es dis­co ain­si que des beats un peu plus house. Un début soft et idéal pour une mise en jambe avant la course de fond.

James Shaw. Crédit : Rémy Golinel­li

Comme cela leur arrive occa­sion­nelle­ment lors de l’exercice du DJ set, seul la moitié du tan­dem Simi­an Mobile Dis­co, James Shaw (c’est le blond du duo), suc­cède au Français. Alors que la salle se rem­plit à vue d’œil, le Bri­tan­nique réus­sit avec brio l’exercice en jouant prin­ci­pale­ment des tracks d’autres artistes mis à part quelques morceaux de leur dernier album Wel­come To Side­ways, vers la fin. Pen­dant tout le set, James bal­ance une tech­no minérale et explo­sive, alter­nant entre rythmes dansants, pro­fonds et un peu abstraits, impul­sée par une basse per­cu­tante.

Si son com­père James Ford était resté au stu­dio pour tra­vailler sur de nou­veau morceaux, James Shaw n’a pas besoin d’aide pour faire danser la salle avec une tech­no extrême­ment raf­finée et dépouil­lée. Néan­moins le crépite­ment inces­sant des LEDs d’OX, qui explosent et irra­di­ent la scène, don­nent une dimen­sion spec­tac­u­laire bien utile à ce set ultra effi­cace mais en même temps un peu cérébral.

Dernier artiste à entr­er en piste : Bam­bounou. Fidèle à lui-même, le pro­duc­teur français de 26 ans fait danser les foules jusqu’au petit matin avec sa tech­no sin­gulière nous trans­portant de temps à autre dans des con­trées exo­tiques. Un mélange de beats africains et de sonorités fine­ment psy­chédéliques qu’OX souligne avec des visuels de plus en plus col­orés, pour le plus grand plaisir d’un dance­floor exta­tique.

Bam­bounou. Crédit : Rémy Golinel­li

Meilleur moment : Les mon­tées jusqu’aux drops épiques pen­dant le set de James Shaw !
Pire moment : Se dire qu’il va de nou­veau fal­loir se con­tenter du duo spots-strobo pour nos prochaines soirées en club.

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