Ce samedi, des manifestations dans toute la France en soutien aux collectifs de free-parties

Ils sont plus de 200 col­lec­tifs à sign­er cette tri­bune : les organ­isa­teurs et acteurs des free-parties en ont assez des saisies de matériel abu­sives, du manque de com­mu­ni­ca­tion avec les col­lec­tiv­ités locales, des procé­dures engagées con­tre eux… Bref, de la non-acceptation des ces fêtes libres où, gra­tu­ite­ment, 50 ou 50 000 per­son­nes vien­nent danser chaque week-end. Alors, en plus d’une let­tre ouverte envoyée à tous les can­di­dats à la prési­den­tielle (sauf le FN) et d’une tri­bune que vous nous copi­ons ci-dessous, ces col­lec­tifs appel­lent à les rejoin­dre dans des “man­i­fes­tives”, ces man­i­fes­ta­tions paci­fiques où ils mon­treront ce qu’ils savent faire de mieux : la fête, dans la joie et la bonne humeur, au doux son de grosse tech­no. Et cette année, ils tapent fort, avec sept man­i­fs partout en France, à Paris, Nantes, Toulouse, Mar­seille, Clermont-Ferrand, Lyon et Stras­bourg (plusieurs événe­ments “Man­i­fes­tives” vont être créés sur Face­book pour avoir toutes les infos — mais pour les nos­tal­giques de l’in­fo­line on vous a mis quelques numéros en bas de l’ar­ti­cle !).

Nous organ­isons des FREE PARTIES, ces fêtes à entrée libre ou l’on écoute prin­ci­pale­ment de la musique élec­tron­ique sous toutes ses formes. Nous sommes des ama­teurs, bénév­oles, motivés et généreux. Nos fêtes sont ouvertes à tous, sans sélec­tion, hors des logiques de prof­it. Elles sym­bol­isent la lib­erté, la gra­tu­ité de la cul­ture, l’esprit d’initiative, le partage, le bénévolat, l’écologie, la respon­s­abil­ité, l’entraide et le vivre ensem­ble. Elles s’organisent dans des champs ou des sites indus­triels en friche, des lieux alter­nat­ifs ou des salles autorisées. Elles durent toute la nuit, se pro­lon­gent jusqu’au matin. Cer­taines peu­vent dur­er plusieurs jours de suite.

En France, nous sommes plus de 800 col­lec­tifs act­ifs qui organ­isons env­i­ron 4 000 free par­ty chaque année, de 50 à 50 000 per­son­nes. Nous esti­mons à plus de 200 000 per­son­nes les publics qui fréquentent nos fêtes régulière­ment.
Cette nou­velle cul­ture bous­cule les habi­tudes et se heurte à l’incompréhension des pou­voirs publics. Depuis plus de vingt-cinq ans, le tout répres­sif reste la seule réponse à notre égard. Une loi d’exception de 2002, dis­crim­i­na­toire et tail­lée sur mesure pour nous, autorise la saisie par la jus­tice de nos sonos et de nos instru­ments de musique. Mal­gré des échanges réguliers avec le gou­verne­ment, les évo­lu­tions du cadre juridique restent de vaines promess­es et les saisies abu­sives trop nom­breuses.

C’est pourquoi, same­di 18 mars 2017, nous, sound-systems, col­lec­tifs, asso­ci­a­tions et ravers de toute la France seront mobil­isés. A l’appel de plus de 200 organ­i­sa­tions français­es regroupées en col­lec­tifs régionaux, sept man­i­fes­ta­tions auront lieu sur le ter­ri­toire nation­al.

Notre démarche est soutenue par des col­lec­tifs cana­di­ens et alle­mands, touchés par les même prob­lé­ma­tiques et sol­idaires. Trois man­i­fes­ta­tions sont donc prévues à Berlin, Dres­de et Mon­tréal. Au Cana­da, plus de 40 Col­lec­tifs ont repris spon­tané­ment notre appel !

Nous défilerons dans les rues en mon­trant ce que nous savons faire : de la musique dans une ambiance fes­tive. Des dizaines de mil­liers de per­son­nes sont atten­dues dans les rues des cap­i­tales régionales : TOULOUSE, PARIS, NANTES, CLERMONT-FERAND, LYON, MARSEILLE et STRASBOURG.

Cette démon­stra­tion de notre unité et de notre moti­va­tion per­me­t­tra de faire enten­dre notre voix, autant aux élus actuels qu’aux can­di­dats. Nos reven­di­ca­tions sont sim­ples :
• Arrêt immé­di­at et défini­tif des saisies de matériel sono. Sup­pres­sion de la loi de 2002.
• Arrêt immé­di­at des procé­dures abu­sives con­tre les organ­isa­teurs et les par­tic­i­pants.
• Pos­si­bil­ité d’avoir accès aux ter­rains publics inutil­isés et exploita­bles pour nos fêtes.
• Un vrai change­ment dans la façon dont les mairies et les pré­fec­tures nous répon­dent quand nous les con­tac­tons.
• Une prise en compte de la fête libre en tant que pra­tique cul­turelle ama­teur à part entière.
• Un vrai sou­tien pour les actions de Réduc­tion Des Risques, car NOUS sommes respon­s­ables !

Ce n’est pas la pre­mière fois que les défenseurs de la Fête libre descen­dent dans la rue, nous étions 5000 en octo­bre 2014 à Mont­pel­li­er, présents dans 41 villes français­es en simul­tané début 2015… Mais jamais nous ne l’aurons fait avec une telle ampleur. C’est le sig­nal de notre exas­péra­tion devant le déni de notre place légitime au sein de la cul­ture en France !

Nous avons aus­si adressé une let­tre ouverte aux can­di­dats et a de nom­breux élus qui a été envoyée à tous les can­di­dats sauf le Front Nation­al.”

Pour plus d’informations en local, avoir les heures de départ, les tra­jets des man­i­fes­ta­tions ou pour inter­view, con­tactez :

TOULOUSE : Hervé 0616841368 / [email protected]
PARIS : Damien 0673642454 / [email protected]
NANTES : Alex­is 0679298632 / [email protected]
MARSEILLE : Jérémie 0629779571 / [email protected]
LYON : Kevin 0667281775 / [email protected]
CLERMONT : Tid­jo 0652361050 [email protected]
STRASBOURG : Mike 0641315115 / [email protected]

(Vis­ité 1 275 fois)