Entre deux pintes et une assiette de haggis, Django Django nous a parlé de son nouvel album

Trois ans apre?s un pre­mier album fab­uleux qu’on avait regrette? de ne pas ce?le?brer d’une cou­ver­ture, Djan­go Djan­go s’appre?te a? lui don­ner une suite. Cette fois, on ne les rate pas, et c’est sur ses ter­res d’origine, a? E?dimbourg, qu’on retrou­ve l’un des meilleurs groupes pop actuels.

?????????????Pier­res me?die?vales et entrelacs de petites rues pave?es domine?s par une imposante forter­esse perche?e sur sa roche vol­canique, c’est en plein cœur his­torique d’E?dimbourg que l’on retrou­ve les qua­tre Djan­go Djan­go. Ce 15 fe?vrier, le groupe est de retour sur les ter­res de sa jeunesse estu­di­antine pour un con­cert de remise en forme deux mois et demi avant la sor­tie de son sec­ond album Born Under Sat­urn. Au de?but des anne?es 2000, trois des futurs mem­bres du groupe se ren­con­traient la?, sur les bancs du Edin­burgh Col­lege of Art: Dave Maclean, le pro­duc­teur et bat­teur e?cossais, Vin­nie Neff, le chanteur irlandais, Tom­my Grace, le clavie?riste a? lunettes re?gional de l’e?tape. Ren­force? d’un quatrie?me lar­ron, Jim­my Dixon, bassiste anglais, Djan­go Djan­go sor­tait il y a trois ans un pre­mier disque e?ponyme, qui fai­sait suite a? une poigne?e de sin­gles forts, de “Storm” a? “Love’s Dart”. Les Djan­go y croi­saient avec une vir­tu­osite? cer­taine rock psyche?de?lique et dance music en enrichissant encore le mille­feuilles de traces de folk, de blues, de per­cus­sion africaine, des wob­bles vrom­bis­sants du dub­step et ces pre­miers sin­gles en co?toyaient d’autres encore plus puis­sants, de “Default” a? “Wave­forms”. L’album fut un succe?s (plus de 200 000 exem­plaires ven­dus) ; trois ans apre?s, le groupe est attendu.

LES CHEVEUX DE CHRIS ISAAK 

Alors qu’on marche dans la vieille ville, quelques heures avant les bal­ances, ils s’amusent. “C’est incroy­able de voir a? quel point la ville n’a pas change?, lance Dave. E?dimbourg est un genre de ville-muse?e : tout le cen­tre est classe? au pat­ri­moine de l’Unesco et rien ne peut e?tre de?truit. C’est me?me une ville pluto?t con­ser­va­trice: hormis le Fes­ti­val inter­na­tion­al (qui me?le arts plas­tiques, musiques, the?a?tre pen­dant trois semaines, ndlr), la cul­ture c?a se passe pluto?t a? Glas­gow.” Si le groupe ne s’est re?ellement forme? qu’a? Lon­dres en 2009, c’est bien a? l’e?cole d’art d’E?dimbourg que trois des qua­tre mem­bres se sont rencontre?s : Dave et Tom­my y e?tudiaient la pein­ture, Vin­nie l’architecture. En chemin, on s’arre?te au cosy cafe? Black Fri­ars pour un the? et une plonge?e dans les sou­venirs. “On e?tait cense?s e?tre en cours ensem­ble, Dave et moi, mais il e?tait pluto?t re?pute? pour son absente?isme“, s’amuse Tom­my. Vin­nie pour­suit : “J’ai remar­que? Dave parce qu’il fai­sait des DJ-sets au Wee Red Bar, le bar de l’e?cole, les ven­dredis soir, il pas­sait beau­coup de hip-hop et de funk, il avait aus­si sa soire?e reg­gae et dance­hall. On avait aus­si pas mal d’amis en com­mun, on fre?quentait les me?mes pubs comme le Burling­ton Bertie sans vrai­ment se par­ler. Un jour j’ai essaye? de for­mer un groupe, Dave sem­blait vouloir par­ticiper. Mais il n’est jamais arrive? a? la premie?re re?pe?tition.” L’inte?resse? s’explique : “Pour e?tre honne?te, je n’arrivais jamais nulle part. Je me lev­ais pour aller au pub, et quand j’allais en cours c’e?tait pour savoir si quelqu’un allait au pub apre?s !” L’action se situe au de?but des anne?es 2000, longtemps avant la for­ma­tion du groupe. Cha­cun va d’abord ten­ter de creuser sa voix artis­tique, Dave et Tom­my tien­dront me?me dans la vieille ville une galerie aujourd’hui dis­parue. La majorite? de la bande migre a? Lon­dres en 2007. Dans la cap­i­tale anglaise, Dave et Vin­nie se met­tent a? boss­er sur des morceaux ensem­ble en 2008, met­tent sur MySpace “Storm” et “Default”, qu’ils n’imaginent e?tre que de sim­ples de?mos. La re?ception sur le Net est plus que bonne, et les salles de con­cert des alen­tours veu­lent les faire jouer. “Ils ont alors pense? a? leurs vieux copains et m’ont demande? de venir jouer avec eux, se sou­vient Tom­my. Je crois que c’est unique­ment parce que je posse?dais un syn­the?.” “Quant a? Jim­my, racon­te Dave, il bos­sait dans une bou­tique de jam­bons – une e?picerie fine pre?cise l’inte?resse?. On espe?rait manger du jam­bon gratos !” Le quatuor se con­stru­ira lente­ment jusqu’a? ce fameux pre­mier album qui sor­ti­ra en 2012.

A? quelques semaines de la sor­tie du sec­ond, le groupe se reme?more l’e?tat dans lequel il e?tait trois ans plus to?t. “On ne savait pas si qui que ce soit allait nous e?couter, rap­pelle Jim­my. On n’avait pas d’attentes, pas de pres­sion, a? l’inverse d’aujourd’hui. On venait d’abandonner nos jobs, pas con­va­in­cus d’avoir fait le choix le plus judi­cieux. (rires) On attendait, fe?briles, les premie?res chroniques, les pre­miers retours.” Les louanges ne tarderont pas et le cycle du pre­mier album assor­ti d’une tourne?e inter­minable les emme?nera sur des ter­res inespe?re?es. “On a joue? au Japon, au fes­ti­val Fuji Rock, la plus grande foule qu’on ait jamais vue. J’e?tais telle­ment casse? par le jet­lag que j’avais accorde? ma gui­tare n’importe com­ment, s’esclaffe Vin­nie. J’ai du? pass­er dix min­utes sur sce?ne a? me re?accorder, le pub­lic, tre?s poli, m’observait pen­dant cet e?trange show un peu free jazz.” Au ray­on des anec­dotes, il y a aus­si ce fan acharne? qui leur appor­ta sur sce?ne des noix de coco, parce qu’un de leurs morceaux avait e?te? cre?e? en en entre­choquant deux pour faire office de per­cus­sions, en hom­mage a? Sacre? Graal ! des Mon­ty Python, ou? un cheva­lier sans cheval imite le bruit de l’animal avec le me?me sub­terfuge. “On a surtout ren­con­tre? Chris Isaak, s’e?crie Jim­my! Il e?tait cool, bien sape?, beaux cheveux. Il nous a racon­te? avoir per­du sa mon­tre tre?s che?re a? un con­cert des Clash. Un sacre? mec.”

DU MALI AU STROMBOLI

Les Djan­go Djan­go sont plus re?pute?s pour leur co?te? bu?cheur que pour de?truire re?gulie?rement leurs cham­bres d’ho?tel en tourne?e. Fin 2013, apre?s un an et demi de con­certs inces­sants, le groupe s’est retrou­ve? a? la Fish Fac­to­ry, un stu­dio lon­donien, pour se remet­tre pro­gres­sive­ment au tra­vail, sans coupure. Pen­dant la longue anne?e de boulot sur ce Born Under Sat­urne, les qua­tre, qui vivent a? cinq min­utes les uns des autres dans le nord-est de Lon­dres (mais promet­tent que c?a s’est fait incon­sciem­ment), n’ont eu que rarement l’occasion de se de?tacher du groupe. Vin­nie et Jim­my sont alle?s jouer a? Strom­boli, petite i?le vol­canique ital­i­enne. “On a joue? sur un rocher basal­tique, racon­te le pre­mier, des gen­res de ver­sions dub re?pe?titives des titres de Djan­go. On e?tait sur cette falaise, sur un vol­can encore en activite? qui connai?t des e?ruptions et pro­jec­tions vis­i­bles a? l’œil nu toutes les heures, entoure?s de ca?bles qui pas­saient partout.” Sans Dave, ils ont par­ticipe? a? un con­cert d’Africa Express, le col­lec­tif monte? par Damon Albarn autour de musi­ciens occi­den­taux et maliens. Puis Dave est alle? pro­duire l’un des morceaux de l’album cha­peaute? par Albarn au Mali. Dave et Tom­my ont tra­vaille? a? la musique d’une adap­ta­tion d’une pie?ce de Shake­speare en ban­lieue lon­doni­enne. Ils ont me?me e?crit tous ensem­ble la musique du ge?ne?rique du film Slow West avec Michael Fass­ben­der, re?alise? par le fre?re de Dave, John Maclean, et pre?sente? au dernier fes­ti­val de Sun­dance. “Toutes ces aven­tures annex­es nous ont nour­ris d’ide?es pour le deuxie?me album, nous ont offert un nou­veau jus”, assure Jim­my. “On voulait un mix de tout, rapi­de, lent, sans gui­tares, avec gui­tares, j’ai me?me fait un rap, qui n’est pas reste?, rit Dave. Je vois c?a comme une toile, tous les recoins de la pein­ture ne peu­vent pas e?tre sature?s, hyper charge?s, il faut vari­er les tex­tures, garder des moments plus sim­ples. Je n’aimerais pas que l’on fasse des choses bizarres unique­ment pour le plaisir d’e?tre bizarres, il fal­lait des moments com­plex­es, des moments plus directs, que c?a reste un album de pop.”

 

Je n’aimais pas que l’on fasse des choses bizarres uniquement pour le plaisir d’être bizarres”
Dave

De fait, ce Born Under Sat­urn est un peu le me?me pot-pourri qu’avait pu e?tre le pre­mier, du tre?s direct “Snake & Tem­ple” aux morceaux plus e?lectroniques ou? la pat­te du pro­duc­teur prend le dessus (“First Light”), en pas­sant par des pistes tre?s per­cus­sives dont on imag­ine de?ja? la transe qu’elles provo­queront en live (“Vibra­tions”). Cer­taines choses ont tout de me?me change? pour le quatuor. D’abord, pro­fes­sion­nelle­ment, le disque s’est fait a? qua­tre, la? ou? le pre?ce?dent e?tait prin­ci­pale­ment l’œuvre de Vin­nie a? la com­po­si­tion et Dave a? la pro­duc­tion. “C?a nous a pris du temps pour nous habituer a? e?crire tous ensem­ble”, explique Jim­my. “Puis on a com­pris com­ment met­tre nos egos au plac­ard, pour­suit Dave. C?a ne sert a? rien de tourn­er autour du pot quand l’un de nous nous fait e?couter un truc mau­vais, de re?pondre ‘j’aime pluto?t bien ton truc, mais…’. Non, on lui dit que c’est de la merde et on avance. Au de?but Tom­my ren­trait tous les soirs en pleu­rant chez lui.” A? l’e?vocation de ce rude appren­tis­sage du tra­vail en groupe, le rire est col­lec­tif. Mais c’est surtout sur le plan per­son­nel que les choses ont bouge?, apprend-on en quit­tant le Black Fryars pour repren­dre notre traverse?e de la vieille ville. Avec sa femme Kate, Tom­my a eu il y a six mois une petite Trudy (le diminu­tif salu­taire de Gertrude). “Je n’ai pas vrai­ment dor­mi depuis, c’est un peu un soulage­ment d’e?tre en tourne?e”, confesse-t-il sous le regard me?duse? et hilare de ses cama­rades. Vin­nie attend lui une fille (dont l’arrive?e pre?mature?e rend le shoot­ing de la cou­ver­ture dif­fi­cile a? caler a? l’heure ou? l’on e?crit ces lignes), et Dave et sa copine se sont promis de met­tre en route leur pre­mier enfant pour la fin de la prochaine tourne?e.

PINTES & CROQUETTES DE HAGGIS

Des qua­tre, Tom­my est le seul a? avoir gran­di a? E?dimbourg et prend naturelle­ment le ro?le de chef de troupe, com­men­tant notre marche. Il a me?me eu pour petit job d’e?tre guide des “ghost tours” ces vis­ites de la ville oriente?es autour des his­toires glauques (ave?re?es ou fabule?es) que la me?die?vale cap­i­tale e?cossaise se racon­te de ge?ne?ration en ge?ne?ration. L’affiche de ces “ghost tours” repre?sente la trage?die du Doc­teur Robert Knox, le plus grand spe?cialiste en anatomie du pays qui dans les anne?es 1820, en mal de cadavres a? disse?quer, com­mence par vol­er les corps des hommes et femmes frai?chement de?ce?de?s avant de carre?ment pay­er deux incon­nus pour lui servir de faucheuses. Quelques rues plus loin, Tom­my nous mon­tre son ancien apparte­ment juste a? co?te? de la plus ce?le?bre stat­ue de la ville, celle de Greyfri­ars Bob­by, un chien skye ter­ri­er dont il ne peut se retenir de nous racon­ter l’histoire. “Au milieu du XIXe sie?cle, un pe?re de famille de?sargente? e?tait arrive? ici pour un poste de polici­er pour lequel on lui a attribue? un chien de garde, Bob­by. Deux ans plus tard l’homme est mort de tuber­cu­lose et tous les jours, le chient restait sur la tombe de son mai?tre, ne sor­tant du cimetie?re que pour aller manger. Figure-toi que Dave a tra­vaille? sur une adap­ta­tion de l’histoire pour un film, en 2006.” Aujourd’hui les locaux et touristes lais­sent des cro­quettes pour chien devant la tombe: l’humour e?cossais ? On finit par attein­dre la petite rue Vic­to­ria, au charme tour­nant et pave?, en con­tre­bas du mas­sif cha?teau d’E?dimbourg. C’est la? qu’on trou­ve The Liq­uid Room, la salle ou? le groupe joue, dans l’enceinte d’une petite e?glise de?saffecte?e. Ce soir le con­cert est com­plet, blinde? me?me. Dans la petite salle carre?e, cir­culer devient carre?ment impos­si­ble. L’effet sur le pub­lic des tubes du pre­mier album rallonge?s dans des ver­sions tripe?es intens­es est dingue, et les nou­veaux morceaux, assez rares, sem­blent de?ja? con­va­in­cre. Quelques heures plus tard, Dave retrou­ve un ro?le qu’il affec­tionne, celui de DJ, dans le petit bar branche? du Par­adise aux murs de?core?s de pintes, pour sat­is­faire les ama­teurs de cliche?s. Une petite foule s’amasse au rythme d’un set qui ne soucie jamais de cohe?rence: Snoop Dogg, Lil Wayne, Depeche Mode, Kool & The Gang et me?me l’inoubliable “I Like To Move It” (move it) de Reel 2 Real. Derrie?re les platines, les anciens cama­rades de fac du groupe se succe?dent dans une ambiance bon enfant a? dis­cuter avec Dave pen­dant que celui-ci fouille dans son bac de vinyles.

Le lende­main, le groupe prend un train pour Lon­dres, mais on garde avec nous Dave qui, bien que pluto?t sec­oue? par une soire?e prolonge?e jusqu’au petit matin, nous emme?ne en balade. Pre­mier arre?t a? Under­ground Solu’shn, le dis­quaire ou? il a trai?ne? la majeure par­tie des dix anne?es qu’il a passe?es a? E?dimbourg. “Je venais tout le temps ici, Mikey le vendeur e?tait hyper cool mais je n’osais jamais trop lui par­ler. Des anne?es plus tard, ce me?me gars a de?couvert qu’on avait fonde? un groupe a? Lon­dres et nous a contacte?s. Aujourd’hui Mikey est tou­jours notre man­ageur !” Apre?s un e?change de vieux sou­venirs avec celui qui tient aujourd’hui la bou­tique et une longue pause au ray­on ban­des orig­i­nales, on passe devant le Cap­tains Bar, un pub avec des con­certs de folk e?cossais ou? le groupe trai?nait pas mal. “J’ai me?me joue? de la trompette dans des orchestres tra­di­tion­nels”, se sou­vient Dave amuse?. Arre?t au City Restau­rant, sorte de grosse can­tine famil­iale aux tar­ifs ami­caux ou? le groupe avait l’habitude de se re?fugier. De?jeuner tra­di­tion­nel: fish and chips avec en bonus le?ger des cro­quettes de hag­gis, la grande spe?cialite? locale faite d’abats hache?s: oui, c’est bon. On prend un taxi jusqu’au fameux Edin­burgh Col­lege of Hart: on de?couvre en chemin la splen­dide archi­tec­ture vic­to­ri­enne des e?normes e?coles prive?es de la re?gion. Dave nous fait remar­quer que les ba?timents de Har­ry Pot­ter s’en sont inspire?s, l’auteure ayant rejoint la cap­i­tale e?cossaise au moment ou? elle commenc?ait a? e?crire la se?rie.

LA CHUTE DU POTEAU

Arrive?s a? la fac, on longe une majestueuse salle d’exposition ou? les sculp­tures ressem­blent a? des tentes Quechua. Un peu plus loin, a? co?te? du mur des petites annonces ou? une femme enceinte pro­pose de pos­er pour des e?tudiants en pein­ture, on ren­con­tre Calvin, le patron du fameux Wee Red Bar de l’e?cole, quadra aux airs d’e?ternel gamin, syn­drome Rome­jko ver­sion brit­pop, qui nous ouvre l’endroit tout heureux. On vis­ite aus­si la petite salle ou? re?pe?taient The Mag­nif­i­cents, les idol­es de toute la fac a? l’e?poque, dont Calvin e?tait le man­ageur. “Les mecs e?taient trop punk pour accepter d’aller a? Lon­dres pour percer”, se rap­pelle Dave. C’est aus­si ici que re?pe?tait The Zodi­ac Rule, bref groupe de Dave et Tom­my. “On avait me?me enreg­istre? sur l’ordi d’un des musi­ciens, mais un poteau est tombe? sur l’ordi et je crois que le mec n’a jamais voulu le faire re?parer parce qu’il avait honte de la quan­tite? de porno qu’il avait”, lance-t-il hilare. “Vous e?tiez promet­teurs, mais pas tre?s assidus pour les re?pe?titions”, lance Calvin. C’est e?galement dans ces murs que Dave avait cre?e? The Bon­jour Branch, un petit label avec ses copains Craig Coulthard du groupe Ran­dan Dis­cotheque et Andy Wake du groupe The Phan­tom Band (qui avait joue? dans la toute premie?re for­ma­tion live de Djan­go). Sur le label e?tait sor­ti “WOR”, l’un des pre­miers sin­gles des Djan­go Djan­go et le pre­mier album de Snide Rythms, le groupe du char­mant Calvin. En repar­tant, Dave, nos­tal­gique, com­mence a? par­ler de revenir vivre dans le coin, d’ici quelques anne?es, au calme. Lui qui vient tout juste de lancer son label (Kick And Clap) assure de?ja? vouloir biento?t se met­tre en pause de Djan­go Djan­go et pass­er du temps dans son petit stu­dio d’artiste lon­donien. Il fau­dra qu’il se mon­tre patient, car ce deuxie?me album du groupe risque de l’emmener loin.

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ÉDIMBOURG, DÉPRESSION POP

Comme le dis­ent sans mal les mem­bres de Djan­go Djan­go, E?dimbourg n’est pas franche­ment re?pute?e pour sa sce?ne musi­cale, et au con­traire de la rivale Glas­gow, la ville est loin d’avoir une image “pop”. Mais la sit­u­a­tion n’est pas comple?tement de?sespe?re?e. C’est a? E?dimbourg qu’on trou­ve par exem­ple les derniers vain­queurs du pres­tigieux Mer­cury Prize bri­tan­nique, le groupe de hip-hop Young Fathers. C’est surtout la terre d’origine des le?gendaires fran­gins de Boards Of Cana­da. En fouil­lant bien, on trou­ve aus­si quelques groupes de rock inte?ressants, des mythiques mais brefs Josef K aux re?cemment ressuscite?s Idlewild.

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