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13 octobre 2016

Exclu : « Citadelle Of The Chaos » d’Umwelt, la techno rebelle

par rédaction Tsugi

« L’EP … City d’Umwelt, sorti en 1999, était l’un des maxis les plus impressionnants de ma collection à l’époque, et je l’ai saigné. Il était sombre et plein d’émotion, à la fois abstrait et entraînant. Mais on était en 1999, avant Discogs et Facebook et toutes ces plateformes que les gens utilisent maintenant pour faire des recherches sur des artistes qu’ils aiment et suivre leur travail. A cette époque, on avait le disquaire… Et c’est tout. Personne ne savait qui était ce mec, et je n’ai pas pu dégoter ses sorties suivantes, donc dans mon petit monde il n’y avait pas de suite à cet EP et je pensais qu’il allait rester le petit joyau de mon bac ». Voilà comment commence le communiqué de presse annonçant la sortie de Days Of Dissent d’Umwelt, première sortie de Boidae, nouveau sous-label de Killekill.

C’est extrêmement rare que l’on vous copie un extrait de communiqué de presse ici. Mais celui-ci vaut le détour : il s’agit d’une quête. Celle de Nico Deuster, le patron du légendaire label berlinois Killekill (Eomac, Lakker…), complètement soufflé à la fin des années 90 par le son d’Umwelt. Pour vous résumer la petite histoire, Nico finira par retrouver le Lyonnais (oui, comme son nom ne l’indique pas Umwelt est français, cocorico !) l’année dernière, et le bookera au festival Krake, où « son set était sans aucune espèce de doute le meilleur du festival ». Bref, les compliments pleuvent sur Umwelt, et on comprend pourquoi en écoutant Days Of Dissent et sa techno froide, noire, revendicative, émotive, prenante… Et on va s’arrêter par peur de devenir aussi mordu que Nico de Killekill. 

Non, vaut mieux laisser parler « Citadel Of The Chaos », extrait de l’album attendu pour le 17 octobre en digital et le 30 en vinyle. A noter qu’Umwelt compose sans ordi, avec une seule prise par morceau, sans editing ni mix, et qu’il produit ses propres dubplates (ces disques hyper fragiles qui servent de moules pour presser des vinyles) pour les utiliser en DJ-set. Respect, et rencontre.   

Cet album a au départ été envoyé à Killekill comme une démo, pour a priori sortir en maxi. Mais tu as finalement envoyé tout un tas de morceaux hyper cohérents. Ressortir un album était quelque chose qui te tenait à cœur ?

Nico de Killekill m’avait demandé des morceaux lors du Krake Festival de 2015 pour pour un éventuel EP. Je lui ai envoyé une sélection de quatorze morceaux pour voir quelle orientation il souhaitait. Après plusieurs écoutes, Nico n’arrivant pas a choisir quatre titres, il m’a proposé de faire un album. Après plusieurs réécoutes et échanges ensemble, nous avons arrêté une tracklist de huit titres.

Je n’avais pas vraiment de projet d’album donc sa proposition, dix ans après mon dernier sur Satamile m’a tout de suite intéressé. Même si ces titres n’ont pas été conçus dans le cadre d’un album, la playlist finale est cohérente et reflète plusieurs univers et facettes de mon travail, ce qui nous semblait idéal pour un album. Je suis très content et fier d’inaugurer la première sortie de Boidae, sous-label de Killekil.

On dévoile en exclu « Citadel Of The Chaos ». Tu peux nous parler de ce titre ?

« Citadel Of The Chaos » est un track que j’ai composé en deux parties. La première partie est celle qui figure sur mon album. Je l’ai conçu comme un morceau de clôture pour mes DJ-sets. La nappe qui arrive à la fin résonne comme un interlude ou la fin de quelque chose. Je l’ai conçu en 2014, dans la même période que Conquest of Darkness sorti sur New Flesh. La deuxième partie n’est pas sortie, je la joue en dubplate personnelle lors de mes DJ-sets.

Beaucoup des titres des morceaux font référence à la notion de révolution, de révolte ou de chaos… Ou en tout cas ressemblent à une critique sociétale. Qu’as-tu voulu dire ?

Tout est dans le titre de l’album, Days Of Rissent (« les jours de contestation », ndr) : ne pas se résigner, s’opposer, s’organiser et se révolter. J’ai toujours milité et je suis très attaché à la notion de collectif. Les titres des morceaux ont toujours une grande importance pour moi et doivent coller à mon univers. Je mets parfois autant de temps à choisir les titres qu’à les faire.

Tu joues à Berlin en novembre, beaucoup parlent de ton passage au festival Krake (à Berlin également), tu as fait une Boiler Room à l’Arena Club de Berlin le mois dernier… Plutôt Allemand que Lyonnais du coup ?

Je suis bien Français. Mes nombreux voyages me permettent de constater qu’il y a du bon et du moins bon partout et que la France n’est pas en reste. Elle est en tout cas nettement plus dynamique musicalement qu’il y a 10 ans. Je suis souvent à Berlin car il y a mon agence Killekill mais je crois bien que je joue un peu plus à Paris qu’à Berlin.

L’album sort le 17 octobre en digital, le 31 en vinyle… Et après ?

Pas mal de choses. Mon calendrier DJ et musicien est bien rempli : la soirée de lancement de l’album est prévue à Berlin le 21 Octobre au Griessmühle, la prochaine soirée de mon label Rave Or Die aura lieu le 28 Octobre aux Nuits Fauves… Un EP est prévu en fin d’année sur l’excellent label grec Modal Analysis, suivra début 2017 au EP sur Construct Reform, le label de Zadig. Je travaille à une suite de mon EP, Culture of Resistance, sorti en 2014 sur le fameux label Hollandais Shipwrec. Des splits sur mon label Rave or Die et quelques apparitions sur des various sont également programmés… Tous bien sûr en sorties vinyle.

Pour précommander Days Of Dissent, c’est par ici

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