Exclu : désir et techno progressive dans ce clip d’Easy Morph, extrait de la prochaine compil’ Péché Mignon

Prenez sept min­utes. C’est rare aujourd’hui de pren­dre sept min­utes pour scotch­er une vidéo, sans aller fureter dans l’onglet d’à-côté, sans véri­fi­er si tel mail est bien arrivé ou si tel compte Insta­gram a posté une nou­velle pho­to de paysage/tartine/selfie (rayez la men­tion inutile). Mais pour­tant, aujourd’hui, c’est ce qu’on vous demande : prenez sept min­utes d’abandon, casque vis­sé sur les oreilles et rétine grande ouverte. Car la vidéo ci-dessus n’est pas fait pour être regardée du coin de l’oeil. Réal­isé par le vidéaste et pho­tographe Rodri­go Reinoso, le clip de “Ninkasi”, morceau du groupe Easy Morph, ose le par­al­lèle pour­tant éculé entre danse et sex­u­al­ité : les corps s’agitent, les mains se per­dent, la musique prend le dessus. Une com­para­i­son trop sou­vent évo­quée mais qui ici se vêt d’une sub­til­ité et surtout d’un hyp­no­tisme rare. Pour la faire sim­ple : ces sept min­utes sont hal­lu­cinées et hal­lu­ci­nantes, et l’on reste scotché à son écran.

For­cé­ment, la musique y joue pour beau­coup : “Ninkasi” d’Easy Morph donc. Le jeune duo de Rouen, adepte ici d’une tech­no pro­gres­sive, par­fois presque men­tale et aug­men­tée de quelques sonorités acid, sort ce titre sur la deux­ième com­pi­la­tion du label Péché Mignon, tout sim­ple­ment appelée Var­i­ous Artists 002. Quant à Péché Mignon, les plus assidus fêtards parisiens con­nais­sent peut-être déjà : le label est né d’un col­lec­tif mêlant street-art et musiques élec­tron­iques, et a organ­isé des soirées au Bato­far ou à la Machine du Moulin Rouge (en invi­tant Elec­tric Res­cue ou Maxime Dan­gles).

Var­i­ous Artists 002 sor­ti­ra le 23 févri­er (for­mat vinyle unique­ment) et com­prend égale­ment à sa track­list des titres de Wlderz (mem­bre de Péché Mignon), Mad­ben et Soul Edi­fice. Vous pou­vez le pré-commander juste ici.

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