Femi Kuti, fils de Fela, sort un onzième album aux douceurs d’Afrique

Pas évi­dent d’être un fils de, surtout quand son père est con­sid­éré comme un mon­u­ment de l’afrobeat. Délais­sant en par­tie l’héritage musi­cal de Fela Kuti, dis­paru il y a main­tenant 20 ans du sida, Femi Kuti, 55 ans, s’est con­stru­it sa pro­pre car­rière mal­gré de nom­breux revers. Le musi­cien s’est vu reproché de s’éloign­er des sonorités qui ont fait con­naître son père, d’avoir créé son pro­pre orchestre, d’avoir approché le hip-hop ou d’avoir chan­té en anglais. La police a inter­rompu ses con­certs, les médias l’ont dia­bolisé et les poli­tiques lui ont tourné le dos… Mais depuis quelques années, il a réus­si à impos­er sa légitim­ité dans son pays d’o­rig­ine, le Nigéria, mais égale­ment à tra­vers le monde entier.

Aujour­d’hui Femi Kuti sort un onz­ième album, One Peo­ple One World, avec son groupe Pos­i­tive Force. Enreg­istré à Lagos, la cap­i­tale du Nigéria, ce disque est rem­pli de douceurs africaines : on y trou­ve essen­tielle­ment du reg­gae et de la soul. Et même une touche de R’n’B afro-américain. Der­rière ces notes, Femi Kuti chante un dis­cours très engagé pour la paix et la jus­tice, reprenant le mantra de son père : “La musique est l’arme du futur.” Poli­tique, tra­di­tion­nel mais aus­si tourné vers un vocab­u­laire musi­cal mod­erne, Femi Kuti emmène l’afrobeat vers l’in­tem­porel en le bour­rant d’in­flu­ences provenant de tous les con­ti­nents. Et pré­pare l’avenir en invi­tant son fils Made à par­ticiper à l’élab­o­ra­tion de ce disque. Longue vie à la famille Kuti et sa puis­sante musique.

Pour ceux qui sont plus Spo­ti­fy :

(Vis­ité 389 fois)