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Crédit : Benoît Hermet
4 juillet 2018

Garorock 2018 : GaroHot!

par Tsugi

Malgré l’annulation du dernier soir, le Garorock de Marmande a fait vibrer plus de 100 000 festivaliers avec des temps forts des stars du rap français et des DJs et producteurs comme Bicep, Dixon ou Nina Kraviz.

C’est sous une chaleur caniculaire et dans une ambiance toujours aussi festive que s’est tenue la 22e édition du Garorock. Fidèle aux années précédentes, le festival affichait une programmation éclectique très riche. Malgré l’annulation du dernier soir en raison d’un arrêté préfectoral pour menace de tempête, le festival a largement tenu ses promesses. Au total, 110 500 personnes sur 3 jours et une myriade d’artistes très en forme. Sans oublier l’accueil vraiment amical et la grande disponibilité des équipes sur place.

Du côté des têtes d’affiche, on trouvait aussi bien Indochine, Marilyn Manson, Charlotte Gainsbourg, DJ Snake ou les rappeurs Macklemore, Eddy de Pretto, Orelsan et Nekfeu. Marilyn Manson a allumé les premières flammes le vendredi soir avec un show hallucinant. Eddy de Pretto a réuni l’une des plus grosses jauges du festival, inaugurant la nouvelle scène Garoclub Deezer. Un énorme coup de cœur du public pour le charisme du jeune artiste qui enchaîne les dates en 2018. Même qualité d’interprétation d’Orelsan et autant d’interactivité avec le public. L’autre star du rap français, Nekfeu, a fait décoller le samedi soir. Accablés jusque-là par la chaleur étouffante, les festivaliers ont été polarisés par l’arrivée du rappeur qui a vraiment fait monter la pression… Un peu trop même apparemment dans les pogos de la fosse !

Charlotte Gainsbourg. Crédit : Benoît Hermet

Plus tôt dans la journée, le flow très groovy de Smokey Joe & The Kid avait captivé par ses sonorités cuivrées dans l’esprit brass band. Du côté des rockers, on a pu apprécier le set des Anglais de Fat White Family et la voix puissante de leur chanteur Lias Saoudi. La performance de Black Rebel Motorcycle Club a aussi montré une très grande efficacité avec une énergie dans la pure tradition du rock’n’roll.

De Charlotte Gainsbourg, on pouvait peut-être s’interroger sur sa capacité à trouver sa place sur ses grandes scènes face à 15 ou 20 000 personnes. Mais les compositions de son dernier album, Rest, portées par son très bon backing band, ont trouvé un espace à leur mesure, dans une belle scénographie tout en traits de lumières. La chanteuse a mêlé morceaux planants aux claviers et chansons plus rythmées avec sa grâce habituelle.

La musique électronique a aussi tenu ses promesses. Le duo Bicep, qui a parcouru un sacré chemin depuis leurs débuts de blogueurs musicaux à Belfast, a montré tout son talent à mixer des influences house, techno, jungle, avec un style bien à eux. À une autre échelle, dans un show XXL en mode feu d’artifice, DJ Snake n’a pas failli à sa réputation de star internationale pour son premier Garorock. La place était chaude pour retrouver sur la scène du Garoclub Deezer les sets du Berlinois Dixon, superbe, entre deep house et tech house, puis de Nina Kraviz. La DJ et productrice russe a démultiplié les sensations fortes avec sa techno mixée de deep house et d’acid, connue pour ses beats hypnotiques, renforcés par des jeux de lumières hallucinants… Le dimanche soir, s’il n’y avait pas eu la menace de violent orages, il y aurait eu MGMT, Petit Fantôme, Roméo Elvis et Thérapie TAXI… On aurait adoré mais ça sera pour une autre fois, le Garo nous a déjà tenu en haleine !

Meilleur moment : Le set de Nina Kraviz, intense… Ou alors la victoire de l’équipe de France de foot quelques heures avant dans une ambiance surchauffée !

Pire moment : On aurait adoré voir sur scène les Thérapie TAXI featuring Roméo Elvis pour interpréter leur super « Hit sale »…

Benoît Hermet

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