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Hellfest, 2015
7 juillet 2017

Hellfest : une association porte plainte pour « incitation à la haine, à la violence et au meurtre »

par Lucas Martin

Fin juin, le gigantesque festival de musique extrême Hellfest a fêté sa douzième édition. Trois jours de métal et ses dérivés qui ont réuni 180 000 festivaliers à Clisson près de Nantes, mais ça ne plaît décidement pas à tout le monde. Début juin, une plainte a été déposée auprès du procureur de la République de Nantes pour “incitation à la haine, à la violence et au meurtre” ainsi que pour “provocation au suicide“. C’est à l’association « Les Amis du Collectif pour un Festival Hellfest Respectueux de Tous », composée d’une quinzaine de membres et identifiée comme catholique, que l’on doit cette action en justice.

Dans un article paru sur Les Inrocks, l’attaché de presse du festival Olivier Richard a réagi : « On sait que ces gens là sont puants, ce sont contre eux qu’il faudrait porter plainteNous avons déjà mis les choses au point les concernant il y a plusieurs années. Ils sont hors-la-loi, racistes, ils sont tout autant capables de s’en prendre aux homosexuels et aux noirs qu’à nous. D’ailleurs, la seule année où nous n’avons pas entendu parler d’eux, c’était lors du mariage pour tous, ils étaient trop occupés.” Jean-Yves Rineau, porte-parole de l’association, s’est quant à lui expliqué sur les motifs de cette plainte : “Notre objectif est double : d’abord que ne soient plus programmés ces groupes haineux envers les chrétiens, ce sont des satanistes. Le deuxième volet, c’est l’argent public, ce festival en a beaucoup trop bénéficié depuis 2006.”

Il est vrai que des groupes portant les doux noms de Sodom ou Anal Cunt ne sont pas forcément les bienvenues dans les traditions catholiques. De là à porter plainte contre un festival qui participe au rayonnement culturel de la région, qui plus est dans un pays laïque depuis la loi de séparation des Églises et de l’État en 1905 … Quant au deuxième point, en 2016 déjà, le président du conseil régional des Pays de la Loire Bruno Retailleau (un proche de Philippe de Villiers et de François Fillon) avait pris la décision de supprimer le soutien de la région au festival qui s’élevait à 20 000 euros suite à une polémique. Sale ambiance.

Via Les Inrocks. 

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