©Emma Le Doyen

🤝 Hubert Blanc-Francard (Cassius) : “J’avais envie de dire la vérité”

Deux ans après la fin trag­ique de Cas­sius, c’est avec un livre qu’Hubert Blanc-Francard effectue son retour. Une auto­bi­ogra­phie sincère et élé­gante qui dévoile sans fausse pudeur les couliss­es de la créa­tion et les aléas du succès.

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Le sous-titre du livre est Une his­toire de la french touch, mais en rĂ©al­itĂ© c’est plutĂ´t “une vie au cĹ“ur de la french touch”. Ton pro­jet n’est jamais de racon­ter la french touch, c’est un texte bien plus intime. 

Comme je le fais quand je com­pose de la musique, je me suis mis en per­ma­nence dans la peau du lecteur. Je ne voulais pas l’ennuyer. Je me dis­ais : si c’est un musi­cien qui racon­te, on a envie de savoir ce qui se passe Ă  l’intĂ©rieur de sa tĂŞte.

 

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D’ailleurs, tu ne te donnes pas tou­jours le beau rĂ´le. 

C’est une ques­tion de per­son­nal­itĂ©. J’ai beau­coup de mal avec les gens qui se met­tent con­stam­ment en valeur, sans recul. Ce n’est pas ça la vie. J’ai fait plein de con­ner­ies, Philippe aus­si, et on en a fait ensem­ble. On apprend de ses erreurs. En rĂ©al­itĂ©, ce sont leurs faib­less­es qui ren­dent les gens attachants. Si c’est pour lire que tout est gĂ©nial, autant rester sur Insta­gram. Dans ce livre, j’avais surtout envie de dire la
vérité.

“C’est très sim­ple de dire du mal, mais plus com­pliqué de faire un por­trait juste de quelqu’un. Cela a été la plus grande dif­fi­culté de ce livre.”

Est-ce qu’il t’est arrivĂ© de t’autocensurer ? Com­ment fait-on le por­trait de gens vivants et connus ?

Écrire sur mes aven­tures avec mes potes à l’adolescence n’était pas dif­fi­cile. En revanche, arrivé à l’âge adulte, quand j’ai dû par­ler de gens que j’ai ren­con­trés dans l’univers de la musique, Phar­rell, Solaar ou les Daft Punk, cela a été bien plus com­pliqué. Il faut faire atten­tion à ce qu’on dit tout en trou­vant le moyen de dire ce que l’on pense. Les écrits restent, con­traire­ment aux con­ver­sa­tions de fin de soirées entre potes durant lesquelles je suis le pre­mier à aimer tailler des costards. C’est très sim­ple de dire du mal, mais plus com­pliqué de faire un por­trait juste de quelqu’un. Cela a été la plus grande dif­fi­culté de ce livre. Tout comme l’écriture des scènes dia­loguées. Incar­n­er une per­son­ne par les mots qu’il emploie n’a rien de simple.

Tu dĂ©voiles l’envers du dĂ©cor, notam­ment durant les annĂ©es Cas­sius. On com­prend que la sor­tie de votre deux­ième album, Au rĂŞve, en 2002, a Ă©tĂ© par­ti­c­ulière­ment dif­fi­cile. Com­ment avez-vous survĂ©cu Ă  la vio­lence du rejet dont a souf­fert ce disque ? 

…
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