King Krule en couv’ de Tsugi 106, en kiosque le samedi 7 octobre !

Le voici, le voilà, le nou­veau Tsu­gi débar­que en kiosque ce same­di 7 octo­bre ! Au pro­gramme : un CD mixé par le zinzin mex­i­cain Rebolle­do, moitié des Pachanga Boys et patron du label Hip­pie Dance, un témoignage de la pas­sion improb­a­ble de Vois­ki pour l’horticulture aéro­por­tu­aire (oui oui), les inspi­ra­tions de La Mverte décor­tiquées, des playlists, des chroniques (coucou ALB, BRNS, Cults, Hon­ey Dijon, Roman Flügel, Kelela, Ves­sels, François X, Pro­tomar­tyr, Lone…), une sélec­tion de casques, des por­traits de Chape­lier Fou, Eddy de Pret­to, Oscar & The Wolf, Témé Tan, Colleen, Kölsch, Shige­to, Matias Aguayo se racon­tant en images, Amadou (sans Mari­am) jouant au blind­test… Mais aus­si une enquête sur les dérives des DJs — le #sauna­gate, ça vous par­le ? -, une ren­con­tre entre Calyp­so Val­ois et Yan Wag­n­er, une inter­view de Valery B, le physio le plus con­nu de Paris, des comptes‐rendus de fes­ti­val, le réc­it d’une journée agitée à Rock en Seine avec les Shoes… Et, bien sûr, King Krule, notre couv’ ce mois‐ci ! D’ailleurs, comme on est trop sym­pa, voici le début de l’article :

Qua­tre ans après le choc 6 Feet Beneath The Moon, le jeune prodi­ge anglais Archy Mar­shall, alias King Krule, signe un deux­ième album cap­ti­vant, entre blues urbain futur­iste et free jazz élec­tron­ique. Ren­con­tre à domi­cile.

Une pluie qui tombe dru au milieu d’une forêt de petites maisons en briques tail­lées à l’identique, posée au milieu de nulle part. Dif­fi­cile de faire plus bri­tan­nique comme décor que ce quarti­er rési­den­tiel d’East Dul­wich, situé dans la grande ban­lieue sud de Lon­dres. Pour attein­dre l’adresse d’Archy Mar­shall, alias King Krule, depuis la gare de train la plus proche, deux solu­tions : soit se taper plus de deux kilo­mètres à pied en essuyant un grain force 4, soit utilis­er une com­pag­nie de trans­port privée qui pié­tine allè­gre­ment les droits de ses chauf­feurs. Cru­el dilemme. On vous laisse devin­er notre choix. Ce qui importe surtout, c’est que nous sommes arrivés à l’heure prévue devant la mai­son d’enfance d’Archy où se déroulera l’interview. Là où il a gran­di avec sa mère (ses par­ents ont divor­cé alors qu’il était tout petit) et là où il a emmé­nagé de nou­veau il y a trois ans, lorsque Miss Mar­shall a démé­nagé au domi­cile de son copain.

La famille. Un élé­ment essen­tiel pour com­pren­dre les racines de King Krule. Pas de compt­able ni d’assureur dans l’arbre généalogique du jeune homme de 23 ans. Mais pas vrai­ment de trace de musi­ciens non plus, sim­ple­ment une grande sen­si­bil­ité pour l’Art, avec un grand “A”. Sa mère est déco­ra­trice pour le ciné­ma et la télévi­sion, son père directeur artis­tique à la BBC. On peut remon­ter aus­si jusqu’à une grand‐mère sculp­teur, un grand‐père pein­tre ou un oncle vague­ment gui­tariste dans un groupe de ska, The Top Cats. Si l’on en croit la légende, il aurait écrit sa pre­mière chan­son à huit ans et l’aurait enreg­istré à onze ans sur un mag­né­to 8‐pistes offert par son papa. Pour­tant la belle his­toire se gâte un peu tard. À treize ans, il refuse obstiné­ment d’aller au col­lège, préférant gra­touiller la gui­tare dans sa cham­bre en com­posant des chan­sons. Viré de mul­ti­ples étab­lisse­ments, men­acé même d’enfermement dans un inter­nat à l’allure de prison, le futur King Krule, au bout de cette année d’errance, entrevoit la lumière en s’inscrivant à la pres­tigieuse Brit School For Per­form­ing Arts and Tech­nol­o­gy, une école artis­tique dont les plus célèbres élèves à ce jour se nom­ment quand même Amy Wine­house et Adele. C’est là qu’il va trou­ver le meilleur ter­reau pour faire pouss­er ses com­po­si­tions qui devien­dront si orig­i­nales, à la fois énervées et lunaires, aux références plutôt sur­prenantes pour un ado qui grandit au début du XXIe siè­cle. Son idole quand il était enfant ? John Lurie, leader des Lounge Lizards, mythique for­ma­tion new‐yorkaise de la fin des années 70, entre post‐punk et free jazz. Son disque de chevet ? Le punky funky New Boots And Panties!! de Ian Dury. On peut aus­si rajouter une pas­sion pour le rock­a­bil­ly, notam­ment Gene Vin­cent et Eddie Cochran. Sans oubli­er l’afrobeat de Fela Kuti que pas­sait sa mère en boucle, ou encore le jazz bluesy, mag­nifique, mais volon­tiers dés­espéré de Chet Bak­er et Bill Evans.….…  La suite en kiosque ce same­di 7 octo­bre !

(Vis­ité 592 fois)