La drum’n’bass était reine au Dream Nation 2017

A Dream Nation, l’after offi­ciel de la Tech­no Parade, per­son­ne n’est là pour beur­rer des bis­cottes. A tel point que la jolie pro­gram­ma­tion de la scène tech­no, chez qui se croisent Elec­tric Res­cue, Emmanuel Top, Cler­ic ou encore Lucy, parait presque… trop calme. Car dans les autres hangars des Docks de Paris, trois thèmes se dis­putaient les faveurs des fêtards : hard music, trance et bass music. C’est dans cette dernière que la magie a opéré pour nous, les soirées drum’n’bass dans de grandes salles se faisant rel­a­tive­ment rare à Paris. Bien nous en a pris, avec notam­ment Andy C. La légende anglaise peut tout se per­me­t­tre, d’un remix bien kitsch de “Lean On” de Major Laz­er à la mélodie culte du remix de “Voodoo Peo­ple” de The Prodi­gy par Pen­du­lum reprise en chœur par le pub­lic. Dit comme ça, ça fait très peur niveau bon goût, certes. Sauf qu’avec son mix ultra rapi­de, son MC tout aus­si speed et ses ryth­miques qui feraient danser le plus coincé des fans d’ambient, Andy C emporte tout sur son pas­sage. L’heure de set paraît affreuse­ment courte dans ces con­di­tions. Mais c’est aus­si un bon moyen pour ne pas rester planter toute la soirée devant le même booth, et ain­si décou­vrir les scéno­gra­phies assez din­go mis­es en place par Dream Nation – avec une men­tion spé­ciale aux petites lou­pi­otes et lasers de la scène tech­no. Autre beau moment musi­cal : Elisa Do Brasil vs DJ Fly, ou quand la drum’n’bass (oui, encore elle) ren­con­tre un fou de scratch, pour un final en feu d’artifice et un sacré niveau de DJing. Côté hard­core, c’est la jolie pas­sa­tion entre Manu Le Malin et Lenny Dee qu’il ne fal­lait pas louper, le pre­mier n’hésitant pas à pren­dre le micro pour ren­dre hom­mage au sec­ond. Bref, toutes les chapelles de ces styles extrêmes – qu’on n’entend pas si sou­vent que ça à l’heure de l’hégémonie techno‐house – étaient représen­tés, pour un joyeux bor­del plein de sueur et de danse, sans com­plexe ni dress‐code ni juge­ment ni fior­i­t­ures. Avec, pour les plus valeureux, un after au Glazart pour voir le soleil se lever. Comme on aime, quoi.

Meilleur moment : Andy C, assuré­ment.
Pire moment : On sait bien que la soirée était longue (s’étirant de 20 heures à 6 heures du matin), mais par pitié les gens, arrêtez de vom­ir partout. C’est crade.

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