Crédit : David Luraschi

La relève : Cola Boyy

C’est qui ?

Mal­gré son pseu­do trompeur, ce jeune homme n’est pas issu d’Atlanta, le siège social améri­cain de la plus grande com­pag­nie pour­voyeuse de poi­sons sucrés. Non, Matthew Uran­go, 28 ans, vient de Cal­i­fornie, d’Oxnard pour être pré­cis, bour­gade située entre San­ta Bar­bara et Mal­ibu. Une petite ville jusque‐là con­nue pour avoir don­né le jour à Madlib et Ander­son .Paak. Un musi­cien chanteur et pro­duc­teur, mais égale­ment un citoyen engagé qui par­ticipe active­ment à l’organisation, très à gauche, Todo Poder Al Pueblo, qui sou­tient les droits des immi­grés qui tra­vail­lent pour quelques dol­lars dans les champs de frais­es qui font la répu­ta­tion de la cité cal­i­forni­enne.

C’est quoi ?

On ne retrou­ve pas for­cé­ment cet engage­ment dans sa musique, hybride jouis­sif disco‐funk‐électronique, où la voix d’Urango sem­ble comme malaxée dans les fil­tres mi‐vocoder mi‐autotune. Une décou­verte des Français de Record Mak­ers (Sébastien Tel­li­er, Kavin­sky and co) qui sor­tent ces jours‐ci son pre­mier EP. Par­fait pour se met­tre bien en cette ren­trée.

Le tube ?

Si l’attractif “Pen­ny Girl” était déjà sor­ti précédem­ment en sin­gle, on craque main­tenant pour “Bug­gy Tip”, petite mer­veille mélodique dis­coïsante déli­cieuse­ment rétro, dont le riff de gui­tare d’ouverture sem­ble tout droit sor­ti de la pop cal­i­forni­enne des années 70. Mais rien de pous­siéreux là‐dedans, bien sûr.

Black Boo­gie Neon, sor­tie ce ven­dre­di 21 sep­tem­bre sur Record Mak­ers.

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