L’apocalypse dans le dernier clip du duo parisien Iñigo Montoya

On les con­nais­sait plutôt pop. Cette fois, Iñi­go Mon­toya livre un morceau clip­pé qui se rap­proche davan­tage d’un rap-punk ironique. En atten­dant leur album prévu pour début 2020, ils sor­tent leur troisième EP InigEp03 (ECHO ORANGE) le 15 novem­bre. “MDGT” est le pre­mier titre dévoilé du maxi.

Sur une mélodie agres­sive et un rythme hyp­no­tique, le groupe dénonce l’hypocrisie de la société actuelle et cette “illu­sion” dans laque­lle elle vit. Iñi­go Mon­toya abor­de des sujets comme la société de con­som­ma­tion, la pol­lu­tion, la tech­nolo­gie mais surtout l’aveu­gle­ment des pop­u­la­tions qui vivent dans leur bulle, et qui entre­ti­en­nent un quo­ti­di­en indi­vid­u­al­iste.

Le clip ani­mé par Zeugl est tout en noir, blanc, rouge (qui représente le mal) et vert (qui matéri­alise le bien). Un leçon de morale qui donne à voir un monde chao­tique où pol­lu­tion (bouteilles et sacs en plas­tique dans la mer, usines qui crachent une fumée noire), déforesta­tion, et radioac­tiv­ité sont banales. Entre immeubles qui s’écroulent, irrup­tions vol­caniques, oura­gan et autres cat­a­stro­phes naturelles, la vidéo se finit en apoc­a­lypse.

Ce chaos est traîté de manière ironique, avec des paroles tan­tôt explicites, tan­tôt drôles : “Si tout est foutu, autant finir cani­bale”. Par ailleurs, le sar­casme est représen­té par ce petit bon­homme qui y va à fond sur les doigts d’hon­neur, comme pour envoy­er chi­er la société.

La musique du duo parisien for­mé de Pierre et Quentin — qui sont rejoints sur scène par le bat­teur Louis Delorme (qui a joué avec Air ou encore Char­lotte Gains­bourg) et le bassiste David Bau­dart (Burn­ing Pea­cocks) s’ha­bille cette fois en pop française ven­ger­esse et reven­di­ca­trice. Bref, dif­fi­cile de les ranger dans une case.

Retrou­vez le groupe pour la release par­ty de leur troisième EP le 14 novem­bre au Point Éphémère. Plus d’in­for­ma­tions sur l’événe­ment Face­book.

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