M.I.A. qui sort un morceau en collab’ avec H&M… Hypocrisie bonjour !

L’idée est plutôt sim­ple et pleine de bonnes inten­tions : H&M organ­ise du 18 au 24 avril une World Recy­cle Week, dont le but est de recy­cler dans les 1000 tonnes de vête­ments don­nés par leurs clients. La mar­raine de l’événe­ment ? M.I.A., qui en prof­ite pour sor­tir un nou­veau morceau lun­di et con­sacré à l’é­colo­gie. C’est beau tout ça, M.I.A. ayant vis­i­ble­ment décidé de dédi­er tous ses morceaux à de belles caus­es (dernier exem­ple en date : le génial “Bor­ders” qui abor­dait la sit­u­a­tion des réfugiés, au grand dam du PSG). 

Sauf que Math­an­gi Arul­pra­gasam (de son vrai nom) a peut-être ten­dance à manger à tous les râte­liers, et pas des plus cleans : la mar­que H&M est régulière­ment citée dans des enquêtes por­tant sur les mau­vais­es con­di­tions de tra­vail dans les usines tex­tiles, le plus sou­vent délo­cal­isées et aux tra­vailleurs et tra­vailleuses hon­teuse­ment mal payés. Il y a tout juste deux mois, le géant sué­dois “décou­vrait” que des enfants syriens étaient employés illé­gale­ment dans une usine en Turquie. Evidem­ment, la mar­que s’est immé­di­ate­ment retirée de l’u­sine en ques­tion, mul­ti­pli­ant les opéra­tions louables et bas­ant une grande par­tie de sa com’ sur son côté “éthique”. Mais il se passe quoi exacte­ment au Cam­bodge ou en Ethiopie (deux pays où H&M sous-traite sa pro­duc­tion) ou encore au Bangladesh, là où une usine délabrée de fab­ri­ca­tion de tex­tile s’est effon­drée en 2013, faisant plus de mille morts ? Une éti­quette H&M aurait été retrou­vée dans les décom­bres, mais selon des notes internes la mar­que se ras­sur­eraient “qu’elle ne soit pas très vis­i­ble” sur les images du doc­u­men­taire dédié au drame. Alors, M.I.A., mer­ci, mais c’é­tait vrai­ment une fausse bonne idée.

 

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