Teho au ZigZag Club - © Gaëtan Tracqui

Mais qui es-tu Teho ?

En févri­er, Teho sor­tait Poly­tone, son pre­mier album en dix ans de car­rière. En rai­son de la pandémie de COVID-19, ses tournées furent annulées, tout comme son live de sor­tie d’al­bum. Pas découragé pour autant, le voici avec Poly­tone Live, vidéo live où le Mont­pel­liérain dévoile son disque.

Grande­ment influ­encé par ses ainés NTO ou Stephan Bodzin, Teho est touché par une tech­no qu’il cite « mélodique et proche de l’elec­tron­i­ca ». Ce Mont­pel­liérain de 29 ans a fait ses armes sur FL Stu­dio et sur Able­ton Live il y a plus de dix ans, puis il ajoutera des cordes à son arc, en tra­vail­lant au syn­thé­tiseur ou à la boîte à rythme. Il a sor­ti plusieurs EP avant ce pre­mier album, mais aus­si des vidéos live, comme celle avec Le Cer­cle au Col­orado Provençal dans la région PACA en 2017 (l’édi­tion 2020 du Cer­cle Fes­ti­val où Teho devait jouer est d’ailleurs reportée aux 11 et 12 sep­tem­bre 2021).

Dif­fusée sur ses réseaux soci­aux ce dimanche à 20h30 (et en direct sur le Face­book de Tsu­gi), Poly­tone Live répond à la frus­tra­tion d’un artiste qui a été con­traint d’an­nuler ses dates où il aurait dû présen­ter son album sur scène. Il le joue donc dans cette vidéo, avec le col­lec­tif Aura à la pro­duc­tion. Ren­con­tre.

Qui es-tu Teho ?
Je suis un com­pos­i­teur et pro­duc­teur de tech­no mélodique proche de l’elec­tron­i­ca et je joue unique­ment au for­mat live.
J’ai signé sur de nom­breux labels tels que Herzblut Record­ings (label de Stephan Bodzin) ou Sapi­ens (label d’Ago­ria) et depuis 2016, j’ai créé mon pro­pre label : « Labo T. ».

Peux-tu définir ton son en trois mots et en trois artistes ?
Alors dif­fi­cile de n’en choisir que trois, j’en aime telle­ment… Allez, dis­ons Max Coop­er, Rodriguez Jr. et NTO. Mon son en trois mots ? Je dirais « rêveur », « émo­tion­nel », et « ciné­matographique ».

Après dix ans de car­rière, tu as enfin sor­ti ton pre­mier album. C’é­tait le bon moment ?
J’at­tendais le bon moment depuis longtemps, mais en fait j’ai comme le sen­ti­ment que le « bon moment », c’est lorsque l’on se sent prêt à pou­voir racon­ter une his­toire sur un long for­mat, ce qui est mon cas aujour­d’hui.
À tra­vers cet album, je veux trans­met­tre un mes­sage de fra­ter­nité et d’hu­man­isme en trans­gres­sant les fron­tières musi­cales de dif­férentes cul­tures. Cela a du sens pour moi car je rêve d’un monde où l’on accepte les dif­férences de cha­cun en con­sid­érant cela comme une force et non comme une faib­lesse. Mais c’é­tait aus­si impor­tant pour moi d’avoir un album éclec­tique dans sa musi­cal­ité tout comme dans ses sonorités pour retran­scrire cette plu­ral­ité de tons, d’où le titre de l’al­bum, « Poly-tone ». Et c’est aus­si pour faire oppo­si­tion à la déf­i­ni­tion du mot « monot­o­ne ». J’ai égale­ment eu la chance d’avoir de nom­breux remix­ers autour de cet album, dont Joachim Pas­tor, Joris Delacroix ou encore Ron Flat­ter qui ont pu don­ner une nou­velle inter­pré­ta­tion à cer­tains de mes titres.

C’é­tait impor­tant pour moi d’avoir un album éclec­tique dans sa musi­cal­ité tout comme dans ses sonorités pour retran­scrire cette plu­ral­ité de tons, d’où le titre de l’al­bum, « Poly-tone ».”

C’est quoi l’histoire der­rière cette vidéo live ?
Suite à l’al­bum, j’avais pré­paré un live spé­cial en inté­grant ses titres. J’ai pu le jouer une fois en ver­sion longue lors de la soirée de lance­ment de l’al­bum qu’on a faite à Mont­pel­li­er, mais après, tous les con­certs qu’on avait prévus ont du être annulés à cause de l’épidémie de Covid-19. Je me sen­tais frus­tré de ne pas pou­voir partager ce live avec le pub­lic, mais en même temps, je ne voulais pas me filmer chez moi avec des images en basse réso­lu­tion mais plutôt faire une vidéo qui pou­vait rester dans la durée. Donc dès que le con­fine­ment s’est ter­miné, avec le col­lec­tif Aura qui font de la pro­duc­tion vidéo, on a mis en place ce pro­jet de ses­sion live vidéo unique­ment avec les titres de l’al­bum. Et c’est de là qu’est né le pro­jet Poly­tone Live.

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