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Teho au ZigZag Club - © Gaëtan Tracqui
28 août 2020

Mais qui es-tu Teho ?

par Alix Odorico

En février, Teho sortait Polytone, son premier album en dix ans de carrière. En raison de la pandémie de COVID-19, ses tournées furent annulées, tout comme son live de sortie d’album. Pas découragé pour autant, le voici avec Polytone Live, vidéo live où le Montpelliérain dévoile son disque.

Grandement influencé par ses ainés NTO ou Stephan Bodzin, Teho est touché par une techno qu’il cite « mélodique et proche de l’electronica ». Ce Montpelliérain de 29 ans a fait ses armes sur FL Studio et sur Ableton Live il y a plus de dix ans, puis il ajoutera des cordes à son arc, en travaillant au synthétiseur ou à la boîte à rythme. Il a sorti plusieurs EP avant ce premier album, mais aussi des vidéos live, comme celle avec Le Cercle au Colorado Provençal dans la région PACA en 2017 (l’édition 2020 du Cercle Festival où Teho devait jouer est d’ailleurs reportée aux 11 et 12 septembre 2021).

Diffusée sur ses réseaux sociaux ce dimanche à 20h30 (et en direct sur le Facebook de Tsugi), Polytone Live répond à la frustration d’un artiste qui a été contraint d’annuler ses dates où il aurait dû présenter son album sur scène. Il le joue donc dans cette vidéo, avec le collectif Aura à la production. Rencontre.

Qui es-tu Teho ?
Je suis un compositeur et producteur de techno mélodique proche de l’electronica et je joue uniquement au format live.
J’ai signé sur de nombreux labels tels que Herzblut Recordings (label de Stephan Bodzin) ou Sapiens (label d’Agoria) et depuis 2016, j’ai créé mon propre label : « Labo T. ».

Peux-tu définir ton son en trois mots et en trois artistes ?
Alors difficile de n’en choisir que trois, j’en aime tellement… Allez, disons Max Cooper, Rodriguez Jr. et NTO. Mon son en trois mots ? Je dirais « rêveur », « émotionnel », et « cinématographique ».

Après dix ans de carrière, tu as enfin sorti ton premier album. C’était le bon moment ?
J’attendais le bon moment depuis longtemps, mais en fait j’ai comme le sentiment que le « bon moment », c’est lorsque l’on se sent prêt à pouvoir raconter une histoire sur un long format, ce qui est mon cas aujourd’hui.
À travers cet album, je veux transmettre un message de fraternité et d’humanisme en transgressant les frontières musicales de différentes cultures. Cela a du sens pour moi car je rêve d’un monde où l’on accepte les différences de chacun en considérant cela comme une force et non comme une faiblesse. Mais c’était aussi important pour moi d’avoir un album éclectique dans sa musicalité tout comme dans ses sonorités pour retranscrire cette pluralité de tons, d’où le titre de l’album, « Poly-tone ». Et c’est aussi pour faire opposition à la définition du mot « monotone ». J’ai également eu la chance d’avoir de nombreux remixers autour de cet album, dont Joachim Pastor, Joris Delacroix ou encore Ron Flatter qui ont pu donner une nouvelle interprétation à certains de mes titres.

« C’était important pour moi d’avoir un album éclectique dans sa musicalité tout comme dans ses sonorités pour retranscrire cette pluralité de tons, d’où le titre de l’album, « Poly-tone ». »

C’est quoi l’histoire derrière cette vidéo live ?
Suite à l’album, j’avais préparé un live spécial en intégrant ses titres. J’ai pu le jouer une fois en version longue lors de la soirée de lancement de l’album qu’on a faite à Montpellier, mais après, tous les concerts qu’on avait prévus ont du être annulés à cause de l’épidémie de Covid-19. Je me sentais frustré de ne pas pouvoir partager ce live avec le public, mais en même temps, je ne voulais pas me filmer chez moi avec des images en basse résolution mais plutôt faire une vidéo qui pouvait rester dans la durée. Donc dès que le confinement s’est terminé, avec le collectif Aura qui font de la production vidéo, on a mis en place ce projet de session live vidéo uniquement avec les titres de l’album. Et c’est de là qu’est né le projet Polytone Live.

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