Marché des labels indépendants 2019 : des vinyles Roche Musique, microqlima et Nowadays à gagner !

Ecouter des tonnes de démos d’une oreille en écoutant les nou­veautés d’une autre, faire la comp­ta d’une main et répon­dre au télé­phone de l’autre, danser sur un pied et enfon­cer des portes avec l’autre, et louch­er un peu quand on voit ce que ça rap­porte à la fin de l’an­née” :  voilà, c’est à peu près ça la vie d’un label indépen­dant — ici, c’est micro­qli­ma, la mai­son d’Isaac Delu­sion, L’Im­péra­trice ou Pépite — en 2019. Une vie de pas­sion, de prox­im­ité avec les artistes et le pub­lic, et de débrouille. Et heureuse­ment qu’ils exis­tent ces indés, car une fois passées les trois gross­es majors (Uni­ver­sal, Sony, Warn­er), ce sont eux qui sont respon­s­ables de la diver­sité musi­cale arrivant chaque jour sur Tsu­gi et dans vos casques. C’est cette diver­sité et cet engage­ment que va célébr­er, ce same­di 5 octo­bre de 11 heures à 20 heures, la qua­trième édi­tion du Marché des labels indépen­dants qui revient en entrée libre à la Halle des Blancs Man­teaux (Paris 4ème), avec une soix­an­taine de labels français et européens, des lives, des séances de dédi­caces et surtout un mas­sif marché aux vinyles.

Au Marché des labels indépen­dants 2018

Trois maisons représen­tant une cer­taine vision de l’élec­tron­ique et de la pop à la française, micro­qli­ma donc, mais aus­si Nowa­days (Jumo, La Fine Equipe, Awir Leon…) et Roche Musique (FKJ, Cray­on, Zim­mer…), par­ticiper­ont à ce marché et y iront même de leur petit con­cours ! Pour par­ticiper, il vous suf­fit d’en­voy­er un gen­til mail à l’adresse [email protected] en pré­cisant le nom du label en objet de mail. En atten­dant que vous puissiez récupér­er votre lot — détails en bas de l’ar­ti­cle — directe­ment à l’ac­cueil du Marché des labels indépen­dants ce same­di, Micro­qli­ma, Nowa­days et Roche nous ont par­lé de leur vie de petite entre­prise indé et pas­sion­née.


Qui êtes-vous ? 

Roche Musique : Un label indépen­dant et une mai­son d’édition française active depuis main­tenant 7 ans. Nous pro­duisons des artistes en France comme à l’international — FKJ, Dar­ius, Kartell, Zim­mer, Chero­kee, Dabeull, Cray­on, Cézaire, Duñe… On a égale­ment une approche pluridis­ci­plinaire, puisque Roche Musique c’est aus­si une ligne de mer­chan­dis­ing éponyme et une radio indépen­dante : Source Radio.

Nowa­days : Le label a été fondé par oOgO et Chom­sky (La Fine Equipe) en 2013. Né pour per­me­t­tre à La Fine Equipe de s’autoproduire, Nowa­days a vite gran­di au fil des sig­na­tures comme celles de Fakear, Every­dayz & Phazz, Douch­ka, Jumo ou Clé­ment Bazin. Cinq ans plus tard, on a pro­duit plus de 75 EPs et LPs, tourné à tra­vers la France et à l’étranger, et com­plété notre roast­er ini­tial avec de nom­breuses sig­na­tures dont Ténéré, Awir Leon, Les­ka, Hugo Lx et plus récem­ment FORM, Grand Soleil ou encore Alter Real.

micro­qli­ma : Nous sommes micro­qli­ma. Pour fil­er la métaphore, notre philoso­phie pour­rait se com­pren­dre comme celle de jar­diniers : on développe peu d’artistes, on cherche plutôt à faire peu et bien, on cherche des espèces incon­nues. On plante les petites graines quand elles n’ont pas encore ger­mé, puis patiem­ment on cul­tive, on élague, on arrose en espérant voir pouss­er une belle car­rière. Ain­si, le nom micro­qli­ma veut aus­si dire que dans notre serre chaque artiste a ses pro­pres con­di­tions cli­ma­tiques qu’il faut respecter. On ne priv­ilégie pas un genre musi­cal en par­ti­c­uli­er, le cat­a­logue (Isaac Delu­sion, Pépite, Fils Cara, L’Im­péra­trice) se veut éclec­tique et var­ié, tant que c’est pop au sens large.


Qu’attendez-vous du Marché des labels indépendants ? 

Nowa­days : Même si le marché des labels s’organise autour de la vente de dis­ques, c’est surtout l’occasion pour les labels indépen­dants de se faire con­naitre et de créer/renforcer les liens avec le pub­lic. C’est une journée où l’on échange beau­coup avec les gens, où en fonc­tion du temps de cha­cun on peut aus­si faire décou­vrir des artistes moins exposés mais tout aus­si tal­entueux que les fig­ures de proue du label.

Roche Musique : C’est l’occasion de voir le spec­tre cos­mopo­lite du milieu de la musique indépen­dante. On appré­cie tou­jours le fait de voir des vis­ages fam­i­liers et de dis­cuter des con­tenus pro­pres aux dif­férents cat­a­logues. Finale­ment, c’est un peu comme une réu­nion d’amis : on dis­cute des pro­jets, de la musique en générale avec les pro­fes­sion­nels comme les fans. Le con­texte est par­faite­ment adéquat pour échang­er, con­traire­ment aux moments de rush pen­dant les con­certs et les soirées.

micro­qli­ma : On vient pour ren­con­tr­er le pub­lic, les gens qui nous sup­por­t­ent ou pour­raient décou­vrir le label qui se cache der­rière des artistes qu’ils con­nais­sent déjà. C’est tou­jours cool de dis­cuter et met­tre un vis­age sur quelques streams. Et on sait jamais, peut-être qu’on trou­vera l’amour.

Léonie Per­net dédi­cace son pre­mier album Crave au Marché des labels indépen­dants 2018


C’est quoi être un label indé aujourd’hui ? 

micro­qli­ma : C’est écouter des tonnes de démos d’une oreille en écoutant les nou­veautés d’une autre, faire la comp­ta d’une main et répon­dre au télé­phone de l’autre, danser sur un pied et enfon­cer des portes avec l’autre, et louch­er un peu quand on voit ce que ça rap­porte à la fin de l’an­née. Mais c’est pas mal d’e­spoir en l’avenir, le ciel est bleu le temps est bon.

Roche Musique : C’est dicter sa pro­pre con­duite et donc faire en sorte de ne pas être en phase avec ce que le marché de la demande pro­pose. Au con­traire, on souhaite être à l’écoute de la volon­té de nos artistes. Être indé, c’est aus­si trou­ver des moyens de finance­ments indépen­dants, c’est faire con­fi­ance aux artistes et à ta team.

Nowa­days : La vie des labels indépen­dants s’organise aujourd’hui autour de la reven­di­ca­tion d’un tra­vail de qual­ité, sur la durée, et avec des valeurs par­ti­c­ulières. Dans une indus­trie qui n’est pas épargnée par la sur­con­som­ma­tion et l’obsolescence de plus en plus rapi­de des pro­jets artis­tiques, les labels indépen­dants se doivent de défendre des valeurs et des pro­jets aux­quels ils croient. Même si les objec­tifs financiers font évidem­ment par­tie de la vie d’un indé, sa mis­sion va au delà de ces objec­tifs et cherche à val­oris­er une rela­tion durable con­stru­ite sur une entente artis­tique et humaine. Il y a aus­si une dimen­sion de prox­im­ité avec le pub­lic (et en interne avec les artistes) qui est très impor­tante, et que des événe­ments comme le Marché des labels indépen­dants per­me­t­tent d’entretenir.

 

Lot Roche Musique :

Tote bag, stick­ers et vinyles de:
FKJFrench Kiwi Juice
— Com­pi­la­tion .Wave II
— Cézaire — Seize The Day
— Zim­mer — Com­ing Of Age

Lot Nowa­days  :

Tote bag, stick­ers et vinyles :
— Clé­ment Bazin — Return To For­ev­er
— Douch­ka — Togeth­er
— Le Vas­co — We’re Not Nat­ur­al Any­more
+ Jeu de carte + Télécharge­ment dig­i­tal de Unno — AMAII

Lot micro­qli­ma :

Tote bag, pin’s, préser­vat­ifs… et vinyles :
— Isaac Delu­sion — Rust & Gold
- Pépite — Les Bateaux
- L’Im­péra­trice — Séquences

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