Crédit photo : Etienne Saint-Denis

Marie Davidson arrête la musique de club

Cela peut suf­fire. Un post sur les réseaux soci­aux et une annonce un peu éva­sive peu­vent désor­mais servir de (qua­si) point final. “Le temps est venu pour moi de quit­ter les clubs pour explor­er de nou­veaux hori­zons.”, écrit Marie David­son sur Insta­gram. Dans la foulée, elle annonce égale­ment une soirée d’adieu : son pas­sage du 20 sep­tem­bre prochain au Stu­dio Notre-Dame de Mon­tréal devrait être son “dernier live hard­ware de club music” et aura donc lieu dans sa ville natale.

Si les mots de la Cana­di­enne peu­vent faire un petit pince­ment au coeur, ils ne sont pas spé­ciale­ment déroutants. Marie David­son a tou­jours eu une rela­tion ambiva­lente vis à vis du monde de la nuit, comme l’at­teste son dernier album Adieux au Dance­floor, sor­ti en 2016. Elle a d’ailleurs par­lé ces sen­ti­ments com­plex­es dans notre numéro 116 du mois d’oc­to­bre 2018, évo­quant un passé tumultueux et une cer­taine las­si­tude : “Pen­dant ma ving­taine, j’ai passé tous les week-ends à me défon­cer, à avoir des com­porte­ments autode­struc­teurs. Arrivée à un cer­tain point, je me suis dit que ça suff­i­sait. Bon, en même temps, je me retrou­ve sou­vent à per­former dans un con­texte où les gens font la fête…”. D’au­tant plus que la moitié d’Es­saie Pas s’est tou­jours intéressée à de mul­ti­ples styles musi­caux : “Après être sor­tie dans des clubs hip-hop ou dance­hall, j’ai con­nu la scène rock expéri­men­tale de Mon­tréal. Puis j’ai eu un groupe ambi­ent, un peu flirté avec le rock psy­chédélique […] En par­al­lèle, j’étais fan de dis­co – les pro­duc­tions de Moroder ou de Mike Mareen – et d’italo-disco.” L’Adieu au Dance­floor ne sem­ble donc pas vrai­ment son­ner comme une fin de car­rière, mais comme une nou­velle direc­tion artis­tique. Et c’est plutôt ras­sur­ant.

 

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