Aux États-Unis, les artistes s’unissent pour le droit à l’avortement

En 2019, il faut tou­jours lut­ter pour le droit à l’a­vorte­ment, et c’est encore plus vrai aux States. Ce lun­di 26 août, c’é­tait le Wom­en’s Equal­i­ty Day célébrant le droit de vote des femmes aux États-Unis. À cette occa­sion, près de 140 groupes et artistes américain·e·s ont choisi de soutenir la cam­pagne Bans Off My Body de l’as­so­ci­a­tion Planned Par­ent­hood pour défendre le droit à l’a­vorte­ment. Des artistes comme Lady Gaga, Bil­lie Eil­ish, St Vin­centLiz­zo, Bon Iver, John Leg­end, Princess Nokia ou encore Pussy Riot ont apposé leur nom sur la cam­pagne pub­lic­i­taire Band Togeth­er pub­liée dans le mag­a­zine Bill­board.

Le but est d’inciter les fans à sign­er cette péti­tion : “Les musi­ciens de tout le pays mon­trent leur sol­i­dar­ité à Planned Par­ent­hood. L’ac­cès à la con­tra­cep­tion est le même type de lib­erté que celle qui leur per­met de créer et de s’ex­primer — parce qu’une per­son­ne libre doit avoir le con­trôle sur son corps. Aujour­d’hui, la prop­a­ga­tion des lois inter­dis­ant l’a­vorte­ment sont en train de spoli­er nos lib­ertés. C’est le moment de s’u­nir et de dire “Gardez vos inter­dic­tions loin de nos corps.”

Petit point “Le saviez-vous?” : dans un pays où les prési­dents prê­tent encore ser­ment sur la Bible, l’ac­cès à l’a­vorte­ment est lim­ité et ultra restric­tif dans qua­torze états. Le 14 mai, l’Al­aba­ma a adop­té le pro­jet de loi le plus répres­sif des États-Unis sur l’ac­cès à l’a­vorte­ment. En effet, les médecins qui pra­ti­queront l’in­ter­rup­tion volon­taire de grossesse (IVG) pour­ront encourir 10 à 99 ans de prison, sauf si le pronos­tic vital de la mère est engagé, ou si le foe­tus n’est pas viable. En cas de viol ou d’inces­te, recourir à l’IVG sera con­sid­éré comme un crime. Sur ce, on vous laisse sur le bon vieux titre “Tomboy” de Princess Nokia, notre rappeuse fémin­iste favorite.

(Vis­ité 132 fois)