Crédit : Grégory Forestier

Nördik Impakt, ou deux jours de techno pure et brute

Nous sommes à trois kilo­mètres du Parc des Expo­si­tions, les kicks son­nent au loin. Longeant l’hippodrome, la foule par petites grappes s’avance. Après une attente inter­minable, trois salles de pure tech­no. Du boum par-ci, du boum par-là, à peine à l’intérieur on sait qu’on entre dans une dimen­sion par­al­lèle où le temps se mesure en rythmes et BPM. Des mignons Polo & Pan, nous ne ver­rons que le dernier morceau. De même pour Paula Tem­ple. C’est dom­mage, ils avaient l’air très bien. On croise les alle­mands de Mod­e­se­lek­tor qui se font tir­er le por­trait, ils ont déjà fini leur set. God, va-t-on finir par voir un set ? D’abord mis­sion bière, nous sommes au Nördik Impakt, on se la joue fausse­ment viking en prenant une Skøll. Mid­land ne nous pas­sionne pas plus que cela, on a déjà vu Vital­ic la semaine passé, donc c’est avec une logique impa­ra­ble que nous allons au Hall of Death écouter le doux Manu Le Malin. Toute la musique que l’on aime, on se demande tout de même où sont passés les cais­sons de sub. On se rabat finale­ment sur Ver­tuøze, que l’on décou­vre, et on y reste com­plète­ment col­lé. Mais il pèle dans le Won­der Hall, mieux vaut se réchauf­fer auprès de Pan-Pot. Cette nuit est trop courte, nous voilà obligé de ren­tr­er, mais c’est pour mieux tenir au lende­main tout aus­si char­mant.

Le très beau live de Vital­ic. Crédit : Gré­go­ry Foresti­er

Manu le Malin. Crédit : Gré­go­ry Foresti­er

Chaque ville de France à son charme, on prend un peu de temps l’après-midi pour décou­vrir celui de Caen. Pas longtemps, il pleut. Une fois mais pas deux, on part plus tôt pour ne rien louper. La fan­fare Meute nous plaît beau­coup, ils reçoivent de chaleureux applaud­isse­ments, c’est agréable. Mar­vin & Guy envoient une sélec­tion mag­nifique, assez dif­férente de ce que l’on avait pu enten­dre jusque là. Umek fait tout l’inverse avec une tech­no super clas­sique. Mais Mind Against nous relance, on clô­ture avec Tale Of Us, sur les rotules bien sûr. De ce Nördik Impakt, nous retien­drons un line-up qui tabasse, une scéno­gra­phie lumineuse soignée et cet excel­lent per­son­nage que nous avons ren­con­tré vers trois heures du matin, qui décla­mait du Rim­baud. À refaire, assuré­ment.

Crédit : Gré­go­ry Foresti­er

Crédit : Gré­go­ry Foresti­er

(Vis­ité 1 241 fois)