Overdose en club : Dehors Brut appelle à plus de prévention et d’entraide

Suite à la mort par over­dose d’un jeune homme à Dehors Brut dans la nuit de same­di dernier, le nou­veau lieu de Surpr!ze souhaite clar­i­fi­er sa poli­tique d’usage des drogues : “Le drame récent qui s’est déroulé nous impose de repren­dre la parole aux sujets de la prise de drogues et ce con­join­te­ment avec l’ensemble des étab­lisse­ments de nuit.” L’équipe ajoute ceci : “Mal­gré ce que l’on veut nous faire penser, la drogue ne fait pas par­tie de notre cul­ture. Notre cul­ture repose sur la musique, l’art, la tolérance et le vivre ensem­ble. (…) La musique élec­tron­ique n’a jamais demandé à qui que ce soit de tomber dans les excès et de se met­tre en péril.”

Dehors Brut a relayé ce mar­di 5 sep­tem­bre un com­mu­niqué du think-tank Col­lec­tif Action Nuit (CAN) faisant appel à l’É­tat pour réa­gir face à la “recrude­s­cence de con­som­ma­tion de pro­duits stupé­fi­ants par­ti­c­ulière­ment dan­gereux” car “large­ment sur­dosés”. Mix­mag avait déjà alerté en août dernier au sujet du N‑Ethylpentylone, un dérivé de la MDMA mais trois fois plus fort. Un rap­port de l’OMS de 2018 a mon­tré que ce sub­sti­tut avait tué 125 per­son­nes entre 2016 et 2018. C’est pourquoi le Col­lec­tif Action Nuit souhaite informer le pub­lic mais égale­ment l’É­tat afin de met­tre en oeu­vre une poli­tique viable pour endiguer ce “sujet de san­té publique grave”. 

En mars 2018, ce rassem­ble­ment de pro­fes­sion­nels du monde de la nuit avait pro­posé cinq mesures pos­si­bles pour prévenir de l’usage des drogues dan­gereuses. Par­mi elles :

  • Des cam­pagnes d’information grand pub­lic lors de la cir­cu­la­tion avérée de pro­duits tox­iques dans une ville, un départe­ment, une région
  • L’organisation d’une table ronde autour de la ques­tion inclu­ant les asso­ci­a­tions de préven­tion ter­rain comme Le Kiosque, Enipse, Fêtez Clairs, la MILDECA et les syn­di­cats pro­fes­sion­nels
  • La fouille des clients par des agents de sécu­rité agréés par le Min­istère de l’Intérieur
  • Un moyen d’analyse des pro­duits pour prévenir en cas de tox­i­c­ité mortelle
  • Un guichet unique de l’administration pour traiter le sig­nale­ment des cas con­statés.”

Rien n’a été mis en oeu­vre, le CAN attend tou­jours une réponse.

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