Paradise City, le festival qui pollue moins qu’un e-mail

Imag­inez un fes­ti­val sans aucune empreinte écologique… C’est l’objectif que se fixe Par­adise City chaque année. Situé dans les jardins du château de Bau­dri­court, à Perk en Bel­gique, le fes­ti­val a réus­si à n’avoir aucun impact envi­ron­nemen­tal lors de sa dernière édi­tion. L’initiative a per­mis à l’organisation de rem­porter le prix “High­ly Com­mend­ed” par l’association A Green­er Fes­ti­val, tout de même détrôné par We Love Green, qual­i­fié de “Out­stand­ing”.

Cette année, du 29 juin au 1er juil­let, aux côtés de Lau­rent Gar­nier, WhoMade­Who et DJ Koze, l’objectif zéro car­bone est le même. Mais com­ment est-ce pos­si­ble ? Chaque action, même min­ime, a une empreinte car­bone : rien qu’envoyer un e-mail représente 19 grammes de CO2. Com­ment un fes­ti­val réu­nis­sant près de 12 000 per­son­nes peut-il être moins pol­lu­ant qu’un e-mail ?

Depuis ses débuts, Par­adise City essaie au max­i­mum de réduire son empreinte car­bone. L’organisateur du fes­ti­val, Gilles De Deck­er, explique : “Nos prin­ci­paux objec­tifs sont de lim­iter les déchets générés, lim­iter l’impact CO2 et sen­si­bilis­er les fes­ti­va­liers afin qu’ils adaptent leur com­porte­ment.” Pour cela, le fes­ti­val met en place un bon nom­bre de mesures comme les déco­ra­tions en matériel recy­clé, le camp­ing ali­men­té à l’énergie solaire et un éclairage LED basse con­som­ma­tion. Enfin, tous les stands de nour­ri­t­ure sont végé­tariens : “Nous pro­posons des stands 100% sans viande depuis l’année dernière. En effet, c’est le meilleur moyen de réduire son impact car­bone.” Un rendez-vous éco­lo pour les fes­ti­va­liers mais égale­ment pour les artistes : “Nous évi­tons au max­i­mum de faire venir les artistes par avion, ou de book­er des artistes venant de trop loin.”

 

Des objec­tifs écologiques en con­stante évo­lu­tion, en espérant attein­dre le fameux “Out­stand­ing” décerné par A Green­er Fes­ti­val. Gilles De Deck­er affirme : “L’un de nos nou­veaux objec­tifs est de com­poster les cou­verts, qui étaient unique­ment bio-dégradables l’année dernière. Cette année, nous ban­nis­sons tout le plas­tique con­som­ma­ble. Il n’y aura aucune bouteille plas­tique, il y aura seule­ment du plas­tique réu­til­is­able. C’est unique­ment notre qua­trième édi­tion et nous avons déjà atteint les 3 étoiles. Je pense que les 4 étoiles sont tout à fait envis­age­ables.”

Une fois la fin du fes­ti­val, la tâche est loin d’être ter­minée. L’organisation s’occupe alors de com­penser l’empreinte CO2 : “Nous tra­vail­lons avec le bureau de con­sult­ing en dura­bil­ité co2logic. Ils cal­cu­lent les émis­sions CO2 des vis­i­teurs, trans­porteurs, artistes, etc. Nous con­nais­sons alors le total émis pen­dant le fes­ti­val, et une moyenne par vis­i­teur. Après le fes­ti­val, nous com­pen­sons la glob­al­ité des émis­sions CO2 cher­chant à avoir un impact posi­tif en Ougan­da : nous offrons des fours durables à des familles. Cela créé moins d’émissions CO2 et empêche de couper des arbres. L’an dernier, nous avons offert 355 poêles.”

Eco­lo mais surtout élec­tro, le fes­ti­val est doté d’une forte pro­gram­ma­tion. Sur les trois jours, il accueillera Jen­nifer Car­di­ni, WhoMade­Who ver­sion live, Rodriguez Jr accom­pa­g­né de Liset Alea, les Français Acid Arab, la tech­no de Joris Voorn avant de ter­min­er sur un set du grand Lau­rent Gar­nier le dimanche soir.

Retrou­vez l’ensemble de la pro­gram­ma­tion ci-dessous :

Pour danser sans pol­luer, rendez-vous au fes­ti­val Par­adise City, du 29 juin au 1er juil­let au Château de Rib­au­court à Perk, en Bel­gique.

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