Samba De La Muerte — Colors

Extrait du numéro 90 de Tsu­gi (mars 2016)

Le chant en français. Il faut avouer que depuis le suc­cès de François et ses Atlas Moun­tains, de Petit Fan­tôme, des com­pi­la­tions La Souter­raine ou de O, un sen­ti­ment de satiété naturelle s’est fait sen­tir. D’autant plus que Sam­ba De La Muerte, pro­jet par­al­lèle d’Adrien de Con­crete Knives (qui a embar­qué un temps Super­poze dans ses musi­ciens) n’avait jamais fait la bas­cule. Les racines plutôt post-folk du pro­jet pren­nent avec ce pre­mier album une couleur plus pop, plus dandy, moins intro­spec­tive. Mais passée la sur­prise acidulée du titre “Col­ors”, un change­ment de pres­sion et un retour aux mélodies douces-amères survient. On ne pour­ra pas nier qu’Adrien se met bien : lim­ite groovy (on n’est pas à l’abri de crois­er des lignes de basse un peu sexy), davan­tage arrangée, cette base d’ingrédients rap­pelle autant Efterk­lang que Glass Ani­mals, voire The Shoes. Les atours plus diver­si­fiés et acces­si­bles de ce nou­veau disque pla­cent le pro­jet dans une course à laque­lle on ne l’aurait pas imag­iné par­ticiper : celle du paquet pop le plus sym­pa­thique. Avec suc­cès, certes, mais ce choix rap­pelle qu’on a peut-être espéré autre chose pour “Sam­ba” à la base. (Math­ias Riquier)

Col­ors (Yotanka/PIAS), sor­tie ce 18 mars. 

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