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© Jacob Khrist
2 novembre 2021

Soirées warehouse : sont-elles allées trop loin ?

par Gérôme Darmendrail

Incarnant un renouveau rave bienvenu à une époque où Paris s’endormait, les soirées warehouse sont devenues incontournables dans le paysage festif et électronique de la capitale française et de sa banlieue. Plusieurs affaires et polémiques récentes ont néanmoins montré les limites et les dérives de ce format à moitié clandestin mais commercial, qui va sans doute devoir se professionnaliser pour continuer d’exister.

Le vrombissement des basses s’entend au loin. Peu de chances qu’il gêne les voisins les plus proches, morts et enterrés. En revanche, pour les clients de l’Ibis Budget situé à l’entrée de la zone industrielle qui longe le cimetière de Bobigny, la perspective de pouvoir savourer une grasse matinée dominicale semble compromise. « L’after des pirates », organisé par le collectif OSHO#, se tient à 200 mètres de là, en plein air, au fond d’une allée entre deux entrepôts, avec la promesse de pouvoir faire la fête de 8h à 22h. Une voiture de la police municipale stationne à l’entrée, sans que cela n’émeuve les fêtards qui affluent pour terminer leur nuit — rares sont ceux qui semblent commencer leur journée. Ils ont reçu l’adresse par e-mail trois quarts d’heure avant le début de l’évènement. Téléphone en main, ils présentent leur pass sanitaire, avant d’ouvrir l’application Shotgun et de faire scanner leur place. Une fouille rapide, et ils y sont. Le bar est à droite, la tente des pompiers à gauche, et au fond, un mur d’enceinte crache une techno fruste qui tourne à plus de 150 BPM. La plupart filent se masser devant le DJ, quand quelques-uns profitent des palettes disposés sur le sol pour reprendre des forces. Ils n’en auront pas besoin. À 10h15, le DJ coupe le son et fait signe à la foule d’attendre deux minutes. Au bout de cinq, l’un des organisateurs, l’air dépité, prend le micro et annonce que la musique ne reprendra pas. « La mairie a appelé la préfecture qui a envoyé les flics. Voilà, on n’a pas le choix. Soit on arrête tout, soit ils rentrent. » Bravache, une fille lance : « Eh bien qu’ils rentrent, on les attend ! » L’organisateur tempère son ardeur : « Oui… bon… le truc, c’est que s’ils rentrent, ils saisissent le matos. Et là c’est notre matos, pas de la loc… Et puis ils vont nous faire chier sur la licence alcool. » Un type s’étonne : « Vous avez pas de licence ? » L’organisateur, un brin agacé : « Oui, non, enfin, on a une licence d’exploitation par un mec qui a une pizzeria, mais je ne sais pas ce qu’il fout, il n’est pas là… Enfin bref, on est désolé, on va évidemment rembourser tout le monde. » Ces dernières paroles rassurent l’auditoire. On entend quelques « Force à vous ! », et la foule se retire dans le calme sous les yeux des forces de l’ordre, plus garnies qu’au départ. Dehors, tout le monde cherche un plan pour poursuivre la fête.

« La mairie a appelé la préfecture qui a envoyé les flics. Voilà, on n’a pas le choix. Soit on arrête tout, soit ils rentrent. » L’organisateur d’une soirée warehouse, deux heures environ après le début de la fête

« On ne va quand même pas finir dans un bar ! », se lamente Greg auprès de son groupe d’amis, tout en consultant son téléphone à la recherche d’un plan de repli. « A l’origine, je devais aller à la soirée Possession, explique-t-il, mais elle a été annulée par la préfecture. Il paraît que la police a aussi fait une descente à Insanity. J’ai l’impression que ça n’arrête pas en ce moment. » De quoi préoccuper cet étudiant en école de commerce, amateur de ce type d’évènements qu’on nomme communément « soirées warehouse », parce qu’organisées dans des entrepôts ou sur des friches industrielles, quand on ne parle pas de soirées hors club, hors les murs, techno alternative ou tout bonnement de raves, puisqu’il ne s’agit finalement que d’une remise à jour des raves telles qu’elles existaient dans les années 1990 : des fêtes techno à moitié clandestines mais payantes, dans des lieux détournés de leur fonction initiale. S’il ne rechigne pas à aller en club de temps en temps, Greg reste plus attiré par les warehouses. « En club, tu paies 20 balles lentrée, 10 balles ta conso, les vigiles te font chier à lentrée, à l’intérieur, et même jusqu’en dans les chiottes. On se sent moins fliqués en warehouse. » La remarque pourra sembler cocasse, alors qu’une dizaine de policiers se tiennent à quelques mètres de nous, mais c’est un argument qui revient fréquemment.

Image d’illustration ©Bence Balla-Schottner

Du rave à la réalité

Le phénomène a démarré il y a un peu moins de dix ans, initié par une poignée de collectifs sous influence berlinoise. « On avait envie de remettre un peu en question la manière de faire la fête, mélanger la culture des raves, des squats et des clubs, raconte Sina, DJ et producteur, membre de Subtyl, l’un des collectifs pionniers. On n’était pas anti-clubs, mais opposés à certaines choses qu’on voyait en club : le jugement à lentrée, les carrés VIP, les bouteilles, la promotion un peu surfaite… On voulait revenir à l’essentiel. » Concomitant avec le retour au premier plan de la techno, le format prend son envol au milieu des années 2010, sous l’impulsion de collectifs comme Possession, Fée Croquer, Alter Paname ou Myst, qui promeuvent une fête libre et inclusive, généralement revendiquée LGBTQIA+, proposant des plages horaires étalées, sur douze heures ou plus. Organisées la plupart du temps en banlieue, où l’on trouve plus facilement de grands espaces, ces soirées déplacent le sens de gravité de la fête parisienne, faisant « éclater cette barrière physique et mentale qu’était le périphérique », comme le décrit Sina. « Ça a un peu posé les fondations du Grand Paris », ajoute-t-il amusé. Comme pour les raves d’antan, le public est tenu au courant de l’adresse au dernier moment, afin de ne pas éveiller les soupçons des autorités — peu d’organisateurs effectuent les demandes d’autorisations requises auprès de la préfecture de police et des municipalités. Le succès est indéniable. Comme le relève une étude publiée en 2018 par Shotgun, billetterie spécialisée dans l’évènementiel électronique : « La croissance des événements organisés par des collectifs est la plus forte, elle a été multipliée par sept depuis 2014, ce qui atteste […] de l’engouement du public pour les nouveaux formats de sortie proposés par les collectifs, souvent plus libres et plus expérientiels. » De quoi redonner, dans le sillage de Concrete, une attractivité à la vie nocturne de Paris, que Le Monde avait qualifié en 2009 de « capitale européenne de l’ennui ». La pandémie n’a pas freiné cette dynamique. Il n’est pas rare aujourd’hui qu’une dizaine de soirées hors club se tiennent sur un même week-end, certaines, comme Possession, pouvant attirer plus de 5 000 personnes. Preuve de cet engouement, la plateforme Boiler Room, poids-lourd de la musique électronique, s’est associée à Possession pour célébrer son dixième anniversaire à Paris, le 11 décembre prochain, lors d’un grand raout au Bourget.

« On avait envie de remettre un peu en question la manière de faire la fête, de revenir à l’essentiel. » Sina, membre de Subtyl

Ces derniers mois, pourtant, c’est moins dans les pages culture que dans la rubrique faits divers que la scène warehouse a fait parler d’elle. Il y a eu le procès mettant en cause le collectif Feel Free Records, dont le responsable vient d’être condamné à un an de prison avec sursis pour mise en danger de la vie d’autrui, coupable d’avoir organisé une fête dans un hangar vétuste et une autre en période de confinement, ainsi que des affaires de nuisances sonores survenues durant l’été à Stains, Bobigny et au Blanc-Mesnil, qui ont mobilisés mairies et riverains. D’autres polémiques, moins médiatisées, reviennent régulièrement sur les réseaux sociaux et aux oreilles : organisateurs qui vendent plus de places qu’ils n’en ont, problèmes de remboursements lorsqu’une soirée est annulée, absence de points d’eau sur les sites, prix jugés excessifs (plus de 25 euros pour une soirée sur un parking), conflits entre collectifs, et des ambiances jugées un peu moins safe, en témoigne un communiqué publié par Possession en août dernier, expliquant qu’il y aura désormais un contrôle plus strict à la porte. Mais c’est surtout une soirée organisée par le collectif La Toilette le 4 septembre dernier qui a fait scandale, lorsque 1 500 personnes ayant payé leur place 26 euros se sont retrouvées à danser dans un camp de réfugiés à Vitry-sur-Seine, avant que la police, alertée par des voisins, n’interrompe la fête. Le lendemain, Nymed, l’un des DJs qui devait jouer ce soir-là, se fendait d’un post publié sur Instagram et Facebook, faisant part de son indignation, vite devenu viral dans la sphère électronique. « Le soir même, j’ai une amie qui s’est rendue sur les lieux et qui m’a dit de ne pas venir, raconte-t-il, que c’était au milieu des migrants, dans un lieu insalubre, sans toilettes. Je ne la croyais pas, alors elle m’a appelé en visio pour me montrer. J’ai décidé d’annuler ma venue, et 24 heures plus tard, voyant que personne ne communiquait sur ce qui s’était passé, j’ai décidé de tout balancer, parce que ce n’était pas normal. »

 

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Des responsabilités à prendre

« On a fait une connerie », reconnaissent Clément et Victor, les deux organisateurs de l’évènement, qui font profil bas depuis. Une erreur qui aurait résulté de leurs difficultés à trouver un lieu pour ce qui devait être leur plus grosse fête, censée durer 24 heures. « Au départ, on avait trouvé une salle des fêtes à Bobigny, expliquent-ils. On s’était mis d’accord avec le propriétaire, mais au dernier moment on s’est fait doubler par Anne-Claire de Possession (laquelle n’a pas répondu à nos questions, ndr), qui a sorti son gros chéquier. Ensuite, on a trouvé un hangar au Blanc-Mesnil. On voulait faire ça dans les règles, alors on a fait une demande d’autorisation à la mairie, qui nous a reçu deux jours avant l’évènement pour nous dire qu’un arrêté municipal interdisait tout rassemblement festif dans cette zone de la ville. » Les billets pour la soirée déjà vendus, des DJs étrangers déjà bookés, ils ont alors opté pour ce qui leur semblait une solution de secours « pas si mauvaise », proposée par un intermédiaire : « Il nous a dit qu’une association d’aide aux sans papiers, United Migrants, était intéressée pour que soit organisée une fête dans un squat de migrants en contrepartie d’un don. » Sur les 6 000 euros promis, United Migrants n’aurait touché pour l’heure que 2 000. « Ils ont servi à construire des douches », assurent Clément et Victor, qui estiment avoir perdu 25 000 euros dans l’histoire.

« On a fait une connerie. » Les fondateurs de La Toilette

Cofondateur des collectifs Microclimat et Socle, le Syndicat des organisateurs libres et engagés, qui regroupe des acteurs de la scène techno alternative, Antoine Calvino veut croire que Clément et Victor ont plus fait preuve de légèreté que de cupidité. « Le côté symbolique du camp de migrants est terrible, ça fait vraiment “on profite de la misère des gens”, mais des fêtes dans des squats, qui servent à financer des familles précaires qui vivent dans les étages, ça existe depuis toujours. La question que soulève cette histoire, c’est le manque de lieux pour organiser des fêtes autour de Paris. C’est devenu très compliqué d’en trouver et ça pousse les organisateurs à la faute. » Il ajoute que cette pénurie de lieux a permis l’éclosion d’intermédiaires douteux. « C’est un milieu où il y a beaucoup d’argent en jeu. Si tu te débrouilles bien, tu peux dégager 30 000, 50 000 euros sur une soirée. Forcément, ça attire des margoulins. Désormais, tu as des sortes de maquignons qui repère des hangars et jouent les intermédiaires. Ils écument les zones industrielles, trouvent les lieux, font le lien entre organisateurs et propriétaires et se versent des marges énormes. Les propriétaires, eux, louent leur espace beaucoup plus cher qu’ils ne pourraient le louer en temps normal. Les organisateurs se retrouvent à payer 7 000 euros pour un hangar pouvant accueillir 700 personnes. »

Des arguments qui ne convainquent que moyennement Christophe Vix-Gras. Figure de la nuit parisienne, qui fût à l’initiative de la Techno Parade, aujourd’hui associé aux guinguettes Rosa Bonheur, il est vent debout contre les soirées warehouse. « Le problème de La Toilette ne se serait pas posé s’il y avait plus de lieux, concède-t-il, mais il n’y aurait pas ce problème de lieux si les organisateurs faisaient les choses dans les règles. C’est quand même étonnant qu’à une époque où il y a des tiers lieux dans tous les sens, ces collectifs ne puissent pas organiser des fêtes dans les règles ! » Il prend les clubs en exemple, cite pêle-mêle des défauts d’assurance, de paiement de la taxe sur la billetterie, de déclarations à la Sacem, autant de charges qui incombent aux propriétaires de clubs, lesquels se disent victimes de concurrence déloyale. « Le Sneg & Co, le syndicat des lieux festifs et de la diversité, avait écrit à la préfecture de police à ce sujet en 2018, rappelle-t-il. Sans effet. » Agent d’artiste (AMS Booking) venu des free-parties (Heretik), Max Le Disez va dans ce sens : « Il faut appeler un chat un chat, quand tu mets 3 000 personnes dans un entrepôt avec une billetterie, tu es un producteur de spectacle. Et lorsque tu es producteur de spectacle, il faut respecter certains critères de base, comme la sécurité de ton public et de ton équipe, et payer les taxes nécessaires. Je comprends que ce soit compliqué lorsque tu débutes, mais quand tu rassembles des milliers de personne dans un évènement, tu es quasiment un festival. »

« On a parfois l’impression de tenir un discours paternaliste à des ados. » Tommy Vaudecrane, président de l’association de défense des musiques électroniques Technopol

« Le problème avec les soirées warehouse, c’est qu’elles ont le côté clandestin des free-parties, mais avec un aspect commercial, résume Tommy Vaudecrane, président de Technopol, l’association de défense des musiques électroniques. Lorsque tu développes une activité commerciale qui va générer entre 50 000 et 150 000 euros de chiffre d’affaire dans une soirée, il y a quand même un certain nombre de choses dont tu devrais t’acquitter. On pense déjà aux artistes. Un DJ qui fait 20 ou 30 dates en warehouse durant une année peut facilement atteindre l’intermittence. Mais pour prétendre à cela, il faut que les organisateurs aient notamment une licence d’entrepreneur du spectacle. » De ses échanges avec les organisateurs, il retient une forme de méconnaissance et de laxisme. « Il y a beaucoup de contraintes légales en France pour organiser des évènements, que les gens ne connaissent pas forcément. Dès que tu sors d’un lieu ERP (Etablissement recevant du public) qui a déjà toutes les autorisations pour accueillir du public, ça devient complexe. Par exemple, il faut un agent de sécurité pour 100 personnes, que le lieu soit suffisamment éclairé, qu’il y ait des parcours définis, des issues de secours, des stands RdRD (Réduction des risques et dommages), des points d’eau. Si le lieu n’est pas aux normes, tu ne pourras pas être assuré. Et sans assurance, s’il y a un incident grave qui touche l’intégrité physique d’un participant, tu risques du pénal. Beaucoup d’organisateurs viennent nous voir pour nous demander de l’aide, mais dès qu’on rentre dans les détails, on les perd. On a parfois l’impression de tenir un discours paternaliste à des ados. »

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Chuter pour mieux se relever

Du côté des politiques, on avance en ordre dispersé. Si en banlieue, où les habitants fustigent une jeunesse parisienne venant faire la fête chez eux, les maires dégainent les arrêtés municipaux, à Paris, on joue la carte de l’apaisement. Adjoint au maire de la ville de Paris en charge de la nuit, Frédéric Hocquard veut d’abord souligner l’aspect positif des soirées hors club. « Quand les soirées warehouse sont apparues, on a dit : “ça va vider les clubs”, ce qui ne s’est pas produit. Au contraire, ça a amené une offre nouvelle, différente, ça a redynamisé la nuit. » Il considère toutefois qu’il faut « canaliser » cette scène pour éviter des dérives telles qu’on a pu en voir lors de la soirée La Toilette. En faisant pression sur Shotgun, par exemple, la billetterie par laquelle converge tous les organisateurs. « J’aimerais bien que Shotgun, qui est le plus gros pourvoyeur de billetterie dans ce domaine, fasse un peu le tri, qu’ils demandent un minimum de cahier des charges aux gens avec qui ils travaillent. Y’a-t-il un point d’eau ? Un stand de RdRD ? Est-ce que la fête est déclarée ? Ils ont une responsabilité. » Pour l’heure, la plateforme de billetterie se retranche derrière ses conditions générales de ventes : « L’événement est de l’entière responsabilité du producteur. » Mis en cause lors du procès de Feel Free Records pour avoir mis en vente des billets pendant le confinement, Shotgun a finalement été relaxé par le tribunal correctionnel de Bobigny. Frédéric Hocquard déclare avoir prévu de rencontrer le responsable de la start-up à ce sujet, et lui rappeler, si besoin, qu’il est partenaire de la ville sur un certains nombre d’évènements.

« Ceux qui veulent durer vont devoir se professionnaliser. » Sina, du collectif Subtyl

La position des pouvoirs publics est en train d’évoluer, pense-t-on chez Technopol. « Il y a quatre-cinq ans, il était rare que la police soit à l’entrée, remarque Tommy Vaudecrane. Et même lorsqu’elle était là, tu pouvais discuter. Ces derniers temps, beaucoup d’évènements ont été annulés ou arrêtés. Il y a un durcissement, et ce qu’on craint c’est qu’il y ait une tension sur les musiques électroniques en général. Quand on a des réunions ministérielles, on ne nous parle pas encore des warehouses, mais pour nous c’est un peu une course contre la montre. Il faut quon arrive à professionnaliser le maximum d’acteurs possibles, parce qu’on aimerait bien que ce format perdure et vive, qu’il devienne notre spécificité en France. Tu as plein d’artistes étrangers qui ont envie de venir jouer chez nous parce qu’il y a ce type d’évènements dingues dans des entrepôts. » « Ceux qui veulent durer vont devoir se professionnaliser, estime Sina, qui affirme avoir toujours organisé ses évènements dans les règles, sans problèmes avec la police. Ça peut amener à de jolies choses, comme l’ouverture de lieux gérés par les collectifs. La Station est d’ailleurs un lieu tenu par un collectif. C’est la preuve que c’est un format qui peut marcher. Nexus, à Pantin, c’est un club dans un entrepôt. Je pense qu’on va aller vers une forme d’hybridation, où les univers club et warehouse vont collaborer de plus en plus. La scène alternative a poussé les clubs à se remettre en question, un peu comme les VTC avec les taxis. Les VTC ont fait peur aux taxis, et aujourd’hui les taxis sont plus cools quavant. J’espère que la scène alternative ne va pas mourir. C’est important pour que les jeunes artistes puissent s’exprimer, à un moment où ils n’ont pas encore le réseau pour jouer dans des lieux plus établis. Il faut des lieux de développement artistique, et les warehouses font ce boulot de défrichage. »

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