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Sous le donjon…”, films d’horreur et souvenirs de rave : rencontre avec Manu le Malin

Hier sor­tait Sous le don­jon de Manu le Malin, le docu retraçant la vie d’Em­manuel Dauchez, entre raves, hard­core, fes­ti­val Astrop­o­lis et renais­sance. Un film touchant, orig­i­nal, loin des bio clas­siques, et incroy­able­ment bien filmé. Vous l’au­rez com­pris, on a aimé. On a d’ailleurs telle­ment aimé qu’on a voulu en dis­cuter, au bureau, avec Manu le Malin. De quoi oubli­er presque toute la mytholo­gie autour de ce loup soli­taire : vapo­teuse au bec, Emmanuel se marre, sou­vent, se moque de lui-même, con­stam­ment, et évoque avec plaisir un docu… Qu’il n’a pas tou­jours voulu. (Long) entre­tien. 

Tu as tout de suite été embal­lé par le pro­jet de Mario Raulin ?

Mario a réus­si à me faire dire “oui” très vite, mais c’est aus­si parce que je ne me rendais pas compte de ce que ça impli­quait ! Un an après, je lui ai dit non… Mais c’é­tait trop tard, le pro­jet était lancé, le crowd­fund­ing aus­si. J’é­tais piégé ! (rires)

Pourquoi ce change­ment d’avis ?

J’ai eu des doutes au moment de l’écri­t­ure, dans laque­lle je me suis pas mal impliqué. L’idée n’é­tait pas de faire un film sur la car­rière de Manu Le Malin, parce qu’elle n’est pas énorme non plus – je n’ai pas sor­ti 25 albums, ou fait de tour du monde, tu ne peux pas faire un doc­u­men­taire sur moi comme sur des mecs comme Daft Punk, Jus­tice ou Gar­nier. Mario voulait plutôt pren­dre l’an­gle humain, et là j’ai com­pris qu’il fal­lait que je me livre… J’ai eu envie de faire marche arrière ! Mais il a su me par­ler, c’est quelqu’un que j’ap­pré­cie et il a vrai­ment respec­té ce que je voulais… Et surtout ce que je ne voulais pas. C’est de là qu’est venue l’idée de faire des scènes de fic­tion pour illus­tr­er cer­tains pas­sages de ma vie. J’avais en tête 20 000 jours sur Terre de Nick Cave. Il m’a dit que j’é­tais com­plète­ment dingue de pren­dre un si grand film comme référence mais je préférais vis­er haut.

Ça n’a pas été trop dif­fi­cile de te met­tre en scène ?

Non, pas vrai­ment. Pas exem­ple, la toute pre­mière scène de fic­tion met en image quelque chose de très per­son­nel. Je ne voulais pas racon­ter ça face caméra, ça n’au­rait pas été joli, et de toute façon j’en aurais été inca­pable. Déjà que ça a été dif­fi­cile de faire de la voix off ! J’ai dû faire une quin­zaine de pris­es rien que pour ce pas­sage, où j’ex­plique rapi­de­ment les con­di­tions dans lesquelles je vivais enfant. Je ne voulais pas faire de psy­chothérapie de comp­toir, et j’e­spérais que ça ait de la gueule esthé­tique­ment par­lant.

Com­ment s’est passé le tour­nage de ces scènes ?

On a passé une semaine com­plète au château avant la soirée Spring pour fig­nol­er et tourn­er ces fameuses scènes de fic­tion. J’avais déjà le résul­tat final en tête, surtout pour ce seg­ment du début, où je par­le de films d’hor­reur, toute ma cul­ture. Notam­ment L’Ex­or­ciste, qu’on évoque dans le docu sans le citer : je l’ai vu beau­coup trop jeune, je n’ai pas dor­mi pen­dant quatre-cinq ans, je me suis mis à vivre la nuit et dormir le jour – c’est com­pliqué pour l’é­cole, d’au­tant que je vivais seul dans une cham­bre d’hô­tel, livré à moi-même. Ce film m’a beau­coup mar­qué, et j’ai d’ailleurs sam­plé L’Ex­or­ciste 2 pour faire mon pre­mier (et seul) album, Fight­ing Spir­it, sur plusieurs morceaux comme “Share My Wings” ou “Men­tal Ill­ness”. Et me faire filmer trois fois pour avoir au mon­tage cette espèce de “détriple­ment” de la per­son­nal­ité, ça marche bien aus­si avec ce que je suis : on est plusieurs dans ma tête ! (rires)

Est-ce que cette expéri­ence t’a don­né envie de te lancer dans la réal­i­sa­tion de film, de docu, de clip peut-être ?

Non pas vrai­ment, je n’ai ni les moyens ni les rela­tions pour me lancer sérieuse­ment der­rière une caméra. On m’a pro­posé plein de pro­jets de ce type cela dit, notam­ment pen­dant ma péri­ode de creux, mais j’ai tou­jours dit non. J’ai de toute façon dit non à beau­coup de choses à cette époque-là.

C’é­tait un creux de la vague subi, mais un peu choisi aus­si ?

Oui, com­plète­ment. Quand tu n’as plus envie, ce n’est plus la peine ! On en par­le un petit peu dans le film, et puis ça s’est vu : ça n’a pas été facile pen­dant quelques années. Mais tout va bien main­tenant !

Dans le film, l’his­toire com­mence vrai­ment en 1997, avec cette pre­mière soirée organ­isée par Astro au château de Keri­o­let. Ça t’a mar­qué ?

Je ne savais pas où j’al­lais, les gens d’As­tro ne me l’avaient pas dit ! Et je suis arrivé dans cet endroit mag­nifique, et j’ai pris une tarte… J’en prends plein des tartes dans ma vie, et c’é­tait une de plus. Mais je ne suis pas objec­tif quand je par­le d’As­tro, ce sont mes potes, c’est comme une sec­onde famille – un peu comme une pre­mière même. En tout cas, ce lieu est mag­ique.

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On racon­te qu’après tes sets à Keri­o­let tu aimais t’isol­er dans le château, avec les gar­gouilles. C’est vrai ?

Oui ça m’est arrivé ! On a d’ailleurs voulu le filmer, mais je me suis ren­du compte qu’avec le temps j’avais dévelop­pé un véri­ta­ble ver­tige. Je ne peux plus y aller… Alors que ça ne me posait pas trop de prob­lème avant. J’ai déjà grim­pé sur un château d’eau à 12 mètres de haut, mais je n’é­tais pas vrai­ment dans mon état nor­mal (rires). Je décon­seille évidem­ment de faire ça, ne faites pas ça chez vous, mais je n’avais plus le ver­tige ! Quoiqu’il en soit j’ai tou­jours aimé me balad­er dans ce château, y rester longtemps après la fin du fes­ti­val. A chaque démon­tage d’As­tro je zon­ais dans le coin avec mes potes, et dès que c’é­tait un peu dégagé, on ressor­tait les enceintes, les platines, et on remet­tait ça jusqu’au lun­di matin. Les équipes d’As­tro me dis­aient que je fai­sais chi­er… Mais c’é­tait les pre­miers à aller danser !

Il y a une scène assez intéres­sante dans le doc­u­men­taire, où tu racon­tes que, finale­ment, tu t’en foutais un peu de la musique dans tes pre­mières raves, car l’im­por­tant c’é­tait de se retrou­ver en une petite com­mu­nauté.

Oui, mes pre­mières, je les ai vécues comme ça.

C’est une opin­ion qu’on t’a reproché ? Il y a beau­coup de puristes qui ont dû s’en offus­quer…

Je trou­vais ça génial les raves, mais je m’en foutais de savoir qui était der­rière tel ou tel morceau. Après, j’ai bien sûr com­mencé à m’y intéress­er quand je me suis mis à mix­er, et notam­ment aux orig­ines de cette musique – même si vingt après je ne sais pas tou­jours qui est dans mon bac, comme le dit Gildas dans le docu. De toute façon j’ai tou­jours été un peu à part, un peu sauvage, et mes débuts de DJs dans les raves n’ont pas for­cé­ment été très bien accueil­lis. Un bon paquet de gens ne m’ont plus du tout par­lé de la même façon une fois que j’ai com­mencé à mix­er. Et ces gens-là… Je les emmerde, en gros. J’ai fait ce que j’aimais, ça a changé ma vie, et c’est tout ce qui compte pour moi, plutôt que d’aller cir­er des pom­pes à celui qui a inven­té ceci ou cela. Alors ça, for­cé­ment, ça n’a pas tou­jours plu.

Et toi, ce qui t’a plu au tout début, c’est surtout la dimen­sion sociale de ces soirées…

Je viens d’un milieu vio­lent, des rues de Paris, des stades de foot… Ce n’est pas un secret. Si tu veux voir la vie comme un livre, le mien était à peine com­mencé et les pages n’é­taient pas très jolies. Et là, un nou­veau chapitre s’ou­vrait avec les raves. C’é­tait le bon­heur. Je sor­tais de prison quelques années avant, je ne demandais qu’à m’ou­vrir aux gens — je suis un gen­til garçon mal­gré tout ! Je voulais com­mu­ni­quer, et les dis­ques m’ont per­mis de le faire, sans même que je réalise vrai­ment que ma pas­sion allait devenir mon méti­er – et vice et ver­sa. On était 1000, 2000 ou 3000, et il n’y avait pas une his­toire, pas un regard de tra­vers, pas un coup de pres­sion… Con­traire­ment à toutes ces choses que je con­nais­sais dans ma vie d’a­vant, dans laque­lle je com­mençais vrai­ment à étouf­fer. Je com­mençais déjà à sor­tir dans les clubs, et j’al­lais là où on fai­sait le plus la fête sur cette nou­velle musique qui me touchait : dans les boîtes gay, aus­si parce qu’il n’y avait pas de bas­tons. L’ex­ten­sion de ça, ça a été les raves. Je me suis donc socia­bil­isé, et j’ai vieil­li, mon car­ac­tère a repris le dessus, mais j’ai gardé ma tribu, ma meute de loups.

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Ça a encore du sens cet esprit com­mu­nau­taire quand on vieil­lit et devient adulte ? On asso­cie sou­vent l’en­vie d’avoir une “tribu” à l’ado­les­cence…

Bien sûr, même en vieil­lis­sant c’est impor­tant de garder ça ! Alors oui, quand main­tenant on se réu­nit entre per­son­nes aimant la fête et cette musique, on est 30000. On n’est plus tous là pour les mêmes raisons… Mais ce n’est pas grave ! Il faut que ça con­tin­ue parce que, pour faire vrai­ment de la psy­cholo­gie de comp­toir, c’est impor­tant de pou­voir s’échapper du quo­ti­di­en. Car la vie en 2017 est vache­ment moins facile qu’en 1990. Et ce n’est peut-être pas un hasard s’il y a une renais­sance du courant tech­no et une scène élec­tron­ique ultra dynamique en France ces dernières années. Je suis parisien, et il y a des trucs de ouf partout ! Je revis et je ressors ! Au Péri­pate, Champ Libre, Alter Paname où j’ai joué il n’y a pas longtemps… Pour par­ler comme un vieux con, ça me rap­pelle ma jeunesse de raveur ! Je veux con­tin­uer à garder cet esprit hédon­iste même si je sais que ça ne chang­era pas le monde, comme je le pen­sais il y a vingt ans, avec cette musique sans parole et sans fron­tière. Je m’é­tais d’ailleurs accroché il y a dix ans avec le jour­nal­iste Eric Dahan sur un plateau télé (Fax’O sur M6, en 2007, on a eu beau cher­ché il n’y a pas de vidéo sur le net, ndlr.) : il dis­ait que pour appréci­er la tech­no il fal­lait pren­dre des ecsta­sys. Bon, aujour­d’hui je ne suis pas loin d’être d’ac­cord avec lui (rires). Mais à l’époque on essayait comme on pou­vait de défendre l’in­térêt artis­tique de cette musique. Je lui ai répon­du que pour moi la tech­no c’est l’anti-conformisme, l’anti-repli sur soi, et un mélange des peu­ples – un black de Detroit nom­mé Jeff Mills envoie sa musique à un blanc de Franc­fort, Marc Acardi­pane, et là naît le hard­core ! C’é­tait ça la beauté du truc, et c’est tou­jours le cas ! Quoique, vis­i­ble­ment l’ou­ver­ture d’e­sprit ne se retrou­ve plus trop dans cer­tains publics…

Tu par­les du gros déra­page sur le mur Face­book de Lau­rent Gar­nier ? (Pour rap­pel, Lau­rent Gar­nier a passé “Porcherie” des Béruri­ers Noirs à la fin d’un set au Rex Club, devant une marée de jeunes doigts d’hon­neur lev­és. Quand il a post la vidéo de ce moment sur Face­book, une foule de fans électeurs du FN ont hurlé, ndlr.)

Oui. C’est bien la pre­mière fois que je suis allé com­menter quelque chose sur Face­book sous le nom de Manu Le Malin, alors que j’ai arrêté d’être reven­di­catif ou vin­di­catif il y a longtemps. Au début, je l’é­tais, je prêchais pour ma paroisse, la musique tech­no. Mais poli­tique­ment ça a tou­jours été com­pliqué : je n’ai pas eu le droit de vote pen­dant plusieurs années suite à mes soucis judi­ci­aires. Mais je me suis pris une claque en 2002, comme tout le monde. Du coup, depuis, je vote, c’est trop impor­tant. Pour revenir à Gar­nier, j’ai ressen­ti le besoin de le soutenir quand j’ai vu ces com­men­taires. Déjà parce que c’est Gar­nier, c’est le patron. Et puis ce n’est pas la pre­mière fois qu’il joue ce morceau, et dans les tekni­vals c’est un titre qu’on a enten­du 150 fois ! Il l’a fait au bon moment, j’ai trou­vé ça très classe, et le loup est sor­ti du bois… Enfin non, c’est moi le loup !

C’est quoi cette obses­sion avec les loups ?

J’adore les loups, ça remonte à l’en­fance. Le Loup-garou de Lon­dres m’a beau­coup mar­qué, j’ai une belle obses­sion pour les loups et en par­ti­c­uli­er pour la lycan­thropie. J’ai l’im­pres­sion de vivre un peu comme ça, en loup soli­taire, plus ou moins ancien chef de meute qui s’est retiré tout en con­tin­u­ant à regarder ses petits.

Pour un soli­taire tu as beau­coup tra­vail­lé en duo, avec Torgull d’abord, puis plus récem­ment Elec­tric Res­cue…

Je suis soli­taire dans ma vie privée. Mais musi­cale­ment, j’ai des garde-fous, comme Torgull ou aujour­d’hui Elec­tric Res­cue, qui m’empêchent de péter un plomb. Et je fais de jolies choses avec eux. C’est mon essence ces gens-là. J’ai besoin des gens, et en même temps j’ai un rejet des gens… C’est com­plexe ! (rires) C’est le week-end, en teuf, que je fais ma thérapie. Je me sens bien der­rière les platines, je n’ai pas besoin de par­ler, je fais de la musique et je fais danser les gens. Toute ma vie est là.

Il y a des vidéos sou­venirs assez savoureuses avec Torgull dans le docu à l’époque de Palin­drome, mais au final très peu d’im­ages d’archive…

C’est un par­ti pris de Mario que d’u­tilis­er très peu d’im­ages d’archive. Car sinon on tombe dans un for­mat doc­u­men­taire clas­sique, et nos­tal­gique. Ce n’est pas notre truc. Les seuls images d’archive qu’on utilise vrai­ment, c’est en effet de l’époque Palin­drome – et là on peut remerci­er Damien Raclot-Dauliac (le réal d’un autre doc­u­men­taire s’in­téres­sant à la tech­no, We Had A Dream, nldr.). On n’au­rait pas pu par­ler de Palin­drome sans ces images : il faut le voir pour com­pren­dre ce que j’ai vécu et ce qu’on a fait comme con­ner­ies. Tout n’a pas été loupé dans ce pro­jet, il y a un morceau que j’aime vrai­ment beau­coup sur l’al­bum, “Wolfen”. Sauf que ça a clashé. Ça fait quelques années que Torgull et moi on se revoit. Mais on a repar­lé du pro­jet pour la pre­mière fois face caméra. Philippe est mon meilleur ami, mais cette engueu­lade à la fin de Palin­drome nous a fait beau­coup de mal. C’é­tait bien sûr lié à un soucis sous-jacent : Philou n’en pou­vait plus de mes prob­lèmes d’al­cool et de dope. Je fra­cas­sais tout autour de moi, pas unique­ment Palin­drome. Dans notre petite meute, on n’é­tait pas habitué à baiss­er les bras. Or c’est exacte­ment ce que je fai­sais à l’époque, quand j’ai com­mencé à avoir des prob­lèmes de jeu par exem­ple. Philippe m’est ren­tré dedans, on en est presque venu aux mains, et ça chez nous c’é­tait inter­dit : dans notre bande, il y avait du respect, on se par­lait cor­recte­ment… Quand je vois les jeunes se dire aujour­d’hui “enculé” ou “ta gueule” entre potes, je ne com­prends pas trop : on ne se par­lait pas comme ça ! Donc le fait qu’on se dis­pute si fort, ça a cassé un truc. Pen­dant dix piges, on ne s’est pas adressé la parole, ou alors un tex­to pour les anniver­saires. Mais ça c’est fini, on s’est bien retrou­vé !

Manu le Malin et Torgull. Crédit : Sour­dor­eille Pro­duc­tion

A la toute fin du docu, on entend ce morceau, “Mis­eri­cor­dia”, que vous avez pro­duit pour votre duo W.LV.S.. Il va sor­tir offi­cielle­ment un jour ?

On attend. Si ça ne tenait qu’à moi il serait déjà sur le net en télécharge­ment gra­tu­it. Mais Res­cue me retient, me dit qu’on va faire un joli maxi. Ce n’est pas pour faire de l’ar­gent – on en va pas en faire, on le sait ! -, plutôt pour sor­ti un bel objet. On a deux max­is de prêts, on cherche juste le bon label.

Quant au générique de fin, il a été filmé à la Super 8 c’est ça ?

Oui. C’est Vic­tor, le cam­era­man, qui a eu cette idée, c’est super joli. On s’é­tait noté tout un tas d’idées dans le genre, j’avais envie qu’il y ait plein de petits clips tout au long du docu. Par exem­ple, il y a un loup dans le film. Il s’ag­it d’un hybride qu’on est allé cher­ché dans une ferme ani­mal­ière pour le ciné­ma… Et finale­ment il ressem­blait beau­coup plus à un chien qu’à un loup, donc on a gardé assez peu de plans. Au moins, ça m’a per­mis de voir des loups de près à la ferme, j’é­tais con­tent ! On a quand même su se couper de cer­taines envies – enfin ça surtout été plus dur pour moi, je voulais même finir à poil à la fin avec le loup, pour retourn­er dans la forêt comme un loup-garou. Tant pis ! (rires) Pour revenir sur la petite his­toire du générique, je devais appa­raître à l’im­age. Mais c’é­tait à la fin de la Spring, je venais de jouer cinq heures, j’avais vrai­ment envie qu’on me laisse tran­quille, d’au­tant que j’avais déjà une semaine de tour­nage dans les pattes. Du coup, j’é­tais caché aux pieds de Lau­rent Gar­nier, en tailleur, en train de lui faire des cœurs avec les doigts. C’é­tait cool.

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