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Klipsch / Yamaha / Kef
17 avril 2024

Yamaha, Klipsch, Kef : la sélection audio de Tsugi

par Benoît Carretier

Chaque mois, Tsugi vous fait part de sa sélection tech disponible dans le dernier numéro en date du magazine Tsugi. Tests produit, décryptages et conseils : testés et éprouvés ! Suivez le guide.

Cet article est issu du Tsugi 169 : DJ, la drogue au bout des platines?

 

Yamaha

Yamaha MusicCast 200

Yamaha MusicCast 200

Aussi étonnant que cela puisse paraître, il s’est vendu en 2023 deux fois plus de CD que de vinyles. Ce sont ainsi plus de 10,5 millions de galettes argentées qui se sont écoulées sur notre territoire l’an dernier. Étrangement, il est beaucoup plus facile de trouver son bonheur au rayon des platines vinyles que dans celui des platines CD, désormais trusté par des modèles haut de gamme, voire audiophiles.

Qu’à cela ne tienne, Yamaha est là pour pallier ce manque avec sa MusicCast 200, véritable tout-en-un qui tient plus de la minichaîne connectée que du simple lecteur CD. Et c’est bien là tout son intérêt. En dépit de son tarif élevé (719 €), difficile de ne pas être séduits par cet appareil au design abouti et épuré qui comble tous nos désirs et toutes nos attentes : CD, radio, webradio, DAB, musique stockée sur un réseau local, streaming (Tidal, Spotify, Qobuz, Amazon Music, Deezer), port USB, entrée auxiliaire, Bluetooth, Airplay… Quelle que soit la source, la MusicCast 200 la lira, avec une qualité irréprochable et un coffre étonnant pour un modèle aussi compact.

On sent bien là toute la maîtrise de la firme japonaise, très rarement prise en défaut quand il s’agit de qualité de restitution du son. Petit bonus utile, la microchaîne peut même remplacer un chargeur de smartphone. Il suffit de poser son téléphone sur le logo Qi pour que le chargeur sans-fil fasse son office (même quand le lecteur est à l’arrêt). Un peu gadget, certes, mais tellement pratique.

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audio

Klipsch Nashville

Klipsch Nashville

Quand on pense à Klipsch, la première enceinte qui vient à l’esprit est l’énorme modèle pavillonnaire Klipschorn, une icône née en 1946 et qui a connu son heure de gloire durant l’âge d’or du clubbing new-yorkais. Si la firme américaine conçoit toujours des colosses à 200000 €, elle a pris acte des changements de consommation de la musique et a diversifié son offre, proposant des intras (sans grand succès) et toute une collection d’enceintes Bluetooth, résidentielles et nomades.

Dernière-née de cette gamme d’enceintes transportables, la Klipsch Nashville se veut un hommage aux grandes villes du rock US – avec sa petite sœur Austin sa grande sœur Detroit – et son design a comme un air de déjà aperçu chez son principal concurrent sur ce marché, Marshall. Difficile de ne pas noter les similitudes, mais limiter ce pavé d’un petit kilo à cette vague ressemblance serait injuste. Avec ses deux haut-parleurs à large bande, ses deux radiateurs passifs et ses deux amplificateurs de 10 W, la Nashville en impose.

Pour 180 €, nous voilà en possession d’un adorable petit monstre qui sait se faire entendre. Sa puissance sonore est impressionnante au regard de ses dimensions. Elle décoiffe, purement et simplement, que ce soit devant ou derrière, grâce à sa diffusion bidirectionnelle. Le son est rond et chaleureux, avec des basses bien présentes – mais sans excès (l’égalisation est de toute manière personnalisable dans l’app associée). Robuste, à l’épreuve des éléments (IP67), bénéficiant de 24 h d’autonomie et d’un kit mains libres intégré pour prendre les appels (une rareté), la Klipsch Nashville a des atouts pour séduire. Il ne lui reste qu’à s’imposer

 

audio

Kef LSX II LT

Kef LSX II LT

Et si on rêvait un peu avec des enceintes à 1000 €? Modèle « simplifié» des excellentes LSX II, sorties l’été dernier et vendues 1500 €, ces LXS II LT (l’important est dans le LT, pour « light ») ne bénéficient pas de finitions aussi abouties, mais conservent toutes les qualités sonores de la première version. La seule différence réside dans la connexion entre les deux enceintes. Alors qu’elle était 100% sans-fil auparavant, il faut désormais relier les deux enceintes par un câble USB-C (qui fournit aussi l’alimentation électrique à l’enceinte secondaire).

Avantage de l’inconvénient filaire, les férus de haute résolution peuvent désormais profiter du 24 bits/96 kHz. Alors, pourquoi craquer pour ces enceintes à 1000 €? Déjà, pour la qualité étourdissante de la restitution sonore. Ces enceintes hi-fi actives et connectées sont sûrement, dans cette gamme de prix (c’est-à-dire la fourchette basse de la marque britannique), ce que l’on peut trouver de mieux aujourd’hui.

Très musicales, ces LXS II LT sont la porte d’entrée idéale vers l’audiophilie et ne déçoivent jamais, quel que soit le style de musique. Ensuite pour leur polyvalence. Leur connectique, située sur l’enceinte principale et pilotable via une app complète et intuitive, donne le tournis : Ethernet, WiFi, Bluetooth, AirPlay 2, Google Chromecast, Spotify Connect, Tidal Connect, UPnP (et on en oublie) pour les connexions réseaux ou sans-fil, HDMI ARC (pour connecter une télévision), USB-C (pour lecteurs externes), sortie optique Toslink (pour platines vinyles ou CD), sortie pour caisson de basses (pour se faire un home cinéma 2.1 par exemple ou amplifier les graves)… Un sans-faute à tous les niveaux et une expérience sonore tout simplement exceptionnelle. D’où le prix.

 

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