©J. Ratrique

Une nuit au feu Social Club avec Onelight

On a beau­coup aimé Empo­ri­um, le sec­ond album sor­ti en juin dernier de One­light, pro­duc­teur niçois instal­lé à Paris. Une fies­ta élec­tron­ique sin­gulière où le R&B s’invente un futur, loin des balis­es du genre. Ben­jamin a choisi de nous rep­longer dans les grandes heures du Social Club à Paris, où l’on croise la regret­tée Sophie et l’un de ses héros, Jim­my Edgar. En route pour la rue Montmartre.

Arti­cle issu du Tsu­gi 143 : Garnier/Limiñanas, disponible en kiosque et en ligne. 

20h : Dîn­er au restau­rant avec une véri­ta­ble équipe d’épicuriens aver­tis : les com­plices de mon ancien label Musique Large, Rekick, Ful­geance et Baron Rétif&Concepción Perez. Nous avions choisi pour l’occasion Sardeg­na a Tavola, un étab­lisse­ment qu’on croirait tout droit sor­ti de l’univers de la série Les Sopra­nos, aux spé­cial­ités sardes exquis­es. Ten­ancier bougon, déco­ra­tion kitsch à souhait, assi­ettes incroy­able­ment généreuses, on s’attendait presque à voir débar­quer James Gan­dolfi­ni pour l’addition. Après avoir savoureuse­ment mangé, ce fut l’heure de pass­er aux festivités.

Les pro­duc­tions de Sophie étaient éton­nam­ment aus­si max­i­mal­istes qu’elle-même sem­blait timide et sensible.”

22h : Vient l’heure pour moi de jouer : c’est par­ti pour une heure d’un mix “sig­na­ture” qui me tient tant à cœur, savant mélange de funk, tech­no et R&B. En guise de “clos­ing track”, je me sou­viens avoir passé un morceau de Cia­ra, sur lequel la foule s’est mélangée allè­gre­ment, dans la fumée et les lumières stro­bo­scopiques. Un sou­venir sen­suel et sen­soriel mag­nifique que je ne suis pas près d’oublier.

23h : Le live de Sophie qui a suivi est sûre­ment ce que j’ai enten­du de plus incroy­able ces dernières années. Elle avait sor­ti ce red­outable morceau qu’est “Noth­ing More To Say”, con­den­sé dis­coïde ultra-musclé et accrocheur. Mais son live était dif­férent et incroy­able­ment sin­guli­er, entre trap, elec­tron­i­ca et beats déver­gondés, à la fois très expéri­men­tal et out­rageuse­ment pop. Les pro­duc­tions de Sophie étaient éton­nam­ment aus­si max­i­mal­istes qu’elle-même sem­blait timide et sen­si­ble, et cette per­for­mance unique m’a don­né l’impression de décou­vrir un tout nou­veau genre musical.

00h : La soirée bien entamée, les esprits bien échauf­fés, c’est Jim­my Edgar qui s’est chargé de clô­tur­er en beauté par un DJ-set dia­ble­ment maîtrisé.

Je peux dire que ma musique ne serait cer­taine­ment pas la même sans ce genre de nuits.”

1h : Fin du set de Jim­my Edgar. Nous avons passé un moment à dis­cuter ensem­ble en back­stage de sujets aus­si ésotériques que la civil­i­sa­tion mex­i­caine ou bien encore les expéri­ences hors du corps. Je peux dire que je n’ai pas eu ce genre de con­ver­sa­tions très sou­vent : Jim­my Edgar est autant un artiste fasci­nant qu’une per­son­nal­ité hors norme. En défini­tive, je peux dire que ma musique ne serait cer­taine­ment pas la même sans ce genre de nuits hors du commun !

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Tsugi 143

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