©Edouard Richard

Villette Sonique : les artistes racontent leurs meilleures anecdotes de festival

Le week-end dernier, le Vil­lette Sonique se déroulait pour la quinz­ième fois dans le parc de La Vil­lette. Pour l’oc­ca­sion, on a demandé aux artistes qui s’y pro­dui­saient de nous racon­ter cer­taines de leurs meilleures anec­dotes de festival.

Le Vil­lette Sonique, c’est chaque année le véri­ta­ble début de l’été. Situé juste à côté du beau stu­dio de Tsu­gi Radio dans le parc de La Vil­lette, l’évène­ment ouvre chaque année le bal des fes­ti­vals esti­vaux en y rassem­blant une pro­gram­ma­tion éclec­tique, de la tech­no à la pop en pas­sant par le rock. Annulé pour cause de pandémie l’an­née dernière, on était ravis d’y assis­ter ce week-end pour y voir des con­certs, certes assis et sans pos­si­bil­ité de pogo, mais les pre­miers depuis bien­tôt un an. Tout ça a fait remon­ter en nous beau­coup de sou­venirs de fes­ti­val ; une douce nos­tal­gie qu’on a demandé aux artistes pro­gram­més à cette édi­tion 2021 de partager avec nous. Ils nous racon­tent leurs meilleures his­toires de festival.

Frànçois & The Atlas Mountains

On est en 2012, dans la cam­pagne écos­saise du Doune The Rab­bit Hole Fes­ti­val, un petit fes­ti­val DIY sur le lieu du tour­nage de Holy Grail de Mon­ty Python. L’organisateur se promène avec une peau de mou­ton qui cache des fioles de toutes les couleurs. Le per­cus­sion­niste et le régis­seur y gout­tent dès l’arrivée. Grave erreur : ils revi­en­nent affublés d’un maquil­lage style Brave­heart. Pire, l’élixir ralen­tit la per­cep­tion du temps et l’effet agit au moment de mon­ter sur scène et c’est par­ti pour un con­cert bien mouel­lax. On se réveille le lende­main en pleine forêt. Je suis accroché à un arbre. Mais que s’est-il passé ?

Christophe Vaillant de Maxwell Farrington & Le SuperHomard

Dans un très célèbre fes­ti­val d’été du sud de la France, où je jouais très tôt dans l’après-midi avec mon groupe de l’époque sur l’une des petites scènes annex­es, j’ai eu la chance d’avoir accès à un ser­vice de restau­ra­tion hyper lux­ueux, servi sur la ter­rasse d’un ancien château avec vue sur la mer. Dans ce cadre par­a­disi­aque, je m’in­stalle et com­mence à dévor­er tout ce que je vois pass­er devant mes yeux émer­veil­lés par tant de beauté culi­naire. Soudain sur­git “LA star” du fes­ti­val, entourée de ses gardes du corps et de tout son staff, une grande vedette inter­na­tionale dont je tairai le nom car, en effet, ce court texte pour­rait lit­térale­ment bris­er sa longue car­rière. Bref, “LA star” s’in­stalle à côté de nous avec toute sa cour et com­mence son repas, fru­gal et diété­tique. Au bout de quelques min­utes, un type prend son télé­phone et son courage à deux mains et s’a­vance pour deman­der une pho­to dans un anglais très approx­i­matif. “LA star” saisi alors le télé­phone du gars, le prend en pho­to et lui rend sèche­ment son mobile en lui dis­ant : “La voilà ta pho­to !”, dans un anglais très désagréable. Le pau­vre gars, hyper mal à l’aise, se casse immé­di­ate­ment, et “LA star” n’a plus jamais vrai­ment bril­lé à mes yeux.

Nathan Roche du Villejuif Underground

Nous avons joué sur la scène heavy met­al de l’un des plus grands fes­ti­vals d’Eu­rope, le Dour Fes­ti­val en Bel­gique. En tout cas, je ne sais pas ce qui s’est passé mais après avoir fini de jouer, les gars ont volé une des voiturettes de golf util­isées pour trans­porter les artistes et se sont échap­pés. Puis ils ont été pour­suiv­is par d’autres per­son­nes tra­vail­lant au fes­ti­val et ils leur lançaient des bananes comme dans Mario Kart. Un autre bon moment était de rouler à l’ar­rière des voiturettes de golf à Pékin, chaque fois que nous voulions retourn­er dans notre hôtel cinq étoiles dans la fausse Cité inter­dite (sic). Nous étions trop saouls pour les vol­er cette fois.

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