Weather Festival, We Love Green… Notre week-end idéal

Ce début de semaine est plein de doutes pour une bonne par­tie des Parisiens accros au fes­ti­vals… Ou du moins ceux dis­posant d’un joli compte en banque ou gag­nant des places grâce à notre agen­da : Weath­er Fes­ti­val ou We Love Green ? We Love Green ou Weath­er Fes­ti­val ? Les deux par­di ! Car ce n’est pas une som­bre his­toire d’événe­ment améri­cain décalé qui nous fera man­quer une miette du meilleur des deux fes­ti­vals. De quoi con­coc­ter le pro­gramme du week-end idéal. 

Dieu mer­ci, c’est vendredi 

Pour fêter la fin de la semaine, il n’y a pas de grand dilemme : c’est à Weath­er qu’il fau­dra être, We Love Green n’ou­vrant que le lende­main. Rendez-vous donc pour une pre­mière nuit à l’aéro­port du Bour­get, dès 20 heures — en ayant préal­able­ment chargé sa carte cash­less, sinon bon­jour la galère. Un tour du côté du Camion Bazar (le week-end est chargé, autant aller leur faire un coucou dès le pre­mier soir), un cro­chet pour danser aux sons d’Eme­line Ginestet, aka Mol­ly et anci­enne pro­gram­ma­trice du Rex Club, un pas­sage obligé vers Dixon… Il y aura de quoi faire, surtout du côté des col­lab­o­ra­tions : le Weath­er accueillera ce soir-là un back-to-back du cou­ple Adam Bey­er-Ida Eng­berg, Tuskegee (Seth Trox­ler et les Mar­tinez Broth­ers) et Collabs3000 (Chris Liebing et Speedy J). Allez, au lit, dans un tipi

Same­di, tout est permis 

Là, les choses se gâtent. Où aller ? Notre par­cours idéal com­mencera devant L’Im­péra­trice à We Love Green, his­toire de prof­iter d’un live au soleil (l’e­spoir fait vivre), pour ensuite décou­vrir les tal­entueux Fati­ma & Eglo Band — à sur­veiller de près. Ensuite, il y a deux écoles : ceux qui restent à We Love Green pour assis­ter au retour de LCD Soundsys­tem (entre temps passeront Hot Chip, Metron­o­my en DJ set, Les Fils du Cal­vaire ou encore Float­ing Points), et ceux qui s’en­fuient au Bour­get dès 19 heures pour voir The Black Madon­na et le trop rare Venet­ian Snares — moins acces­si­ble certes, mais pour les fans cette petite heure de live sonne comme un mir­a­cle. Quoiqu’il en soit, pensez à manger à We Love Green : avec sa sélec­tion de “nomade, bio, éthique, locale et de sai­son”, il y aura du choix — le chef Pierre Sang aura même un stand.

Une fois la panse bien rem­plie, passé minu­it, pas de doute, direc­tion le Bour­get pour finir la soirée au Weath­er en la douce (ou pas) com­pag­nie de Point G, MCDE, Robert Hood en set hip-hop, des Roumains Rhadoo, Petre Inspires­cu et Raresh, sans oubli­er le joli enchaîne­ment très berli­nois Mar­cel Dettmann-Ben Klock. Scu­ba se charg­era d’achev­er les plus courageux jusqu’à 10 heures du matin. 

Dimanche, on com­mence à regret­ter de ne pas avoir posé notre lundi 

Si l’humeur du same­di vous emmène jusqu’à 10 heures du matin, dif­fi­cile d’imag­in­er un retour au char­bon à 14 heures. Pour­tant, ce serait rater Super­poze à We Love Green et Actress en live quelques min­utes plus tard à Weath­er. Après, ça se gâte encore plus, avec un choix cornélien : plutôt rock avec Sav­ages et grands clas­siques avec Air et PJ Har­vey à Vin­cennes ou com­bo Nina Krav­iz-Ricar­do Vil­lalo­bos-Rød­håd au Bour­get ? Le tout est de savoir quelle ambiance vous recherchez. Car même si We Love Green s’ou­vre cette année un peu plus à l’élec­tron­ique, on ne vient voir les mêmes choses aux deux fes­ti­vals. Alors si ce n’est quelques choix dif­fi­ciles et pos­si­bles débats entre potes, faire les deux, c’est pos­si­ble — d’ailleurs on vous fait gag­n­er des places pour We Love Green ici, et des places pour Weath­er . On ne four­nit par le K‑way par contre. 

(Vis­ité 79 fois)