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11 avril 2022

1 candidat / 1 son : la playlist « Si j’étais Président » made in Tsugi

par Corentin Fraisse

« Ah shit, here we go again.«  Les résultats du premier tour de l’élection présidentielle 2022 sont tombés, et donnent essentiellement le même résultat qu’en 2017 : Emmanuel Macron et Marine Le Pen se retrouvent au second tour. Ça nous a donné l’idée de faire une mini-playlist maison, et d’associer à chaque candidat sa chanson.

« Si j’étais Président de la République / J’écrirais mes discours en vers et en musique / Et les jours de conseil, on irait en pique-nique / On f’rait des trucs marrants, si j’étais Président » chantait Gérard Lenorman en 1980. Dommage qu’une nouvelle fois, personne n’ait eu la riche idée de l’inscrire en candidat officiel. Chez Tsugi on a voulu s’amuser en associant un titre à chacun des douze candidats à la présidentielle ayant recueilli leurs 500 parrainages. Histoire de résumer -avec un peu d’imagination- leur état moral du moment… Ou simplement la campagne présidentielle qui s’achève déjà, pour les dix candidats non-qualifiés pour le duel final.

Petit disclaimer : nous ne sommes pas politologues et avons encore moins la prétention de l’être. On est juste là pour détendre l’atmosphère, sans attaquer personne, sans (trop de) jugement vis-à-vis des candidats. Ici on parle musique, rappelez-vous que c’est bon enfant. Calmez-vous, ça va bien se passer. Et en avant la playlist !

 

Emmanuel Macron : « Déjà vu » – Toro y Moi

On prend les mêmes, et on recommence ? En tout cas, le Président sortant a fait un meilleur score en 2022 qu’en 2017. Alors même qu’il sort d’un quinquennat éprouvant, qu’il a souvent fait preuve de maladresse et parfois de mépris vis-à-vis des populations les plus en difficulté en France… Alors même que les mécontentements à son égard furent légions. Alors même que son programme de 2022 s’annonce dans la même lignée que les cinq ans qu’on vient de vivre. Fascinant.

 

Marine Le Pen : « Invaders Must Die » – The Prodigy

La candidate Rassemblement National a fait du second tour son jardin. À coups de « je suis une mère de famille, vous savez » et d’interviews où elle parle de son amour pour ses chats et le jardinage, Marine Le Pen a quasiment réussi à se « dédiaboliser ». Bien aidée par le Z, évidemment, qui l’a rendue presque douce et rassurante -on a bien dit « presque ». Mais son objectif premier, ne l’oublions pas, c’est toujours la préférence nationale. Donc l’immigration en France, c’est toujours son cheval de bataille.

Chanson alternative : on a longuement hésité avec « Love or Go » de Nina Kraviz. Histoire de rappeler un vieux slogan FN (« La France, tu l’aimes ou tu la quittes ») et de parler d’une artiste russe

 

Jean-Luc Mélenchon : « The Man With The Red Face » – Laurent Garnier

Ça ne s’est vraiment pas joué à grand-chose pour le candidat LFI : il arrive en 3e position, à quelques encablures à peine de Marine Le Pen. On a même eu quelques frissons qui ont tenu éveillés bon nombre d’électeurs dans la nuit du dimanche au lundi. En hommage à ses couleurs de toujours et à l’énorme seum qu’il a dû trainer après l’officialisation des résultats, il sera évidemment « The Man With The Red Face ».

 

Éric Zemmour : « Claque-le » – Bagarre

Ce doit être une sensation en demi-teinte, pour l’ex-chroniqueur et éditorialiste d’extrême-droite condamné pour incitation à la haine raciale, devenu en peu de temps un candidat à la présidence. Entre fierté d’être l’outsider, en 4e position, et de voir sa campagne remboursée par l’Etat. Mais c’est surtout la déception qui doit primer. Une belle claque (d’où notre choix de chanson) pour le candidat Zemmour, longtemps attendu aux alentours de 15%, pour finalement recueillir 7% des votes.

 

Valérie Pécresse : « Gypsy Woman » – Crystal Waters

Gros coup dur pour la candidate LR, qui était pourtant un énorme bastion sur l’échiquier politique français. Elle termine sous les 5% et ne verra donc pas sa campagne remboursée. Elle se dit à présent « endettée personnellement à hauteur de 5 millions d’euros » et lance un appel aux dons. À votre bon coeur.

 

Yannick Jadot : « Causes perdues » – Bernard Lavilliers

Bon, le candidat écologiste n’avait pas de grand espoir à nourrir auprès du peuple français : quand on voit la place laissée à l’écologie dans cette campagne, mais aussi le désintérêt abyssal du plus grand nombre pour les rapports du GIEC…

 

Jean Lassalle : « Error 404 » – L’impératrice

Que Jean Lassalle termine devant le candidat PCF et devant la candidate PS, ce n’était pas une évidence au début de la campagne. Mais il a créé la surprise avec sa sympathie, son air à-côté-de-la-plaque en toute circonstance, et il a joué sur sa simplicité et la proximité, bien enrobés par un accent franchouillard. On oublierait presque à quel point il est conservateur.

 

Fabien Roussel : « Viande grillée » – JeanJass

La campagne de Fabien Roussel ? « VIANDE VIANDE VIANDE vin fromage VIANDE VIANDE VIANDE et à la limite un peu de bidoche ».

 

Nicolas Dupont-Aignan : « Je marche seul » – JJG

Cela fait plusieurs mois que ses collaborateurs le quittaient au compte-goutte, notamment suite à des « positions indéfendables ». Compliqué de faire plus esseulé que le candidat Debout La France. Comme un collégien qui se présente année après année pour être délégué, alors qu’il manque déjà de copains.

 

Anne Hidalgo : « Tirez pas sur l’ambulance » – Françoise Hardy

Une candidate PS qui ne recueille même pas 2% des voix, qui termine derrière le candidat PCF, c’est historique et tragique pour Anne Hidalgo. Rien n’est de sa faute dans le déclin du PS, mais elle n’a rien fait pour exister dans cette campagne. Alors restons gentils quand même.

 

Philippe Poutou : « Écoute-moi camarade » – Rachid Taha

Philippe Poutou, grande volonté de révolution, un charisme certain, quelques punchlines solides. Pour faire moins d’1% à l’arrivée.

 

Nathalie Arthaud : « Rave Against the System » – Vitalic feat. Kiddy Smile

Du pareil au même, le charisme et les punchlines en moins.

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