Auteur : stuart.childs

En 2018, toujours plus de ventes de vinyles et cassettes

C’est un phénomène para­dox­al. Comme le rap­porte Buz­zAn­gle, le marché améri­cain a vu en 2018 les ventes physiques de musique chuter de 15,3% par rap­port à 2017, alors que les ventes de vinyles et cas­settes ont une nou­velle fois crue. Une hausse de 11.9% enreg­istrée pour les uns et 18.9% pour les autres. Par­mi les ten­dances générales per­cep­ti­bles avec cette étude, une nette hausse de la con­som­ma­tion musi­cale. 1.2 mil­liards écoutes de titres en plus, par exem­ple, et une crois­sance de 16.2% pour les albums. Une hausse large­ment imputable à la pop­u­lar­ité tou­jours plus grande du stream­ing. 809.5 mil­liards de streams, audio et vidéo con­fon­dus, ont en effet été enreg­istrés dans l’in­dus­trie musi­cale l’an­née passée.

Béné­fi­ciant d’une pop­u­lar­ité crois­sante, le marché du vinyle con­tin­ue à présen­ter des spé­ci­ficités. Le rock compte pour plus de 40% des vinyles ven­dus, tan­dis que la pop en représente un quart. Le hip-hop, qui domine par ailleurs la con­som­ma­tion glob­ale de musique, se retrou­ve très minori­taire dans ce secteur où il génère 7% des ventes. Un cer­tain décalage qui se voit aus­si dans les années de sor­tie des dis­ques achetés. Aux Etats-Unis, les acheteurs de vinyles choi­sis­sent des sor­ties vieilles de plus de 3 ans dans les deux tiers des cas. Encore plus minori­taire, la vente de cas­settes est néan­moins passée d’un peu moins de 100 000 unités en 2017 à presque 120 000 en 2018. Comme l’explique le site Gram­my, les réédi­tions d’al­bums très pop­u­laires comme Lust For Life de Lana del Rey expliquent aus­si cette recrude­s­cence. Une ten­dance de retour aux médi­ums plus anciens qui sem­ble aujour­d’hui se con­firmer et dépass­er le sim­ple phénomène de mode.

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