2019 : les 10 disques les plus chers vendus sur Discogs

Chaque mois, Discogs fait son top 30 des dis­ques les plus chers ven­dus sur sa plate­forme. Pour réca­pit­uler cette année folle, on a com­pilé les dix dis­ques les plus onéreux de 2019 (moins le mois de décem­bre et de novem­bre qui sont encore man­quants sur leur blog – on est un peu trop impa­tients). Les prix des vinyles de ce top, aus­si impres­sion­nants qu’une banane de 120 000$ scotchée sur un mur, vari­ent entre 2 873$ et 10 256$. C’est par­ti pour le top 10.

10. Mick Stevens – See The Morning [Deroy]

Le dernier du classe­ment a tout de même été ven­du 2 873$ au mois de jan­vi­er. Sur ce pre­mier album, Mick Stevens est crédité pour les paroles, le chant et les instru­ments (gui­tare, ban­jo, per­cus­sions). Le vinyle folk de dix titres sor­ti en 1972 a été pressé moins de cent fois par Deroy. Toutes les pochettes ont été faites à la main et au vu du tra­vail artis­tique, le prix s’en ressent.

mick stevens see the morning cover discogs

9. Bengt Nordström, Allan Wajda, Bernt Rosengren, Fredrik Norén, Bosse Skoglund, Lalle Svensson, Bo Wärmell – BRA[Bird Notes]

Tout comme les dis­ques abor­dés dans ce top, les infor­ma­tions se font rares. Ce vinyle de free jazz, enreg­istré au BRA stu­dio à Stock­holm, est sor­ti sur le label Bird­notes. BRA 2 aurait été pressé moins de dix fois. Ce qui lui donne la neu­vième place du classe­ment avec son prix de 3 451$.

bengt nordstrom BRA 2 Discogs

8. Cherry Five – Cherry Five [Cinevox]

Des­ti­na­tion l’I­tal­ie pour décou­vrir une pépite de rock pro­gres­sif datant de 1975. Le disque influ­encé par Gen­e­sis a été com­posé par trois mem­bres du groupe Gob­lin, accom­pa­g­né de Tony Tar­tari­ni au chant et Car­lo Bor­di­ni à la bat­terie. Pour con­tex­tu­alis­er, Gob­lin a com­posé des morceaux pour les films de Dario Argen­to dont Les Fris­sons de l’An­goisse. Cet album de six titres est le seul sor­ti sous le nom du groupe Cher­ry Five, d’où sa valeur de 3 932$.

Cherry Five cover discogs

7. Johnny And The Brothers Of Soul – Goodbye, Sam [Lifetime Recordings]

Le groupe soul orig­i­naire de Detroit est né en même temps que les émeutes raciales de la ville du Michi­gan en 1967. Coïn­ci­dence ? Prob­a­ble­ment pas puisque leur nom fait référence à cet événe­ment durant lequel les mag­a­sins fer­més étaient recou­verts des sig­na­tures “Soul Broth­er”. Le trio soul com­posé de Fred Bridges, Richard Knight et Robert Eaton a enreg­istré plus d’une cinquan­taine de sin­gles, dont celui-ci en 1971. S’il s’est ven­du à 3 999$, c’est cer­taine­ment lié à sa rareté, comme à peu près tous les dis­ques de ce top.

6. Beethoven, Leonid Kogan, Paris Conservatoire Orchestra, Conducted By Constantin Silvestri – Beethoven Violin Concerto [Columbia]

Back to the 50s. Ce disque de musique clas­sique sor­ti en 1959 appa­raît pour la pre­mière fois dans le top des albums les plus chers ven­dus sur Discogs. La trans­ac­tion a eu lieu il y a peu de temps puisque c’est en octo­bre qu’un·e acheteur·se a dépen­sé 4 999$ de sa poche pour le vinyle du con­cer­to de vio­lon de Beethoven, joué par Leonid Kogan et orchestré par Con­stan­tin Sil­vestri. Pour celles et ceux qui n’au­raient pas cette somme étour­dis­sante à dépenser pour se l’of­frir, l’œu­vre est en écoute sur Youtube.

Beethoven

5. People – Ceremony ~ Buddha Meet Rock [Teichiku Records]

Change­ment de con­ti­nent avec le groupe japon­ais de rock pro­gres­sif Peo­ple. Le disque rare, sor­ti en 1971, est le pre­mier et dernier album enreg­istré par le groupe. Si le titre étonne, il reflète la réal­ité du groupe puisque le leader et com­pos­i­teur, Nao­ki Tachikawa, est boud­dhiste. La rareté de ce disque cou­plée au mélange inat­ten­du entre rock psy­chédélique et boud­dhisme en fait une pépite à 5 000$ ven­due en avril sur Discogs.

4. The Rolling Stones – A Special Radio Promotion Album [Decca]

Les trois prochains dis­ques de ce top seront bri­tan­niques. À la qua­trième posi­tion, il s’ag­it d’un disque pro­mo­tion­nel des Rolling Stones. Celui-ci est par­ti­c­uli­er car 200 copies ont été pressées en Angleterre. De plus, l’or­dre de pas­sage dif­fère légère­ment de celui de la sor­tie améri­caine. Cer­tains morceaux sont même plus longs que sur la ver­sion améri­caine tels que “Every­body Needs Some­body To Love”. D’où son prix de vente à 5 333$.

3. Led Zeppelin – Led Zeppelin [Atlantic, Classic Records]

44 titres de Led Zep pour 6 444$, voilà un coffre-fort sans égal sor­ti en 2006 et ven­du sur Discogs en juil­let. En plus de l’al­bum homonyme, l’heureux·se acheteur·se a béné­fi­cié de Led Zep­pelin II, III, IV, Hous­es of the Holy, Phys­i­cal Graf­fi­ti, Pres­ence, In Through the Out Door, et Coda, un vrai kit musi­cal de survie pour tout fan incon­di­tion­nel du groupe bri­tan­nique. Le tout est envoyé dans un cof­fre métallique, his­toire de pou­voir trans­porter toute la col­lec­tion de Led Zep­pelin sur soi.

2. The Beatles – Love Me Do [Parlophone]

La mélodie ren­tre instan­ta­né­ment dans la tête à l’in­stant où l’on lit le titre. “Love Me Do” est le pre­mier sin­gle des Bea­t­les, co-écrit par John Lennon et Paul Mc Cart­ney, et c’est égale­ment celui qui les a propul­sés sur le devant de la scène en 1962. Qu’est-ce qui nous vaut l’hon­neur d’un vinyle ven­du à 9 220 $ ? Il s’ag­it de l’un des pre­miers dis­ques des Bea­t­les à avoir été pressé au monde puisque c’est un vinyle de pro­mo­tion. Ceci explique cela.

1. Röyksopp – Melody A.M. [Wall Of Sound]

C’est le vinyle de tous les records puisqu’il est apparu trois fois dans le top de Discogs en mai, en juil­let et en sep­tem­bre. Com­prenez que trois copies dif­férentes ont été ven­dues dans l’an­née à des prix records, dont le plus élevé de tous en sep­tem­bre, à 10 256 $ (soit 9 244€). Le vinyle est un inédit de Röyk­sopp sor­ti en 2002, pressé seule­ment cent fois. En effet, le duo norvégien avait demandé à Banksy d’ap­porter sa petite touche per­son­nelle. Résul­tat : le street-artiste a peint au pochoir cent pochettes de Melody A.M.. Tout ce que touche l’artiste de Bris­tol se trans­forme en or. Les vinyles n’échap­pent pas à la règle.

(Vis­ité 3 604 fois)