Antoine Dabrowski, directeur d'antenne à Tsugi Radio © Philippe Lévy

🎙 25 webradios françaises s’unissent pour montrer l’importance de ce média aujourd’hui

25 webra­dios français­es ont lancé l’Union des Webra­dios Français­es (UWF), et toutes les autres sont invitées à la rejoin­dre. Sous l’im­pul­sion d’An­toine Dabrows­ki, directeur de Tsu­gi Radio, l’UWF œuvre pour une recon­nais­sance de l’im­por­tance des webra­dios dans le paysage musi­cal et cul­turel d’aujourd’hui.

“La radio vit une nou­velle révo­lu­tion com­pa­ra­ble à celle des radios libres au début des années 80.”

Qu’est-ce que l’UWF ? Explique-nous.

C’est l’Union des Webra­dios Français­es, un col­lec­tif de webra­dios qui a com­mencĂ© Ă  se for­mer un peu avant les fĂŞtes. Ă€ ce stade, c’est encore un col­lec­tif très ouvert. L’idĂ©e Ă©tait dĂ©jĂ  de se ren­con­tr­er pour voir ce que nous avions en com­mun. La bonne sur­prise, c’est qu’on partage plein de choses : Ă  com­mencer par une vĂ©ri­ta­ble pas­sion pour ce medi­um et l’envie de soutenir des artistes et des scènes musi­cales sou­vent boudĂ©es par les radios com­mer­ciales et les plate­formes de stream­ing. Et puis, c’est quoi le dic­ton dĂ©jĂ  : l’union fait la force ?

En quoi est-elle nĂ©ces­saire aujour­d’hui selon-toi ?

La radio vit une nou­velle révo­lu­tion com­pa­ra­ble à celle des radios libres au début des années 80. À l’image de ce qui a pu se pass­er pour la musique ou la vidéo, il est plus sim­ple et beau­coup moins coû­teux de faire tourn­er une radio sur Inter­net qu’une radio FM. Bien qu’elles soient encore peu con­nues du grand pub­lic, de nom­breuses webra­dios ont démar­ré un peu partout en France. Il est frap­pant de con­stater que les fes­ti­vals de musique et les salles ont tout de suite fait appel à ces webra­dios pour chercher de nou­veaux publics en plus de leurs parte­naires médias plus clas­siques. C’est bien la preuve qu’aujourd’hui les webra­dios comptent dans le paysage médi­a­tique par la sin­gu­lar­ité de leur approche édi­to­ri­ale. Il était plus que temps pour nous de se regrouper pour par­ler d’une voix com­mune et être enten­dus par les insti­tu­tions de la musique comme le tout nou­veau Cen­tre Nation­al de la Musique qui, jusqu’à présent, n’a pas inclus les webra­dios dans ses plans d’aide suite à la crise du Covid19, ou encore les sociétés de ges­tion de droits (SACEM, SPPF, SCPP, SCAM…) pour qui, au-delà des droits dont nous nous acquit­tons, mécon­nais­sent le rôle essen­tiel des webra­dios auprès des scènes indépen­dantes et locales.

 

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Con­crète­ment, quelles sont tes pre­mières mis­sions, objec­tifs, avec l’UWF ?

L’urgence pour la plu­part d’entre nous, c’est d’obtenir des rendez-vous auprès des autorités et des insti­tu­tions de la musique pour expos­er notre sit­u­a­tion. Depuis la crise du disque, l’économie de la fil­ière musi­cale s’est déportée sur le live. L’arrêt des con­certs et des fes­ti­vals à cause du Covid a un impact majeur sur la presse musi­cale et les médias indépen­dants. En moyenne, ces médias accusent une baisse de chiffre d’affaires d’environ 80%. Dans un paysage médi­a­tique trusté par les radios com­mer­ciales, une alter­na­tive com­mençait tout juste à se dessin­er avec les webra­dios ; nous allons tout faire pour qu’elle ne soit pas décimée par le coronavirus.

“Dans un paysage médi­a­tique trusté par les radios com­mer­ciales, une alter­na­tive com­mençait tout juste à se dessin­er avec les webra­dios ; nous allons tout faire pour qu’elle ne soit pas décimée par le coronavirus.”

Qui est pour le moment impliquĂ© dans le projet ?

Nous voulions que l’UWF soit un col­lec­tif très ouvert, de l’entreprise Ă  l’association jusqu’au pro­jet indi­vidu­el amenĂ© Ă  grandir. Dans nos rangs nous comp­tons Radio Meuh, une des plus anci­ennes et plus Ă©coutĂ©es webra­dios indĂ©pen­dantes français­es, mais aus­si La Grosse Radio, le site radiooooo.com et de nom­breuses antennes un peu partout en France : Radio DY10 Ă  Nantes, Ola Radio Ă  Bor­deaux, Piña­ta Radio Ă  Mont­pel­li­er, Coma­la Radio dans le Nord, Radio Loubard Ă  Mar­seille, mais aus­si Rinse France, la radio du SacrĂ© Ă  Paris… Impos­si­ble de citer tout le monde mais les portes sont grandes ouvertes !

 

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