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©Adam Fleishman
8 octobre 2021

🔊 5 albums classiques, oubliés ou méconnus de la musique ambient

par Jean-Yves Leloup

Dans son dernier numĂ©ro, Tsugi s’intĂ©resse au genre souvent sous-estimĂ©, voire dĂ©nigrĂ© de l’ambient. Nous avons sĂ©lectionnĂ© pour vous cinq albums qui redonnent Ă  ce style musical ses lettres de noblesse.

Article issu du Tsugi 144 : Voyage sur la planète ambient, disponible en kiosque et à la commande en ligne.

 

  • Ashra, New Age Of Earth (RCA, 1976, RÉÉDITION M.G. ART, 2008)

Moins connu que son plus célèbre album E2-E4 (1984), le deuxième disque solo du guitariste Manuel Göttsching, personnalité essentielle et visionnaire de la vague cosmique et du krautrock allemands, se base sur de cycliques, célestes ou liquides séquences de synthétiseurs, dont les jeux et les permutations tissent d’obsessionnels motifs mélodiques aux effets planants.

  • Hiroshi Yoshimura, Green (AIR RECORDS INC., 1986, RÉÉDITION LIGHT IN THE ATTIC, 2020)

Une sensation singulière, entre sérénité et mélancolie, s’égrène au fil de cet album électronique dont les timbres clairs et carillonnant s’apparentent à des instruments comme le xylophone, le marimba ou les cloches éoliennes. Compositeur, chercheur et théoricien, Yoshimura fut une figure de référence du courant japonais du Kankyō Ongaku («musique environnementale»), dont les créations, proches du new age, ont souvent été destinées à être diffusées dans des lieux publics

  • Steve Hillage, Rainbow Dome Musick (VIRGIN, 1979)

Futur collaborateur de The Orb, Steve Hillage compose (avec Miquette Giraudy) cet album électronique et cosmique à destination du Rainbow Dome, un dispositif équipé d’un système de diffusion octophonique, conçu par l’inventeur des sound systems Funktion One. Ancêtre des chill-out, cette architecture éphémère, disposée au centre du salon new age Mind-Body-Spirit à Londres, intégrait dans sa structure eau, bulles et surfaces lumineuses, permettant de créer un effet d’arc-en-ciel.

  • Steve Roach, Dreamtime Return (FORTUNA RECORDS, 1988, RÉÉDITION TIMEROOM EDITIONS, 2018)

Compositeur prolifique, Steve Roach est une figure pionnière d’un courant musical qui se situe au croisement de l’ambient et du new age. Inspirée par les transes cosmiques de la musique planante des années 1970, auxquelles il apporte des timbres plus limpides, sa musique témoigne d’une spiritualité proche de l’introspection, mêlée d’une fascination pour la figure du désert et d’une curiosité pour les cultures ancestrales, ici les Aborigènes des terres australiennes.

  • Spacetime Continuum, Sea Biscuit (REFLECTIVE, 1994, RÉÉDITION PSYCHONAVIGATION, 2018)

Publié en 1994, année phare du renouveau ambient, l’album de ce musicien électronique britannique, émigré à San Francisco, mêle nappes plaintives de synthétiseurs, puissantes sonorités de basses et multitudes de détails sonores, composant un paysage musical aux formes mouvantes qui semble épouser les fluctuations de la perception que pouvaient vivre les ravers de l’époque, sous les effets conjugués de l’euphorie, de la fatigue physique et du LSD.

Retrouvez cinq autres albums classiques d’ambient dans le Tsugi 144 : Voyage sur la planète ambient, disponible en kiosque et Ă  la commande en ligne

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