©Adam Fleishman

🔊 5 albums classiques, oubliés ou méconnus de la musique ambient

Dans son dernier numéro, Tsu­gi s’in­téresse au genre sou­vent sous-estimé, voire dén­i­gré de l’am­bi­ent. Nous avons sélec­tion­né pour vous cinq albums qui redonnent à ce style musi­cal ses let­tres de noblesse.

Arti­cle issu du Tsu­gi 144 : Voy­age sur la planète ambi­ent, disponible en kiosque et Ă  la com­mande en ligne.

 

  • Ashra, New Age Of Earth (RCA, 1976, RÉÉDITION M.G. ART, 2008)

Moins con­nu que son plus célèbre album E2-E4 (1984), le deux­ième disque solo du gui­tariste Manuel Göttsching, per­son­nal­ité essen­tielle et vision­naire de la vague cos­mique et du krautrock alle­mands, se base sur de cycliques, célestes ou liq­uides séquences de syn­thé­tiseurs, dont les jeux et les per­mu­ta­tions tis­sent d’obsessionnels motifs mélodiques aux effets planants.

  • Hiroshi Yoshimura, Green (AIR RECORDS INC., 1986, RÉÉDITION LIGHT IN THE ATTIC, 2020)

Une sen­sa­tion sin­gulière, entre sérénité et mélan­col­ie, s’égrène au fil de cet album élec­tron­ique dont les tim­bres clairs et car­il­lon­nant s’apparentent à des instru­ments comme le xylo­phone, le marim­ba ou les cloches éoli­ennes. Com­pos­i­teur, chercheur et théoricien, Yoshimu­ra fut une fig­ure de référence du courant japon­ais du Kankyō Ongaku («musique envi­ron­nemen­tale»), dont les créa­tions, proches du new age, ont sou­vent été des­tinées à être dif­fusées dans des lieux publics

  • Steve Hillage, Rainbow Dome Musick (VIRGIN, 1979)

Futur col­lab­o­ra­teur de The Orb, Steve Hillage com­pose (avec Miquette Giraudy) cet album élec­tron­ique et cos­mique à des­ti­na­tion du Rain­bow Dome, un dis­posi­tif équipé d’un sys­tème de dif­fu­sion octo­phonique, conçu par l’inventeur des sound sys­tems Funk­tion One. Ancêtre des chill-out, cette archi­tec­ture éphémère, dis­posée au cen­tre du salon new age Mind-Body-Spirit à Lon­dres, inté­grait dans sa struc­ture eau, bulles et sur­faces lumineuses, per­me­t­tant de créer un effet d’arc-en-ciel.

  • Steve Roach, Dreamtime Return (FORTUNA RECORDS, 1988, RÉÉDITION TIMEROOM EDITIONS, 2018)

Com­pos­i­teur pro­lifique, Steve Roach est une fig­ure pio­nnière d’un courant musi­cal qui se situe au croise­ment de l’ambient et du new age. Inspirée par les trans­es cos­miques de la musique planante des années 1970, aux­quelles il apporte des tim­bres plus limpi­des, sa musique témoigne d’une spir­i­tu­al­ité proche de l’introspection, mêlée d’une fas­ci­na­tion pour la fig­ure du désert et d’une curiosité pour les cul­tures ances­trales, ici les Aborigènes des ter­res australiennes.

  • Spacetime Continuum, Sea Biscuit (REFLECTIVE, 1994, RÉÉDITION PSYCHONAVIGATION, 2018)

Pub­liĂ© en 1994, annĂ©e phare du renou­veau ambi­ent, l’album de ce musi­cien Ă©lec­tron­ique bri­tan­nique, Ă©mi­grĂ© Ă  San Fran­cis­co, mĂŞle nappes plain­tives de syn­thé­tiseurs, puis­santes sonoritĂ©s de bass­es et mul­ti­tudes de dĂ©tails sonores, com­posant un paysage musi­cal aux formes mou­vantes qui sem­ble Ă©pouser les fluc­tu­a­tions de la per­cep­tion que pou­vaient vivre les ravers de l’époque, sous les effets con­juguĂ©s de l’euphorie, de la fatigue physique et du LSD.

Retrouvez cinq autres albums classiques d’ambient dans le Tsugi 144 : Voyage sur la planète ambient, disponible en kiosque et Ă  la commande en ligne

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