Couverture du livre "Oasis ou la revanche des ploucs"

5 choses qu’on a apprises sur Oasis en lisant le livre “Oasis ou la revanche des ploucs”

On a eu l’oc­ca­sion de jeter un œil sur le nou­veau bouquin des deux jour­nal­istes musi­caux Ben­jamin Durand et Nico Prat, inti­t­ulé Oasis ou la revanche des ploucs. Il sort aujour­d’hui même et on y apprend plein de choses sur le groupe mythique de Man­ches­ter, dont ces cinq anec­dotes qu’on a sélec­tion­nées pour vous.

Vous ne ressem­blez pas à des rock stars, mais à des bites en costumes.”

1/ Oasis était un groupe contestataire

Dans un pays où son accent et ses “manières” d’ou­vri­er étaient sans cesse moquées par les élites, Noel Gal­lagher souhaitait faire de la musique con­tre l’estab­lish­ment. Dès les débuts du groupe, il revendi­quait son iden­tité du Nord de l’An­gleterre et voulait glo­ri­fi­er la manière dont il s’é­tait extrait de son quo­ti­di­en gris et fer­mé de la ban­lieue de Man­ches­ter. Par exem­ple, dans la chan­son “Up In The Sky”, il apos­tro­phe ain­si l’élite : « Eh vous, là-haut dans le ciel, apprenant à vol­er, à com­bi­en vous allez con­tin­uer de mon­ter ? Avant de com­mencer à chuter. […] Eh toi qui portes la couronne, sans faire de bruit, je t’entends déprimer, c’est vrai­ment trop dom­mage ! Bien­v­enue dans mon monde ».

2/ Liam Gal­lagher déteste Phil Collins

Au sor­tir des années 80, les deux jeunes frères Gal­lagher sont imbibés de la cul­ture ouvrière revan­charde con­tre le Thatch­érisme néolibéral et la cul­ture de masse qui l’ac­com­pa­g­nait. Les stars qui pas­saient sur MTV comme Michael Jack­son ou Phil Collins étaient mon­tées sur un piédestal et les mem­bres d’Oa­sis les mépri­saient. À pro­pos de ce dernier, Liam Gal­lagher racon­te ceci : « À l’époque, il n’y avait que Phil Collins. Que des chanteurs et des groupes chi­ants comme la pluie. C’était eux qui rem­plis­saient les stades. Et le mes­sage était : “Cir­culez, il n’y a rien d’autre de toute manière.” Mais nous, on dis­ait : “Vous ne ressem­blez pas à des rock stars, mais à des bites en cos­tumes”, comme des mar­i­on­nettes finale­ment. C’était l’heure pour des vrais mecs de pren­dre les choses en main. C’est exacte­ment ce qu’on a fait. »

3/ Noel Gal­lagher s’est bien amusé au 10 Down­ing Street

En 1996, Tony Blair est en pleine ascen­sion avec son New Labour, pro­posant plus de jus­tice sociale tout en con­ser­vant les acquis économiques du Thatch­érisme. À la céré­monie des Brit Awards la même année, Noel Gal­lagher déclare récom­pense en main que Tony Blair, alors présent dans la salle, est une des vraies raisons de croire en la Grande-Bretagne. Tony Blair une fois élu en 1997, flaire le bon coup de com’ et invite Noel Gal­lagher au 10 Down­ing Street. Celui-ci se van­tera pas la suite d’avoir pris de la drogue dans les toi­lettes de la rési­dence du Pre­mier min­istre et d’avoir dess­iné une mous­tache hitléri­enne sur un por­trait de Mar­garet Thatcher.

4/ Les États-Unis et Oasis, c’est compliqué…

Alors qu’il sont devenus des idol­es de la jeunesse au Royaume-Uni, Oasis com­mence à s’ex­porter aux États-Unis, à une époque où la télévi­sion et MTV sont des médias de masse. Ils doivent donc se soumet­tre à l’ex­er­ci­ce de l’in­ter­view télévisée pour faire leur pro­mo­tion. Leur accent de Man­ches­ter très pronon­cé pose alors prob­lème, car le pub­lic ne com­prend qu’à peine ce que les mem­bres du groupe racon­tent, sans compter les innom­brables “fuck” ponc­tu­ant leur phras­es qui doivent être bipés. Par la suite, les talk­shows améri­cains éviteront de les inviter, sous peine de voir leurs audi­ences chuter. En Angleterre, cet accent était pour­tant un atout pour leur suc­cès, prou­vant leur orig­ine ouvrière et leur vécu.

5 / Il existe un “Oasis Tour” à Manchester

Craig Gill, ancien bat­teur de Inspi­ral Car­pets, groupe emblé­ma­tique de la scène de “Mad­ch­ester” pour lequel Noel Gal­lagher a tra­vail­lé comme road­ie au tour­nant des 90’s, s’est recon­ver­ti en guide touris­tique de sa ville. Celui-ci organ­ise des prom­e­nades cul­turelles à tra­vers la ville pour les fans de Joy Divi­sion, des Smiths ou du label Fac­to­ry Records. Il fait ain­si vis­iter les hauts-lieux qui ont vu les groupes légendaires de Man­ches­ter grandir, comme le Free Trade Hall, la salle la plus pres­tigieuse de la ville et lieu de tant de con­certs mémorables. Par­mi les vis­ites pro­posées, la plus demandée est bien évidem­ment le Oasis Tour.

Bonus : Le nom Oasis vient d’une des affich­es de tournée d’In­spi­ral Car­pets col­lée au mur de la cham­bre des deux frères Gal­lagher : elle men­tion­nait le Oasis Leisure Cen­tre pour étape dans la ville de Swindon.

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