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Underworld par Philippe Lévy pour Tsugi
1 novembre 2019

50 morceaux, 30 vidéos : Drift Series 1, le projet pharaonique d’Underworld, est sorti !

par Benoît Carretier

Vu de loin, le projet Drift Series 1 a quelque chose de fou. Qui se lancerait dans la publication épisodique d’un titre ou d’un film inédit pendant 52 semaines, en les offrant en streaming ou en téléchargement, puis en les réunissant au fil de l’eau en chapitres pour finalement les compiler dans un plantureux coffret de sept CDs (dont un Sampler Edition également disponible à part) et un Blu-ray? Vu de près, le résultat est démesuré: 50 morceaux, 30 vidéos, mais étonnamment, l’ensemble surprend par sa cohérence. Libres de toute entrave commerciale et soumis à une urgence hebdomadaire, Rick Smith et Karl Hyde ont dépouillé leurs productions de toute boursouflure, revenant à ce qu’ils savaient faire de mieux, c’est-à-dire un subtil équilibre entre downtempo et deep techno chanté (plutôt scandé, hurlé, parlé, susurré ou encore soufflé par Karl Hyde suivant les morceaux). Si le duo est accompagné par le trio australien The Necks (les 47 minutes trancey de “Appleshine Continuum”), le producteur techno anglais Ø [Phase] (pour trois titres) ou le duo noise japonais Melt-Banana, Drift Series 1 reste de l’Underworld pur jus, qui n’a pas à rougir de la comparaison avec la trilogie de classiques Dubnobasswithmyheadman, Second Toughest In The Infants ou Beaucoup Fish, dont il pourrait être la suite logique. On ressent à l‘écoute de “Another Silent Way” (qui a lancé les hostilités), “Imagine A Box”, “Appleshine”, “Schipol Test”, “Universe Of Can When Back”, “Brussels”, “Listen To Their No” ou “Soniamode” les mêmes frissons et le même plaisir pris à la découverte des inaltérables “Dirty Epic”, “Dark & Long”, “Pearl’s Girl”, “Rowla” ou “Moaner” il y a 25 ans. On ne change pas une équipe qui gagne.

Chronique extraite de Tsugi 126, avec Underworld en couverture, à retrouver sur notre boutique en ligne

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