A voir : Justice en fanfare dans le clip de “Heavy Metal”

Pour les deux du fond qui n’au­raient pas suivi, le titre “Heavy Met­al” fait référence au mag­a­zine de science-fiction des années 70 qui a nour­ri l’imag­i­naire de Xavier et Gas­pard. Loin des gui­tares sat­urées et des voix gut­turales aux­quelles on pour­rait naturelle­ment s’at­ten­dre, le morceau déroule un motif de clavecin emprun­té à Andy Clark. Ce n’est que l’in­tro­duc­tion, avant que l’ensem­ble ne se décom­pose dans une défla­gra­tion sonique. Ici, les oreilles atten­tives recon­naitront le titre issu de Woman World­wide, plus sta­di­um et incisif que la ver­sion stu­dio de Woman.

Après les doux “Love S.O.S.“et “Stop”, il sem­blait logique pour le groupe de clip­per un de leurs morceaux “prise d’o­tage”. “Heavy Met­al” est donc choisi, et voy­age jusqu’au réal­isa­teur sué­dois Fil­ip Nils­son. Coup de chance : le morceau réveille son fan­tasme de filmer la fan­fare col­lé­giale NSU Spar­tan Legion dont il est tombé amoureux il y a plus d’un an : “J’ai un tas d’idées que je veux vrai­ment réalis­er d’une façon ou d’une autre. Dans le cas présent, je savais que j’avais besoin d’un cer­tain type de morceau pour suiv­re le rythme de cette fan­fare. Il est très rare de nos jours que des groupes ou des labels osent faire une vidéo pour un titre instru­men­tal qui ne soit pas un hit poten­tiel. Quand j’ai  reçu ce morceau, j’ai été épous­tou­flé”. Séduits par son idée, les Jus­tice lui lais­sent carte blanche.

Cinq jours de répéti­tions sont alors néces­saires pour coor­don­ner la for­ma­tion musi­cale. Au lieu de sim­ple­ment met­tre en image la musique, le réal­isa­teur entre­coupe la vidéo de pas­sages live joués par les 220 musi­ciens. “Je voulais pass­er du réel à la fic­tion. En fait, il n’y a pas beau­coup de fic­tion dans cette vidéo pour être hon­nête. Même si nous savions que cela serait dif­fi­cile, je voulais que la fan­fare joue le morceau et crée une choré­gra­phie per­son­nal­isée autour du titre. Si vous avez déjà essayé de respir­er dans une paille à 117 bpm, vous avez une idée de la dif­fi­culté de souf­fler dans un trom­bone tout en réal­isant une choré­gra­phie”, con­fie Fil­ip Nils­son. Quoiqu’on en pense, ça a tou­jours plus de prestance que la reprise de “Get Lucky” par  la fan­fare du 14 juil­let.

 

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