A voir : un court-métrage de James Blake autour son nouvel album

Un pas de plus vers le calme absolu. Avant de se lancer dans une nou­velle tournée pour défendre son dernier album Assume Form sor­ti le 18 jan­vi­er, James Blake a pris le temps de tourn­er pour Spo­ti­fy un court-métrage dans lequel il présente son dernier-né. Plongée dans son intim­ité artis­tique.

Assez bref, d’une durée de qua­tre min­utes, le film est néan­moins doté d’une esthé­tique indé­ni­able. Nous y retrou­vons l’artiste bri­tan­nique per­du dans la nuit, vis­i­ble­ment près d’une autoroute mou­ve­men­tée, seul face à son piano à queue, entre de mag­nifiques jeux de lumières. Il s’adonne alors à une ver­sion acous­tique du morceau éponyme de son album, “Assume Form”, qui vaut large­ment le détour : dénuée de boîtes à rythme et d’ef­fets syn­thé­tiques, sa voix de falset­to n’en résonne que de plus belle. Idéal pour nous faire redé­cou­vrir l’u­nivers tou­jours plus intro­spec­tif du musi­cien élec­tron­ique issu de la scène UK Bass.

Car c’est sur ce fond sonore pais­i­ble que sa voix s’a­joute en off pour nous éclair­er sur son oeu­vre. Il évoque son rap­port à la mélan­col­ie, à soi-même et au suc­cès, et affirme qu’il n’a jamais été aus­si libre dans sa créa­tion. “Je sens comme si toutes les restric­tions que je m’im­po­sais sur ce que je pen­sais pou­voir être ou faire et étaient enfin lev­ées. Comme si les vannes s’é­taient ouvertes, et que je pou­vais juste tra­vailler et faire tout ce que je voulais”. Ces mots entrent alors dans une réso­nance par­ti­c­ulière avec les paroles de sa chan­son, “now you can feel every­thing”. Le pro­duc­teur laisse alors enten­dre que seule sa musique le reflète pleine­ment.

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