Crédit photo : Vincent van den Boogaard

Amsterdam Dance Event : le plus gros événement de musique électronique du monde

140 scènes, 2 500 artistes, 550 con­férenciers : il n’y a plus de doute, l’Ams­ter­dam Dance EventADE pour les intimes — est le plus gros événe­ment de musique élec­tron­ique du monde. Pour cette 23ème édi­tion prévue du 17 au 21 octo­bre, les organ­isa­teurs espèrent attein­dre le cap des 400 000 vis­i­teurs, soit qua­si­ment la moitié de la pop­u­la­tion de la cap­i­tale hol­landaise. À côté, plus de 9 000 pro­fes­sion­nels orig­i­naires de 90 pays dif­férents s’y ren­dent tous les ans.

Hon­nête­ment, en regar­dant la pro­gram­ma­tion du fes­ti­val sur son site, on ne sait plus vrai­ment où don­ner de la tête. Rien que la caté­gorie des artistes com­mençant par la let­tre “A” réu­nit plus de monde qu’un fes­ti­val ordi­naire entier. Chaque jour, au moins une ving­taine de soirées indépen­dantes — à pay­er séparé­ment, donc — sont pro­gram­mées en même temps à tra­vers la ville. Or, per­son­ne n’a le don d’ubiquité…

Dès le pre­mier soir, il fau­dra faire un choix entre le live de Paul Kalk­bren­ner, la PC‐music de SOPHIE et le plateau réu­nis­sant Róisín Mur­phy, Dâm‐Funk, Ama Lou et LYZZA. Pour con­tin­uer jusqu’à l’aube, la Awak­en­ings Hard Open­ing Night amèn­era Char­lotte de Witte, Rebekah, Paula Tem­ple et I Hate Mod­els à faire danser les plus motivés. Le lende­main se ver­ra offrir un b2b excep­tion­nel de la part d’Âme et Dixon pen­dant que le DGTL rassem­blera Jeff Mills, Nina Krav­iz et Bicep sous le même toit. Mais le choix le plus cornélien sera à faire lors du ven­dre­di : en même temps que 8h de set de Richie HawtinMaceo Plex invit­era Hele­na Hauff, Ben UFO et Float­ing Points et de l’autre côté du canal, Kölsch et Tiga, respon­s­ables du dernier pod­cast de Tsu­gi ani­meront la soirée STRAF_WERK. Enfin, le week‐end, il y en a trop pour tous les citer mais impos­si­ble de pass­er à côté de Blawan, Dax J, Meute, Ben Klock, Rød­håd, un plateau GTA quasi‐complet avec Dixon, Solo­mun et Tale Of Us et… deux shows de Mar­tin Gar­rix — comme si un ne suff­i­sait pas, il y en aura un inter­dit aux mineurs et un ouvert à toutes et à tous.

Crédit pho­to : Linde Doren­bos

Après s’être con­cen­tré sur la musique élec­tron­ique chi­noise en 2017, le fes­ti­val s’intéressera cette année à la Corée du Sud, 8ème pays de l’industrie musi­cale à engen­dr­er le plus d’argent avec 4,7 mil­liards de dol­lars l’année dernière, notam­ment grâce à la k‐pop mais pas que : “La scène élec­tron­ique sud‐coréenne monte rapi­de­ment grâce à l’innovation tech­nologique et des mélanges intel­li­gents” explique Richard Zijl­ma, directeur du fes­ti­val.

L’Hexagone sera aus­si à l’honneur avec une soirée French Touch Odyssey menée par Joachim Gar­raud — aus­si créa­teur de l’Elek­tric Park Fes­ti­val — et des presta­tions de Lau­rent Gar­nier, Agar Agar, Bam­bounou et, bien sûr, David Guet­ta.

Une pro­gram­ma­tion éten­due d’art, films et pho­togra­phies est égale­ment prévue. MATANGI / MAYA / M.I.A., le doc­u­men­taire sur M.I.A. sera notam­ment dif­fusé en avant‐première le same­di au Melk­weg.

Autant dire qu’il va fal­loir faire des nuits blanch­es et se divis­er en cinq si on veut faire un quart de tout ça…

Crédit pho­to : Vin­cent van den Boogaard

Plus d’informations sur le site du fes­ti­val.

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