Crédit : Alex Lake

ANIMA” : Thom Yorke et Paul Thomas Anderson s’allient pour un album et un court-métrage

Le cou­ple musique et ciné­ma est sou­vent syn­onyme d’ét­in­celles. Surtout lorsque Thom Yorke ren­con­tre le réal­isa­teur Paul Thomas Ander­son (Inher­ent Vice, Phan­tom Thread, ou encore There Will Be Blood). Ce jeu­di 27 juin sort Ani­ma, le qua­trième album stu­dio du leader de Radio­head. Pour accom­pa­g­n­er sa sor­tie, le musi­cien a décidé de faire appel à Ander­son pour don­ner à son pro­jet une toute autre dimen­sion. Il faut dire que ce n’est pas la pre­mière fois qu’il flirte avec le ciné­ma. Thom Yorke était déjà l’an­née dernière der­rière la bande-originale glaçante du remake de Sus­piria, réal­isé par Luca Guadagni­no. Cette fois-ci, le film prend la forme d’un court-métrage sor­ti aujour­d’hui sur Net­flix, com­prenant trois titres de ce nou­v­el opus.

Mais avant de sor­tir le pop corn, que faut-il retenir de cet album, de la part d’un homme qui sem­ble avoir déjà tout exploré ? Pre­mière chose à savoir : c’est tou­jours le fidèle Nigel Godrich que l’on retrou­ve à la pro­duc­tion, col­lab­o­ra­teur de très longue date de Radio­head (il a égale­ment tra­vail­lé avec Air, Char­lotte Gains­bourg, ou encore les Red Hot Chili Pep­pers). Ani­ma ne sur­prend pas : c’est presque une syn­thèse de tout ce que Thom Yorke a pu nous offrir ces dernières années. On se sou­vient du bour­don­nant The Eras­er, le pre­mier album solo de l’artiste. Depuis, passé par le clas­sique, la musique élec­tron­ique et la bande-originale de films, Thom Yorke s’en est bien éloigné. Ani­ma est un opus com­plète­ment épuré, une syn­thèse de ses travaux les plus récents. Des inspi­ra­tions clas­siques dans le très calme “Dawn Cho­rus” aux sons de science-fiction de “Not The News” : le résul­tat est min­i­mal­iste à souhait. Le tout étant sans cesse relevé par la voix presque brisée du chanteur. Une teinte de nos­tal­gie.

Thom Yorke sera de retour à la Phil­har­monie de Paris les 7 et 8 juil­let prochains à l’occasion du fes­ti­val Days Off. Retrou­vez plus d’informations sur la page Face­book de l’évènement

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