Crédit photo : Gwendal Le Flem

Art Rock l’a confirmé ce week-end : en terme de festival, les Bretons savent y faire

Fon­du dans le centre-ville de Saint-Brieuc, Art Rock c’est avant tout une ambiance famil­iale. Entre les ani­ma­tions artis­tiques et culi­naires du centre-ville, tout le monde vit au rythme du fes­ti­val pen­dant trois jours. Pre­mier jour pour nous, mais sec­ond pour des Briochins qui ont déjà pu voir La Femme, The Kills ou Cas­sius.

Le same­di, c’est le Nigérien Bombi­no qui ouvre le bal. Pas franche­ment spé­cial­istes de rock touareg, c’est avec curiosité qu’on se dirige vers la Grande Scène. Accom­pa­g­né d’un bassiste, d’un gui­tariste et d’un bat­teur, il s’appuie sur ce socle ryth­mique pour se laiss­er aller à de majestueux solos de gui­tare. On s’avance ensuite écouter Cléa Vin­cent. La jeune chanteuse délivre une pop élec­tron­ique sur laque­lle vient se pos­er une voix fausse­ment non­cha­lante aux into­na­tions rap­pelant une var­iété française d’un autre temps. On pour­suit la soirée avec Par­adis qui, mal­gré la pluie, parvient à soulever un jeune pub­lic, puis avec Clé­ment Bazin qui nav­igue entre ses machines et son steel­drum (instru­ment de Trinité-et-Tobago au son proche du xylo­phone) pour enrober ses mélodies pop de sonorités élec­tron­iques. Enfin, la soirée se ter­mine avec Acid Arab et sa fusion entre tech­no et musiques ori­en­tales. Un live qui se voit autant qu’il s’entend avec une boule argen­tée régulière­ment masquée par la pro­jec­tion de fumée en forme de champignon atom­ique.

Crédit pho­to : Gwen­dal Le Flem

Dimanche l’Américaine Abra se met dans la poche un pub­lic qui s’élargit à mesure que la pluie s’estompe. On croirait enten­dre une chanteuse de r’n’b des années 90 qui aurait tro­qué les pro­duc­tions organiques pour adopter une touche élec­tron­ique et des bass­es à retourn­er le ven­tre. Sur l’autre scène, Kil­la­son dégage à seule­ment 20 ans une assur­ance et une énergie folle. Le rappeur danse, alterne entre le micro et les machines, et mul­ti­plie les gri­maces à la Jim Car­rey. Pour ter­min­er, les organ­isa­teurs avaient prévu un menu de choix ! En entrée le rock de The Black Angels porté par des riffs de gui­tare hyp­no­ti­sants et des images psy­chédéliques. En plat de résis­tance, la pop tou­jours aus­si effi­cace de Metron­o­my. Et en dessert le groupe anglais Archive qui bal­aie sa discogra­phie entre post-rock déstruc­turé et longs morceaux rêveurs et trip-hop. Nous voilà ras­sas­iés.

Crédit pho­to : Gwen­dal Le Flem

Meilleur moment : La presta­tion de Bombi­no. Promis, on se met au rock touareg !

Pire moment : Les pogos à répéti­tion sur la musique planante d’Archive. On a con­nu ambiance plus appro­priée.

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