©Tony Grenes

✅ Artiste Tsugi à suivre : l’espoir techno u.r.trax lance ses propres soirées en clubs

L’e­spoir de la tech­no française u.r.trax lance ses pro­pres soirées club nom­mées Under Rave. Cette fois-ci c’est sûr, elle obtient sa carte mem­bre du club des “Artistes Tsu­gi à suivre”.

À tout juste 18 ans, Inès Boul­lant alias u.r.trax est déjà celle que tout le monde cite comme le meilleur espoir de la tech­no française, à com­mencer par nous. Aujour­d’hui, elle lance ses pro­pres soirées élec­tron­iques partout en France, en Bel­gique et même à Berlin, sous le nom Under Rave (à retenir, donc). Éclec­tiques, curieuses, écologiques, safe, tournées vers le local, ces soirées sont à l’im­age de la scène élec­tron­ique actuelle, post-Covid. La pre­mière a eu lieu au Spot Club de Rouen le week-end dernier et les prochaines à Rennes, Lyon ou Paris arrivent très bien­tôt. Voilà donc une bonne occa­sion de lui délivr­er sa carte mem­bre du club très fer­mé des “Artistes Tsu­gi à suivre”.

Tu as à peine l’âge légal pour entr­er en club et tu lances déjà tes pro­pres soirées tech­no partout en France, en Bel­gique et même à Berlin, c’est impres­sion­nant ! Com­ment t’es venue l’idée ? Le Covid n’a pas été un obsta­cle à ce projet ?

Avant même de vouloir être DJ, mon pre­mier rêve était de faire mes soirées. J’ai décou­vert la nuit par le prisme de la fête. Et c’est cette fête qui l’a ren­due si par­ti­c­ulière et ras­sur­ante pour moi, car cela laisse la place à l’expérimentation. La nuit offre la pos­si­bil­ité de créer, de manière éphémère, un lab­o­ra­toire pro­posant une alter­na­tive au “vrai monde”, au monde “du jour”. Ain­si, lancer mes soirées va me per­me­t­tre de con­stru­ire pro­gres­sive­ment cet espace de réflex­ion artis­tique et sensoriel.

Pour­tant, l’idée était restée dans ma tête, sans vrai­ment que je n’ose la con­cré­tis­er — SURTOUT dans le con­texte qu’on connait.
C’est grâce à l’impulsion de mon man­ag­er, Max Le Dis­ez, qu’on a com­mencé à y penser plus sérieuse­ment. Je me dis, avec du recul, que le COVID m’a aidé à réalis­er que c’était main­tenant ou jamais. Je veux dire, on ne sait pas com­bi­en de temps on aura accès aux clubs, alors autant foncer !

Qu’est-ce que tes soirées auront de dif­férent des autres ? Dans ton com­mu­niqué de presse, tu par­les de con­science écologique. Con­crète­ment, ça sig­ni­fie quoi pour ce projet ?

Le con­cept est avant tout d’aller à la ren­con­tre de l’underground local et d’y tiss­er des liens pour avancer “ensem­ble”. L’enjeu est d’y pro­pos­er une pro­gram­ma­tion qui cherche encore à trou­ver sa place dans le paysage des soirées tech­no actuelles. Au-delà de ça, met­tre la lumière sur la scène locale prou­ve qu’on n’a pas for­cé­ment besoin de head­lin­ers qui vien­nent de l’autre bout de l’Europe pour pro­pos­er une soirée avec une super sélec­tion. Ces artistes, on les con­naît déjà et ils ont un bilan car­bone déjà bien assez lourd, mer­ci ! (rire)

 

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En com­plé­ment de la dimen­sion musi­cale, il s’agira de met­tre pro­gres­sive­ment en place cer­taines ini­tia­tives con­crètes pour assur­er une expéri­ence de la fête plus “légère” et “insou­ciante”. En ce moment, il y a beau­coup de beaux dis­cours sur les safe spaces mais peu pro­posent de véri­ta­bles actions. Cindie et Mar­i­on sont à l’origine de ACT RIGHT. C’est un pro­jet que je trou­ve super juste et intel­li­gent. C’est pour ça que je leur ai directe­ment demandé con­seil pour les soirées. Je veux que n’importe quelle per­son­ne présente à la soirée soit en sécu­rité, dans un espace où elle peut vrai­ment pass­er un bon moment, sans avoir à se souci­er de son verre ou des gens qui dansent autour d’elle…

Ques­tion pro­gram­ma­tion, on peut s’attendre à quoi ?

Il y aura unique­ment des artistes que je sou­tiens et que j’admire à fond ! VEL, Sen­ti­men­tal Rave, Eloi, UFO95, Mac Dec­los pour n’en citer que quelques-uns… Vous verrez !

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