Billie Eilish : avoir 18 ans et rafler les 4 plus gros prix des Grammy

Ce dimanche 26 jan­vi­er, lors de la 62e céré­monie des Gram­my Awards au Sta­ples Cen­ter de Los Ange­les, Bil­lie Eil­ish a raflé la mise en rem­por­tant qua­tre Gram­my : celui de l’al­bum pop vocal de l’an­née pour son album When We All Fall Asleep, Where Do We Go ?, celui du meilleur titre et meilleur enreg­istrement avec “Bag Guy” ain­si que celui de la révéla­tion de l’an­née. À 18 ans, elle est la pre­mière femme, et la plus jeune, à franchir le pas des qua­tre Gram­my, suc­cé­dant à Christo­pher Cross, tit­u­laire du chelem 39 ans aupar­a­vant avec son 33 tours éponyme et son titre “Sail­ing”.

Je n’aurais jamais pen­sé que ça m’arrive, de toute ma vie (…) j’ai gran­di en vous regar­dant tous !”

Pour Bil­lie et son frère Finneas, l’homme der­rière les pro­duc­tions de la jeune star, cette avalanche de prix les fait défini­tive­ment pass­er dans la cour des grands, en étab­lis­sant en même temps le record de la plus jeune artiste de l’his­toire des Gram­my à gag­n­er le prix du meilleur album, détrô­nant Tay­lor Swift, alors âgée de 20 ans lorsqu’elle gag­nait cette récom­pense pour son album Fear­less en 2010. Sor­ti en mars 2019, When We All Fall Asleep,Where Do We Go? compt­abil­i­sait en jan­vi­er 2020 près de 15 mil­liards de streams et 8,6 mil­lions d’albums ven­dus (selon Poly­dor). Bil­lie Eil­ish n’a tout de même pas tout rem­porté puisque l’artiste Liz­zo, sa prin­ci­pale con­cur­rente dans ces caté­gories, a rem­porté le prix de la meilleure per­for­mance pop solo pour son titre “Truth Hurts”.

Bil­lie Eil­ish est une véri­ta­ble tor­nade dans le milieu de la pop et dans l’in­dus­trie musi­cale actuelle. Élue femme de l’an­née 2019 par le mag­a­zine Bill­board, elle sera égale­ment celle qui inter­prétera le titre d’ou­ver­ture du prochain James Bond, “Mourir peut atten­dre”, prévu pour le 8 avril 2020.

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Avant d’être signée chez Poly­dor, Bil­lie Eil­ish a débuté avec plusieurs EP. Un pre­mier inti­t­ulé Blood Har­mo­ny réal­isé en 2015 et posté sur Sound­Cloud qui lui a valu d’être signée chez Inter­scope et de réalis­er un autre EP inti­t­ulé Don’t Smile At Me, sor­ti en 2017. Dif­fusée dans la série Thir­teen Rea­sons Why en 2017 avec son titre “Love­ly”, Bil­lie Eil­ish gagne un pub­lic plus large. Son secret ? Elle bous­cule la pop en créant une réelle esthé­tique à la fois autour de sa musique et de son per­son­nage en sachant se détach­er du cadre et de la struc­ture con­ven­tion­nelle du hit com­mer­cial.

Inqual­i­fi­able, l’u­nivers musi­cal d’Eil­ish se com­pose de pop min­i­mal­iste déchirée de beats sat­urés, d’in­flu­ences rock. Son esthé­tique, elle, puise dans l’ado­les­cence, celle qu’elle vit et qui tourne autour des vête­ments de hock­ey, du noir, du vert, de l’hu­mour et de l’en­gage­ment poli­tique. Com­posés depuis la cham­bre famil­iale de High­land Park, Los Ange­les, les titres d’Eil­ish et Finneas tran­scen­dent de par leur épu­ra­tion. La tech­nique ? S’asseoir face à face sur le lit, laiss­er le micro tout près de la bouche de Bil­lie, régler le gain très haut et met­tre le moins de reverbe pos­si­ble.

Coqueluche des shows comme Col­ors ou Car­pool Karaoke de James Cor­den, Bil­lie Eil­ish a rapi­de­ment gag­né un pub­lic à la fois jeune, issu de la scène indépen­dante et même rock puisque Dave Grohl (Nir­vana, Foo Fight­ers) et Thom Yorke (Radio­head) avouent l’ador­er. Bref, le phénomène Eil­ish vient tout juste de com­mencer.

Voici le pal­marès com­plet de la céré­monie des Gram­my Awards 2020 :

  • Album de l’an­née
    «When We All Fall Asleep, Where Do We Go?», de Bil­lie Eil­ish
  • Enreg­istrement de l’an­née
    «Bad Guy», de Bil­lie Eil­sih
  • Chan­son de l’an­née
    «Bad Guy», de Bil­lie Eil­ish et de son frère Finneas O’Connell
  • Révéla­tion de l’an­née
    Bil­lie Eil­ish
  • Meilleure vidéo musi­cale
    «Old Town Road», de Lil Nas X et Bil­ly Ray Cyrus
  • Meilleur album de rap
    «Igor» de Tyler, The Cre­ator
  • Meilleur album de rock
    «Social Cues», de Cage The Ele­phant
  • Meilleur album vocal pop
    «When We All Fall Asleep, Where Do We Go?», de Bil­lie Eil­ish
  • Meilleure per­for­mance pop solo
    «Truth Hurts», de Liz­zo
  • Meilleur per­for­mance duo ou col­lec­tive pop
    «Old Town Road», de Lil Nas X et Bil­ly Ray Cyrus
  • Meilleur album de musique urbaine con­tem­po­raine
    «Cuz I Love You (Deluxe)», de Liz­zo
  • Meilleur album de R&B
    Ander­son .Paak
  • Meilleur album de musique alter­na­tive
    «Father of the Bride», de Vam­pire Week­end
  • Meilleur album de musique du monde
    «Celia», d’Angelique Kid­jo

Et un petit bonus pour la route, parce que la presta­tion est épous­tou­flante :

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